dimanche, mai 09, 2010

A Bardonnex, gare de pré-embarquement pour l'aéroport de Genève

brunet pierre St Julien.jpgEn cherchant à répondre à Paul Despraz qui, sur le blog de Bardonnex, s'interroge sur le restoroute éponyme, je suis tombé sur Soleil de Saint-Julien, le blog de Pierre Brunet.

Conseiller munipal, ce natif de Saint-Julien blogue en solo depuis le 27 novembre 2009. Un très bon blog plein d'infos sur la région et riche de liens et de widgets. A lire en particulier ses billets sur le projet d'agglomération franco-valdo-genevois, notamment celui-ci intitulé Proposition d'aménagemenent du site douanier de Bardonnex, qui m'a permis de répondre aux questions de Paul.

Pierre Brunet ne se contente pas de faire le point sur un projet qui lambine au Grand Conseil genevois (mais qui à l'évidence concerne toute la région, sans que ses habitants puissent se prononcer).

"Ma proposition, écrit-il, consiste à établir sur ce site une gare de pré-embarquement pour l'aéroport de Genève."

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dimanche, décembre 06, 2009

Prudent, prudent, le Vaudois Marthaler

nyon-mobile.jpgRobert Cramer a fait ses adieux aux partenaires du projet d'agglomération franco-valdo-genevois, mercredi 2 décembre, au Globe de la Science du CERN. Il n'a pas pu présenter à ses invités ses successeurs qui étaient encore en train de se découper les départements à l'heure où ses hôtes tissaient les louages du ministre du Territoire.

Robert Borrel, ancien maire d'Annemasse, actuel président des communes frontalières, parla en ami devant les drapeaux alignés de Genève de Vaud, de Suisse de France du Cern et de l'ONU - au fait, Monsieur le président, pourquoi le drapeau de la Haute-Savoie manque-t-il à l'appel? Et quel sera le drapeau du Grand Genève que vous construisez de concert? L'heure n'était pas à la futurologie.

Le Vaudois François Marthaler parla en voisin. Le conseiller d'Etat chef des infrastructures, qui tient un blog depuis 2006, ne s'aventura pas sur les chemins escarpés de la coopération fiscale, qui reste le dossier tabou des relations valdo-genevoises. Je lui ai demandé à l'issue de sa prise de parole pourquoi Lausanne avait refusé que Nyon participe à la communauté tarifaire genevoise UNIRESO. Il m'a assuré dans l'interview vidéo qu'il m'a accordée qu'une solution venait d'être trouvée.

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jeudi, novembre 19, 2009

Le CEVA, un tracé pertinent, un budget bien calculé?

débat tribune.jpgdébat tribune opposant.jpgQuel débat hier soir à Uni Mail. Quelle ambiance ! Du jamais vu depuis le débat de la Tribune sur les communaux d'Ambilly! Une aula qui chavire à chaque déclaration, qui gronde, qui hue, qui hurle, qui applaudit à tout rompre, qui conteste, qui invective. Le débat de la Tribune sur le CEVA a tenu toutes ses promesses. Sauf une peut-être. Les camps sont retranchés. Les opinions faites. Combien des quelque trois cent cinquante personnes assemblées ont-elles changé d’avis. Très peu sans doute.

Mais suivons le fil du débat conduit par Pierre Ruetschi qui a réussi deux heures durant à tenir la scène et la salle, non sans mal.

 

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mercredi, novembre 18, 2009

Antoine Vielliard compte les voitures sur l'autoroute

vielliard vidéo trafic.jpgAntoine Vielliard, conseiller municipal d'opposition à Saint-Julien, défendra les couleurs du Modem de François Bayrou lors des élections régionales françaises de mars 2010. La loi française lui interdit de poursuivre la publication de son blog portevoix.blog.tdg.ch hébergé par la Tribune, car il est gratuit! Or cette gratuité est assimilée à une remise d’une personne morale ce qui est interdit par le code électoral français et conduit à l’inéligibilité.

Il a donc - le temps de la campagne - créé un blog à ses frais et continue de chroniquer sur les affaires régionales. Ce matin il publie un billet qui apporte de l'eau au moulin des partisans du CEVA. Il est allé se poster avec sa caméra vidéo sur le carrefour de l'autoroute  de Saint-Julien et a compté les véhicules en provenance d'Annecy et d'Annemasse.  Résultats: : 27 véhicules par minute en provenance d'Annemasse, 16 véhicules par minute en provenance de Bellegarde et du canton de Saint Julien, et 11 véhicules par minute en provenance d'Annecy!

JFM

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jeudi, août 13, 2009

Trains du XIXe pour mobilité du XXIe

train intercity.jpg"Le casse tête de la ligne Lausanne Genève". Le titre - soft pour un problème qui perturbe régulièrement des milliers de voyageurs - est de l'ATS. L'agence de presse des médias suisses fait le point ce matin dans une dépêche publiée sur le site de la Tribune.

Il n'y a pas que le pendolino qui donne des soucis aux CFF. L'horaire cadencé exige une ponctualité parfois milimétrique. Il suffit d'un grain de sable pour perturber toute une ligne. Les pendulaires pestent à raison. Les CFF sont parmi les plus chers du monde. A ce prix, on attend un service tip top. On en est loin. Et la perspective d'augmentation du trafic promet une belle pagaille. (photo Keystone)

La fameuse troisième voie que les politiciens promettent depuis des lustres est désormais un cul de sac irréalisable, sans perspective, comme l'est la petite traversée du lac qu'il aurait fallu construire en 1960 ou le CEVA qu'il aurait fallu construire en 1940 au moment où Genève a décidé d'implanter la gare de la Praille à la Praille, pour l'unique raison qu'il fallait, à l'époque, absolument offrir une plate-forme d'échange entre le rail et la navigation du Rhône ou Rhin très en vogue alors. (Voir ci-dessous le plan du site de la Praille montrant le port de la Queue d'Arve et les projets de canaux sousterrains passant sous la ville ou sous St Gervais]

La seule manière de donner aux CFF une infrastructure adaptée aux besoins de mobilité des habitants du bassin lémanique et du plateau suisse est de créer une dexuième ligne à grande vitesse (250 km/h au-delà le TGV est un gouffre énergétique) entre Cointrin GVA (Genève Voltaire Aéroport) et la ligne Lausanne Neuchâtel Bâles. Objectif: mettre Yverdon à 20 minutes de Cointrin et Payerne à 40 minutes. De quoi offrir à Genève une future deuxième piste à son aéroport. A cette échelle, le CEVA apparaît bien, lui aussi, un projet du XIXe siècle.

Seule une traversée du lac autoroutière et ferroviaire reliant Annemasse à GVA avec une gare à la Pallanterie et une autre sur la rive gauche offre une infrastructure d'avenir.

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mardi, juillet 28, 2009

Combien d'usagers dans les trams de Saint-Genis, de Saint-Julien? Combien de voyageurs dans le CEVA?

50'000 frantaliers géo référencés carte seulement 2005.pngCombien d'usagers dans les trams de Bernex, de Saint-Genis, de Saint-Julien, de Ferney, d'Annemasse? Combien de voyageurs dans le CEVA entre Versoix et Annemasse ou entre Reignier* et Cointrin? La question paraît basique. Avant d'investir des milliards dans les infrastructures de la mobilité douce, on s'attendrait que les autorités puissent y répondre.

On ne leur demande pas une précision d'horloger, mais un ordre de grandeur tout de même qui permet de réduire au minimum les coûts de fonctionnement à la charge des contribuables et d'ajuster au besoin le tracé de ces infrastructures. Bref un modèle un tant soit peu représentatif de la région franco-valdo-genevoise capable de jeter un peu de lumière dans la boîte noire des quelques millions de va et vient des quidams que nous sommes.

La preuve a été donnée la semaine dernière qu'un tel instrument n'existe pas. Pas encore. Et que donc seul le pifomètre des experts justifie jusqu'alors la charpente rail du projet d'agglo franco-valdo-genevois, dont la pièce maîtresse est le bien connu CEVA-1912, lequel ne relie pas Cointrin, espace d'échange multimodal du XXIe siècle, mais Cornavin, gare urbaine construite en 1858 et devenue inaccessible en voiture, à Annemasse, gare tout autant inaccessible aux véhicules.

Le Conseil d'Etat a annoncé dans son point de presse estival qu'il a "adopté une charte élaborée avec ses partenaires suisses et français, qui doit permettre d'assurer le fonctionnement et le développement du modèle multimodal transfrontalier des déplacements dans l'agglomération franco-valdo-genevoise pour les trois prochaines années."

La mise en service de ce nouvel outil aura lieu cet automne.

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mercredi, juillet 22, 2009

"CEVA: Il n’y a pas de Plan B." Ah bon!

il y a un plan B.jpgfavre et de Beaufort Transferis.jpgLe billet "Le CEVA et la Constituante", publié hier matin dans la Gazette de la Constituante, alimente un joli débat. Parmi les commentaires celui d'Eric qui écrit: "Et voici un bon article tiré de "Tout l'immobilier", précisant l'intérêt du RER (et du CEVA) face aux "alternatives".

Le lien renvoie en fait sans commentaire à l'interview réalisé par Vincent Naville de David Favre et d'Emmanuelle de Beaufort, respectivement directeur et manager de Transferis, une micro-société commune aux CFF et à la SNCF, basée aux Pâquis, qui a pour tâche de préparer l'horaire cadencé et la commercialisation des 220 kilomètres du futur RER genevois. Pas d'avantage d'analyse dans le blog Pro CEVA qui semble se satisfaire de la pensée unique.

On ne s'attendait pas que les deux fonctionnaires dégomment le CEVA. L'interview mérite une attention critique. Car les contre-vérités et les à peu près le disputent à la méthode Coué. Quant au plan B, il y a le barreau sud défendu par les opposants au CEVA. Il y a aussi une traversée du lac autoroutière et ferroviaire, qui présente bien des avantages et peut mettre Genève sur l'orbite du XXIe siècle.

JFM

Reprenons point par point:

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mardi, juin 16, 2009

Les "orgues de Staline" de la CLE

cle-cest.jpgC'est à un véritable pilonnage du projet d'agglomération franco-valdo-genevois que soumettent le Conseil lémanique de l'environnement (CLE) et la Coordination économique et sociale transfrontalière (CEST) ce matin en publiant un rapport serré pour ne pas dire touffu de 23 pages intitulé suivi du Livre vert de la CEST et du CLE, alors que le comité de pilotage du projet d'agglo est en séance.

Trois hommes principalement ont tenu la plume:

Bernard Comoli de la CEST pour le volet social. Un volet "qui n'a pas avancé contrairement au volet économique (bilocalisation, formation, contrôle du marché de l'emploi) et dont le rapport parle peu" indique Alain Rouiller (ATE), qui avec Pierre Hofmann (ATE) a rédigé le volet environnemental et mobilité.

Les protecteurs de l'environnement de la CLE (WWF, Pro Natura, ATE notamment) et quelques protecteurs des travailleurs de la CEST (SIT, CFDT Ain Haute-Savoie, MPF) sont les acteurs de la société civile de loin les plus actifs. Leur document est un suivi du Livre vert qu'elles ont publié en 2007. On y retrouve donc leurs traditionnelles exigences. Tentative de résumé de cette feuille de route en dix points.

  1. agglo démarche participative.pngRedimensionner et échelonner les PACA. [Commentaire: Manifestement la CLE et la CEST, comme la plupart des acteurs de ce vaste chantier sont sous l'eau. Le train d'enfer imposé par Robert Cramer a asphyxié tout le monde.]
  2. Introduire dans toute l'agglo les "zones environnementales" (accès restreint aux véhicules polluants) et introduction d'un péage routier en cas de non atteinte des objectifs et plans de déplacement d'entreprise).
  3. Améliorer la liaison ferroviaire directe entre l'Aéroport et la Haute-Savoie (financement de Berne, shunt de Saint-Jean et d'Ambilly, tram-train Genève Sud, tram-train Pays de Gex)
  4. Accélérer le développement du réseau des trams (tram Cern et tram St-Julien en liste A-2014, tram St-Genis et tram Ferney en liste B-2019, tram Moillesullaz Annemasse, tram Rive-La Pallanterie)
  5. Améliorer les liaisons entre les pétales de développement (tram Petit-Lancy-Gd Lancy, tram Bachet-Jonction, bus Saint-Julien Bernex Satigny Meyrin, tram Plainpalais Rive, tram Communaux d'Ambilly)
  6. Asservir la mobilité à la sécurité routière et à la santé publique (P+R, B+R, stations pour vélos, voie cyclable le long de la voie ferrée Genève-Lausanne, passerelle Stade-Palette, Jonction sans voiture, etc.
  7. Prévoir 30% de logements sociaux dans les nouveaux lotissements et privilégier le concept d'éco-quartier
  8. Restituer à la nature des surfaces au moins équivalentes aux surfaces de zones déclassées (Freiner le pavillonnaire, pas de construction sans accès au transports publics, réduire la distance entre lieu de travail et lieu de résidence, étendre à l'agglo le label Genève région Terre avenir)
  9. Généraliser le concept Minergie (simple pour les rénovations, P et ECO pour les nouvelles constructions dans toute l'agglo)
  10. Introduire l'indice de Développement humain 2 et améliorer la gouvernance démocratique du projet d'agglo (mise en place du Forum d'agglomération, mettre en oeuvre la réforme du 24 avril 2008 du Comité régional franco-genevois)

Selon Alain Rouiller, 75% des propositions émises dans le Livre vert de 2007 avaient été pris en compte par le projet d'agglo. Deux ans plus tard, un certain nombre d'entre elles ont disparu de l'agenda, notamment dans le domaine social. On ne trouvera rien non plus en matière culturel ou sportive qui n'est pas la tasse de thé de la CLE ou de la CEST.

On regrettera aussi que les deux associations n'aient pas proposé un indice synthétique d'avancement de leurs revendications. Dans deux ans peut-être.

JFM

mercredi, juin 10, 2009

Genève 2030: le domino magique de Charles Pictet

Pictet 9 juin 09 ing.pngpictet praille colovrex.pngSupprimer la gare de la Praille pour construire la ville en ville (donner de l'espace à l'urbanisation de Praille Acacias Vernets) et connecter au rail une nouvelle zone d'activités à Colovrex, au nord de l'aéroport, tel est le projet que Charles Pictet présente depuis 18 mois et qui recueille à gauche comme à droite un accueil souvent enthousiaste. La Tribune en parlé en janvier.

Hier soir encore, à l'Institut national genevois, devant un public certes moins nombreux que celui venu écouter une semaine plus tôt l'avocat Wolfgang Peter champion d'un autre CEVA, le jeune architecte, président de la section genevoise de la FIA, a exposé le projet qu'il concocte depuis bientôt quatre ans et qui pourrait bien être le domino stratégique du développement de la région franco-valdo-genevoise.

Pas moins de six dominos tombent dès lors que l'on bascule et réalise l'idée de l'architecte. Avec des milliards de francs d'investissements à la clé. "De quoi rembourser la dette du canton", annonce calmement le neveu du banquier homonyme.

Le maire de Bellevue ne l'entend pas de cette oreille. Invité par Pierre Kunz, président de l'ING, Daniel Fabbi a clairement manifesté sa mauvaise humeur. Charles Pictet a dégagé en touche ce propos qui fleurait bon l'égoïsme communal ambiant, arguant qu'il avait lancé l'idée et qu'il n'était pas l'homme des combats politiques.

Le débat politique est pour l'heure stérilisé. Le patron de l'Economie publique, Pierre-François Unger, a bien tenté, début janvier, d'obtenir un feu vert du Conseil d'Etat. En vain. C'est que le domino magique de l'architecte peut faire sauter le projet d'agglomération du ministre Cramer et remettre la traversée du lac au centre de l'avenir de Genève.

Jugez-en en attendant mardi prochain 16 mai le débat qu'organise l'ING en clôture de son cycle de conférences consacré à Quelle métropole franco-valdo-genevoise en 2030! (article et vidéos ci-dessous. vos commentaires sont les bienvenus)

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lundi, juin 08, 2009

Deux milliards, combien de vélos électriques?

Avec les deux milliards que pourrait coûter le CEVA - inflation comprise, selon l'évaluation de l'Association pour une meilleure mobilité franco-genevoise*, combien...

Combien de logements pourrait-on construire à proximité de la ville de Genève? 4000 environ, terrain compris, me répond un spécialiste de l'immobilier sans but lucratif. Construire la ville en ville est bien plus écologique que d’aller quêter les pendulaires dans la grande banlieue franco-valdo-genevoise. Pour l'avoir oublié durant 20 ans, Genève s'arme d'un RER dont le rapport coût/bénéfice et l'utilité en terme de tracé ne sont sans doute pas les meilleurs parmi les solutions envisageables.

Combien de vélos électriques pourrait-on acheter et offrir aux Genevois? 15 000 par an et uniquement avec les intérêts des deux milliards dont un pour le tunnel Carouge Eaux-Vives. (Deux milliards à 2,5% et 3000 par vélo).

Combien de places de parking d’échange pourrait-on construire à la frontière, puis transporter leurs usagers en bus à gaz naturel ou à pile à combustion? 53'330! Bouygue, constructeur de l'autoroute Liane (Saint-Julien-Allonzier la Caille), évalue la construction d'un parking d'échange de 4000 places à Saint-Julien à quelque 150 millions de francs suisses.

*voir la note ci-dessous qui rend compte d'une conférence prononcée par Wolfgang Peter, président de l'Association à l'Institut national genevois dans le cadre d'un cycle consacré au thème "Quelle Genève en 2030". Les deux prochaines manifestations auront lieu les mardis 9 et 16 juin

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mercredi, juin 03, 2009

"Deux milliards pour le CEVA, c'est trop! Le référendum sera lancé!"

vidéo peter 2 juin 09.jpgtransferis aéroport.jpgL'avocat Wolfang Peter, l'un des tout grands spécialistes de l'arbitrage international de Genève, ne décolère pas. Il a refait les calculs du Conseil d'Etat et prend le ministre Cramer en défaut. Ce n'est pas 940 millions, comme le canton l'a budgété en 2000, ni même à 1,47 milliard, comme rectifié récemment, mais bien à 2 milliards de francs que coûtera fin 2015 la liaison Cornavin Eau-Vives Annemasse. Quant au déficit d'exploitation, le président de l'Association pour une meilleure mobilité ne croit pas qu'elle tiendra dans l'enveloppe de 32 millions par année.

[Voir la vidéo de la conférence d'hier soir à l'Institut national genevois]

"Nous ne contestons nullement la nécessité de raccorder Cornavin au réseau français, plaide Wolfgang Peter, mais le CEVA absorbe vraiment trop de ressources financières pour un service qui ne résoudra pas les problèmes de l'agglomération franco-valdo genevoise. Nous lancerons donc le référendum, si le grand conseil vote la rallonge de crédit que sa commission vient d'adopter", a-t-il anonncé hier soir devant une salle presque comble de l'Institut national genevois.

L'avocat a défendu la liaison ferroviaire La Praille Bardonnex Saint-Julien et la réalisation d'un tram rapide Annemasse-Eaux-Vives, qui offrira, promet-il, à un coût bien moindre, autant de capacité entre Annemasse et le centre-ville que le CEVA sans obliger les voyageurs à changer de mode de transport aux Eaux-Vives.

Deux portails de transport public pour moins cher que le CEVA, comment la République s'est-elle donc enferrée?

Le cycle de l'Institut national genevois sur le thème "Quelle Genève en 2030?" se poursuit mardi prochain 9 juin avec l'architecte Charles Pictet qui présentera son projet de reconstruire la gare de La Praille à Colovrex, au nord de l'aéroport.

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lundi, juin 01, 2009

Les "anti-CEVA" vont-ils désarmer?

peter wolfgang.jpgLa semaine passée, la commission des travaux du Grand Conseil a adopté à l'unanimité moins la voix du MCG le crédit supplémentaire de 107 millions pour compléter le financement du CEVA. Les commissaires ont porté le crédit à 113 millions "pour renforcer les mesures de lutte contre les vibrations et les sons solidiens". Cela suffira-t-il à calmer les gens de Champel et en particulier le comité de l'Association pour une meilleure mobilité dans la région genevoise? On  le saura sans doute ce mardi soir 2 juin. Volfgang Peter président du comité plus connu sous le nom "anti-ceva" donnera une conférence à l'Institut national genevois dans le cadre d'un cycle de trois conférences et un débat consacrés à la Genève de 2030.

Il annoncera sans doute la décision du comité de lancer ou non un référendum contre ce crédit supplémentaire. Il n'est pas impossible que le Grand Conseil bouscule son ordre du jour surchargé pour adopter en urgence le rapport de sa commission et place ainsi le comité référendaire devant la difficulté de recueillir sept mille signatures durant l'été. Mais ainsi va la démocratie à Genève.

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lundi, mai 25, 2009

Les trams à Genève, les BHNS en France voisine

annemasse bus express selon messager 21 mai 09.jpgLe projet d'agglo franco-valdo-genevois, c'est au fond Berne qui l'a lancé. En promettant 6 milliards de francs sur 20 ans pour le trafic d'agglomération, Berne a incité les Genevois à relancer la coopération transfrontalière, déjà lancée par Borner au temps du business park d'Archamps, et par Haegi au temps des contrats rivières et quelques autres.

Sous la pression française et celle de quelques associations de l'introuvable société civile, on a ajouté d'autres politiques aux transports. Mais le nerf de la guerre est réservé à la mobilité sous toutes ses formes. Le CEVA fut le premier à tirer le gros lot. En rugence... Puis, ce furent les trams de Meyrin et d'Onex-Bernex qui reçurent des centaines de millions, un peu plus de 800 millions en tout. Le canton peut-il recevoir encore beaucoup d'argent de Berne? C'est peu probable à moins que le Parlement ne vote une nouvelle tranche de financement.

Les trams vers Annemasse, Saint-Julien, Saint-Genis, Ferney-Voltaire verront-ils le jour un jour? Qui les financera? Des questions qui restent ouvertes.

En attendant, côté français, on parie sur les BHNS, les bus à haut niveau de service: en fait des bus en site propre, rien de plus. Le Messager en parle dans son édition du 21 juin.. Il suffit de cliquer sur la vignette pour agrandir la carte. Reste à savoir comment dans les rues étroites et tortueuse de la ville banlieue les express vont pouvoir se faufiler. Sans doute faudra-t-il comme Robert Borrel le propose désormais mais n'a pas osé le faire réserver des rues entières aux transports publics.

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mardi, mai 19, 2009

Le RER s'arrêtera-t-il un jour à Bernex?

RER Barthassat sans rade.png2030, c'est dans 20 ans! C'est aussi loin que 1990! Si le projet d'agglomération franco-valdo-genevois voit le jour, Bernex sera une ville de quelque vingt mille habitants. Elle sera peut-être raccordée au RER genevois. Cette perspective semble réjouir la Mairie de cette commune rurale. Il soutient à fond le projet lancé il y a bientôt quatre ans par Robert Cramer. un enthousiasme qui fait figure d'exception au sein des maires genevois.

debat ing juin 09.jpgLe ministre genevois du Territoire qui terminera sa carrière à la Tour Baudet en décembre prochain, passera-t-il à la postérité comme le plus grand aménagiste que Genève a compté depuis Casaï, Braillard et consorts? L'avenir le dira. Et les Bernésiens le seront peut-être jeudi 28 mai prochain. Ils sont invités à la salle communale Luchepelet à 18h30 PACA de Bernex.

L'une de ces trois études d'urbanisme, qui s'étend comme un pétale entre le pont de Saint-Georges et le carrefour de Laconnex terminus du tram de Bernex en construction, sur la route de Chancy, propose la création d'un RER entre La Praille, Saint-Julien, Bernex, Satigny et Saint-Genis. Pour Marcellin Barthassat, associé du bureau Ar-ter, en effet, le tram ne suffira pas à développer une offre suffisante pour les habitants de la nouvelle ville qui risque de continuer à utiliser leur voiture.

NB: il suffit de cliquer sur les images pour les agrandir et sur les textes soulignés pour accéder à plus d'info!

 

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jeudi, mai 07, 2009

Genève rêve du CEVA, des Suisses creusent le Gothard

manif du 6 mai 09.pngTandis qu'une poignée d'irréductibles conservateurs parient sur le CEVA comme projet ferroviaire pour la Genève du XXIe siècle et ont manifesté leur soutien hier au tortillard Annemasse Cornavin à 1,5 milliard de francs, l'Association PPP Suisse lance un ballon d'essai pour creuser un deuxième tube routier à deux voies sous le Gothard pour 900 millions de francs (Le Temps du 6 mai).

Les investisseurs pensent, écrit Bernard Wuthrich, rentrer dans leurs fonds en instaurant un péage de 20 à 50 francs, correspondant aux 30 francs du St-Bernard et aux 45 francs du Mt-Blanc (16'500 véhicules circulent actuellement en moyenne par jour dans le monotube du Gothard). Et le péage pourrait ne pas exiger une modification de la Constitution mais faire l'objet d'une exception au principe de la gratuité des routes, accordée par l'Assemblée fédérale.

A propos, l'idée de ce deuxième tunnel a surgi pour résoudre le casse-tête de l'assainissement de l'actuel tunnel, travaux qui exigeraient de le fermer durant un an...

Quel rapport entre le CEVA et le Gothard?

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mardi, avril 28, 2009

CEVA, les Genevois voteront

CEVA alternatif rade et 2e ligne.pngLe Tribunal fédéral a donc confirmé l'invalidation de l'initiative dite anti-CEVA. L'échec des habitants de Champel n'est paradoxalement pas une bonne nouvelle pour le raccordement que le canton attend depuis 1912. En effet, il pourrait y avoir au fond plus d'opposants à un tracé qui ignore l'aéroport de Cointrin - et pour cause à l'époque où le CEVA a été conçu, l'aéroport n'existait pas - que de partisans de l'initiative qui proposait de raccorder La Praille à la ligne SNCF du pied du Salève quelque part entre Bossey et Saint-Julien.

La facture du CEVA qui a passé de 940 millions à 1,47 milliard en sept ans devrait sauf surprise donné lieu à un référendum financier contre le crédit de 107 millions actuellement en examen devant le Grand Conseil. Les Genevois votertont donc, vraisemblablement en 2010.

A lire l'arrêt rendu le 21 avril par la première Cour de Justice, le tracé du RER qui doit relier le réseau suisse au réseau français de la Haute Savoie est une affaire fédérale. C'est une des raisons qui ont conduits les juges à prononcer l'invalidation de l'initiative. Ce n'est pas aux Genevois de décider du tracé des voies ferrées. Une chance peut-être pour reconsidérer sereinement l'ensemble du projet non seulement du seul point de vue régional mais aussi du point de vue suisse, français et européen. Au fond ce qui est en jeu, ce n'est pas la laisions Annemasse Cornavin, mais l'avenir des liaisons ferroviaires entre Grenoble Chambéry (Turin) Genève Lausanne et les villes suisses.

Vu à cette échelle et avec quelques ambitions dignes du XXIe siècle, c'est une deuxième ligne à 200/250 km qu'il faut construire entre Cointrin et  le plateau suisse et une traversée du lac routière et ferroviaire, ainsi bien sûr qu'une reconstruction de la ligne entre Annemasse et Annecy. C'est sur cette colonne vertébrale qu'il faut concevoir le futur RER franco-valdo-genevois.

A l'heure où le grand prêtre du projet d'agglomération se retire des affaires, les prochaines élections tombent à pic pour ouvrir un véritable débat sans a priori sur le développement du grand Genève et ses relations avec les métropoles qui l'entourent.

On lira dans les billets publiés dans ce blog ainsi que dans le blog Vu du Salève les détails de ces propositions.

JFM

jeudi, avril 02, 2009

Vaud et Genève relancent la traversée du lac

Joye pont.jpgTrois cents millions tout de suite pour améliorer le RER Lausanne Genève, un front commun pour expliquer à Berne pourquoi le budget du CEVA a augmenté de 50% en 7 ans et quelques autres menues babiolles, histoire de consolider la nouvelle entente GeVA (Genève Vaud en référence à GeZu évoquée ici), tel est le message des gouvernements vaudois et genevois cet après-midi ponctué par un protocole d'accord en bon et due forme et un communiqué de presse. Les Parlements n'ont qu'à saluer.

Pas un mot sur le projet Pictet de délocalisation de la gare marchandises de la Praille à Colovrex. Pas une once de critique non plus à propos du CEVA, dont le rapport qualité prix est loin d'être démontré et qui snobe la gare Geneve Voltaire Aéroport, un comble! Rien non plus sur le raccordement de cette gare de Cointrin à la ligne ferroviaire Genève Lausanne, prévue pourtant de longue date.

La traversée du lac ressort des cartons. Sans date. Le projet n'est plus en mains genevoises depuis que Berne a repris les budgets d'investissement et d'entretien des routes nationales. De quoi redonner quelques espoirs à l'ancien conseiller d'Etat Philippe Joye champion du pont des Nations qu'il voudrait inaugurer le 1er juin 2015 pour fêter le bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération.

Son projet cepedant zigzague jusqu'aux portes de Douvaine avant de redescendre en direction de la route à trois voies Annemasse Thonon. Pas de quoi convaincre les Genevois qu'ils trouveront dans ce pont une solution aux embouteillages du pont du Mont-Blanc.

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Le plan B au CEVA et à la troisième voie

2e voie.png"La traversée lacustre doit faire partie du programme d'élimination des goulets d'étranglement." C'est le Conseil d'Etat qui l'a dit hier, profitant d'une question fédérale relative aux bouchons sur les routes nationales. Cet après-midi il doit annonce un accord avec le gouvernement vaudois pour la 3e voie CFF et espère obtenir un coup de pouce pour le CEVA, qui attend depuis un siècle sa concrétisation.

Ce matin surfant sur la vague, Phlippe Joye relance sur Radio Cité son projet de pont des Nations sur le lace entre le Vengeron et Vésenaz puis se raccrochant par Veigy et le nord d'Annemasse à l'autoroute blanche, non loin du péage de Nangy. Enfin pour boucler la boucle le bientôt le brillant ex-maire de Zurich Elmar Lederberger - à qui l'on souhaite une carrière fédérale - était sur la Première de la RSR. ressuscitant Swissmetro, dont il est un chaud partisan pour améliorer la cohésion de l'axe Gezu, Genève - Zurich, dont l'aéroport de s'appelle plus Unique.

ça bouge dans la mobilité. Qui l'emportera? J'ai la faiblesse de proposer un plan B [cliquer pour agrandir le plan ci-contre] à tous ces projets. Un plan B fondé sur la revitalisation de l'axe ferroviaire du sillon alpin, de l'antique Lotharingie. Bâles Grenoble, tel est un des axes d'avenir de Genève, qui a manqué, à la fin du XIXe siècle, date où fut conçu le CEVA..., le rendez-vous nord sud: le tunnel de la Faucille et le tunnel ferroviaire du Mont-Blanc.

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lundi, mars 30, 2009

3e voie, CargoTube: floraison printanière

cargo.jpgFaire comme Zurich qui n'a pas attendu la manne fédérale pour relier sa Hauptbahnhof sans rebroussement à Kloten? Le CEVA zurichois, baptisé CZKS, avance en effet grâce au financement anticipé du mastodonte zurichois qui n'a pas besoin de s'entendre avec ses voisins. Sur la côte lémanique, Vaudois et Genevois carresseraient l'idée d'avancer 300 millions à la Confédération pour engager avant 2018 les travaux de la 3e voie CFF. Avant d'engager un crédit qui paraît bien petit, il serait peut-être pertinent de démontrer que la troisième voie est la meilleure des solutions en matière ferroviaire. Démontrer aussi que ces 300 millions ne seraient pas plus urgents ailleurs.

Est-ce qu'une deuxième ligne permettant aux trains de rouler à 200 ou 250 km/h le long de l'autoroute entre l'aéroport et la ligne Lausanne Yverdon, n'offrirait-elle pas plus d'opportunité à long terme, laissant au deux voies du lac de quoi réaliser un véritable RER lémanique?

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lundi, mars 23, 2009

Entre Cornavin et Cointrin, le coeur du CEVA balance

transferis aéroport.jpgQue sont trois minutes d'arrêt à Cornavin avant de rebrousser chemin pour desservir la gare de l'aéroport! Tel est l'argument que servent les partisans du CEVA quand on leur fait remarquer, que conçu au XIXe siècle, avant que l'avion n'existât, le CEVA ignore Cointrin. La gare de l'aéport que je propose de rebaptiser GVA (Genève Voltaire Aéroport) est, comme chacun sait, au coeur d'un bassin d'emplois important et la meilleure plate-forme modale du canton, puisque le site assure l'échange idéal entre la voiture, le train, les TPG (et même le vélo via Palexpo) et bien sûr l'avion. Tandis que Cornavin est de plus en plus difficile d'accès en voiture. Et même que les trams et les bus y bouchonnent.

Certes en venant d'Annemasse, trois minutes d'arrêt à Cornavin avant de rejoindre GVA, ça n'est pas grand chose, mais c'est ignorer que la vocation première d'un train n'est pas de transporter des passagers sur 20 ou 30 kilomètres, mais sur 200 ou 300 kilomètres entre les métropoles européennes. Il est heureux d'utiliser des voies ferroviaires internationales pour y faire circuler un RER, il est fâcheux de concevoir un RER pour y faire circuler des trains internationaux!

David Favre, directeur de Transferis, que nous avons rencontré il y a une semaine dans les bureaux du CEVA, rue Pellegrino Rossi (lire notre billet prédécent), convient que "le noeud de Châtelaine est un problème et que Cornavin manque de capacité". En fait, comme le montre le schéma du furur réseau [cliquer sur le vignette pour l'agrandir], le CEVA ignore tout simplement la desserte de l'aéroport.

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mardi, mars 17, 2009

Combien de voyageurs pour le CEVA?

pendualaires savoie 2007.jpgC'était le secret le mieux gardé de la République! Dix mille, vingt mille, cinquante mille? Combien de Savoyards, combien de Genevois, combien de pendulaires vont-ils emprunter quotidiennement le CEVA? On sait que les mouvements à travers la frontières dépassent 400'000 par jour. [cliquer sur les vignettes pour agrandir les images]

Voilà des mois que je réclame un rapport sur cette question. Hier, j'ai été reçu au 16 de la rue Pellegrino-Rossi, en plein coeur des Pâquis, dans le minuscule bureau du CEVA, par Caroline Monod, dircom CEVA, Marie-José Brelaz dircom voyageurs CFF, et David Favre, directeur de Transferis. Transferis, c'est la société commune aux CFF et à la SNCF chargée de définir l'offre du futur RER franco-valdo-genevois: quelque 200 kilomètres de voie ferrées et 40 gares de Nyon à Saint-Gervais et de Bellegarde à Evian. Simple! La croix ferroviaire franco-valdo-genevoise est loin du maillage parisien ou même zurichois!

pendulaires carte geneve.jpgEt bien détrompez-vous, la frontière ne se résume pas à quelques petites croix sur une carte de géographie, elle sépare deux mondes aux traditions administratives, statistiques et même techniques fort différentes. A l'heure où je vous parle, le CEVA n'est toujours pas capable de dire avec un minimum de sûreté combien de voyageurs iront d'ici - leur domicile - à là - leur lieu de travail. C'est que, pour obtenir ce genre d'information, il faut, comme le font les météorologues, découper l'espace en unités assez petites et installer des compteurs dans chacune d'elle. Le seul modèle dont disposent les prévisionnistes des transports dans la région genevoise a été concçu par l'ingénieur Dériaz. Mais sa pertinence s'arrête pratiquement à la frontière.

Transferis Favre.jpgC'est sans doute la raison qui a fait qu'il a fallu attendre près d'une heure pour que David Favre lâche enfin le chiffre fatidique de la fréquentation du RER genevois: 14'000!

14'000 passagers par jour ouvrable sont attendus sur les 200 km du réseau express régional genevois, où circuleront 40 à 60 rames capables d'embarquer 378 passagers (en version courte, jusqu'à mille passagers en version triple un train de 220 mètres de long), quand le CEVA aura été inauguré. Sur ces 14'000 passagers, 3000 ne circuleront qu'en France.

En 2020, ce sont 50'000 passagers par jour que le RER genevois devrait transporter, c'est-à-dire la fréquentation actuelle de la ligne Genève Lausanne. Et encore pour atteindre cette objectif, le CEVA ne suffira pas, concède le directeur de Transferis. Il faudra comme le dit joliment Marie-José Brélaz, des CFF, dans l'une de ses rares interventions, "améliorer la chaîne de mobilité".

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jeudi, février 26, 2009

Un rail, une voie, une ligne: la CLE des champs!

karlsruhe.pngUn rail , c'est celui que le Conseil lémanique de l'environnement (CLE) propose d'ajouter à la ligne de tram Pont-Rouge-Saint-Julien. Grâce à ce troisième rail, un tram-train pourrait relier Nyon à Viry, Vallery et Archamps via Cornavin et la Praille. ça existe et ça marche ailleurs notamment à Mulhouse. Son communiqué de presse qui n'a pas eu le succès de la conférence du conseil d'Etat sur l'envol des coûts du CEVA mérite une lecture attentive. L'idée d'un train-tram nord sud est un intelligent complément de la liaison Cointrin Annemasse vallée de l'Arve.

Une voie, c'est la fameuse troisième voie que Genève et Vaud appellent de leur voeux depuis quelque temps pour augmenter la cadence des RER entre La Côte et Cornavin. Une troisième voie coûteuse, car il faut indemniser les riverains qui résistent becs et ongles et construire des murs antibruit. Un projet sans avenir, car jamais on ne pourra construire une quatrième voie au coeur de la conurbanisation nord-lémanique.

Une ligne, qui relierait à 250 km/h la gare de Cointrin, rebaptisée Genève Voltaire Aéroport à la ligne Milan-Paris, mettant Neuchâtel et Berne à moins d’une heure de l’aéroport. Cette proposition replace le débat ferroviaire à son bon niveau, celui d'un moyen de transport entre les cités européennes.

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mercredi, février 11, 2009

Genève Voltaire Aéroport: il y a un plan B au projet d'agglo!

bisons.png15 communes: 7 suisses (Grand-Saconnex, Collex-Bossy, Pregny-Chambésy, Bellevue, Meyrin, Versoix, Genthod) et 8 françaises (Ferney-Voltaire, Ornex, Prevessins-Moëns, Segny, Versonnex, Sauverny, Cessy, Gex) tel est le périmètre du périmètre d'aménagement coordonné d'agglomération de Ferney-Voltaire lancé le 4 février dernier. C'est le sixième PACA mis sur les rails par le projet d'agglomération franco-valdo-genevois depuis juin 2008. La durée de l'étude est d'un an.

L'objectif est de définir au travers d'un exercice de démocratie participative les "potentiels d'urbanisation pour loger 14'000 emplois et 10'000 habitations à l'horizon 2030 et ce notamment le long de l'axe Cornavin-Ferney-Voltaire et autour des pôles urbains du Grand-Saconnex, de Ferney-Voltaire et de Gex, y compris le développement du pôle de l'aéroport, notamment au Nord-Ouest et mise en valeur des entités paysagères du site." Cette étude prend en compte les "développements déjà décidés : jardins des Nations, requalification de l'axe routier Ferney-Voltaire-Gex (RD 1005)"

Tels sont en résumé, selon la fiche technique que l'on trouve sur le site du projet d'agglo FVG, les enjeux du PACA Ferney-Voltaire.

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mercredi, janvier 14, 2009

Le CEVA, un tracé du XIXe siècle

ceva 2016 tg 13 janv 09.jpgLes Vaudois l'appelle rev, les Genevois, plus parisianocentrés, rer. Le réesau express vaudois et le réseau express régional ont fait hier un grand pas en avant, rapportent les gazettes ce matin.

"Le RER franco-valdo-genevois propulse enfin l'agglomération (lémanique) dans le XXIe siècle", titre en tête de page Le Temps en offrant un schéma du réseau digne de celui qu'affichent les TPG sur les distributeurs de billets qui ne rendent pas la monnaie: complexe et un brin mensonger. Plus modestement, la Tribune installe la nouvelle en pied de page sous le titre "CEVA: un train toutes les dix minutes dans la région". Le schéma recentré sur Genève est un peu moins complexe. Lausanne, cette obscure bourgade, n'est plus reliée à la métropole (genevoise) que par un RER, certes accéléré, quand Evian l'est par un RER et un TER.

Evian sera ainsi en 2016 à une heure 17 de l'aéroport, mais Lausanne ne sera pas plus proche de Cointrin. Les schémas sont des schémas et il ne faut certes pas leur faire dire, ce qu'ils ne peuvent pas dire. Quitte à lasser, il convient toutefois de rappeler quelques faits rebelles.

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vendredi, décembre 19, 2008

Le lièvre genevois a rattrapé la tortue suisse

cramer gaud 5 déc 07.jpgRobert Cramer doit avoir le sourire. Le magistrat vert a réussi a décrocher une enveloppe de 193 millions de francs de Berne pour financer à hauteur de 40% les lignes de trams jusqu'à Bernex-ouest, jusqu'au CERN et jusqu'à Annemasse.

Parallèlement au trafic d'agglomération, le Conseil fédéral a également un peu avancé le désengorgement de l'autoroute entre le Vengeron et Coppet sans le mettre en première priorité. Berne prévoit d'allouer 175 millions à ce tronçon sur un total de 5,5 milliards alloués aux routes nationales. La date de réalisation de cette troisième voie autoroutière n'est cependant pas fixée. Les pendulaires continueront de bouchonner jusqu'en 2020.

A noter qu'il n'est nulle part question de la traversée de la rade. Quant à la troisième voie CFF, elle fait désormais partie du plan Rail 2030, soumis à l'examen en deux variantes, dont la deuxième, si elle était retenue, exclurait du financement fédéral les trams et les métros.

Photo [cliquer pour l'agrandir] Le 5 décembre 2007, le conseiller d'Etat Robert Cramer signait la Charte du Projet d'agglomération franco-valdo-genevois. A sa gauche Bernard Gaud, alors président de l'Association des communautés de communes françaises. © Laurent Guiraud/archive |

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