dimanche, décembre 06, 2009

Prudent, prudent, le Vaudois Marthaler

nyon-mobile.jpgRobert Cramer a fait ses adieux aux partenaires du projet d'agglomération franco-valdo-genevois, mercredi 2 décembre, au Globe de la Science du CERN. Il n'a pas pu présenter à ses invités ses successeurs qui étaient encore en train de se découper les départements à l'heure où ses hôtes tissaient les louages du ministre du Territoire.

Robert Borrel, ancien maire d'Annemasse, actuel président des communes frontalières, parla en ami devant les drapeaux alignés de Genève de Vaud, de Suisse de France du Cern et de l'ONU - au fait, Monsieur le président, pourquoi le drapeau de la Haute-Savoie manque-t-il à l'appel? Et quel sera le drapeau du Grand Genève que vous construisez de concert? L'heure n'était pas à la futurologie.

Le Vaudois François Marthaler parla en voisin. Le conseiller d'Etat chef des infrastructures, qui tient un blog depuis 2006, ne s'aventura pas sur les chemins escarpés de la coopération fiscale, qui reste le dossier tabou des relations valdo-genevoises. Je lui ai demandé à l'issue de sa prise de parole pourquoi Lausanne avait refusé que Nyon participe à la communauté tarifaire genevoise UNIRESO. Il m'a assuré dans l'interview vidéo qu'il m'a accordée qu'une solution venait d'être trouvée.

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jeudi, novembre 19, 2009

Le CEVA, un tracé pertinent, un budget bien calculé?

débat tribune.jpgdébat tribune opposant.jpgQuel débat hier soir à Uni Mail. Quelle ambiance ! Du jamais vu depuis le débat de la Tribune sur les communaux d'Ambilly! Une aula qui chavire à chaque déclaration, qui gronde, qui hue, qui hurle, qui applaudit à tout rompre, qui conteste, qui invective. Le débat de la Tribune sur le CEVA a tenu toutes ses promesses. Sauf une peut-être. Les camps sont retranchés. Les opinions faites. Combien des quelque trois cent cinquante personnes assemblées ont-elles changé d’avis. Très peu sans doute.

Mais suivons le fil du débat conduit par Pierre Ruetschi qui a réussi deux heures durant à tenir la scène et la salle, non sans mal.

 

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samedi, novembre 14, 2009

Berme lance la troisième voie Vengeron Coppet et réserve 1,2 milliard pour élargir l'autoroute Vengeron Perly ou traverser le lac

capture Genève 2030 bassin.jpgTout est dans la manière de communiqué. Hier, deux jours avant la clôture du scrutin de l'élection du Conseil d'Etat et à 15 jours de celui sur le CEVA, deux informations lourdes sont tombées. L'une émane du Département du Territoire et est titrée "Berne prévoit d'accorder 1,5 milliard de francs au Projet d'agglomération franco-valdo-genevois et aux aménagements autoroutiers".

A la lecture du communiqué (que nous reproduisons intégralement ci-dessous), on constate que la Confédération réserve 1,2 milliard pour élargir l'autoroute de contournement entre le Vengeron et Perly, à moins que l'étude en cours sur la traversée du lac démontre une pertinence cout bénéfice de ce tronçon plus grande.*

Autre nouvelle qui fera grincer des dents les adeptes absolues de la mobilité collective, Berne ouvre dès 2013 un crédit de 175 millions pour élargir à trois voies le tronçon Coppet-Vengeron. A ce montant s'ajoutent, pour la période 2011-2014, 186 millions, notamment pour le tram Bernex, le tram Annemasse, les aménagements en surface des gares CEVA, la liaison gare CEVA Champel Hôpital (non prévus dans le crédit principal du CEVA).

 

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jeudi, novembre 05, 2009

La traversée du lac sera-t-elle dans les priorités du projet d'agglo no 2?

camenbert.pngLa traversée du lac sera-t-elle dans les priorités du projet d'agglo no 2? Certainement pas selon Robert Cramer. Le magistrat sortant l'a affirmé le 5 novembre à St Cergue en ouverture d'un séminaire sur la mobilité organisé dans le cadre du projet d'agglomération franco-valdo-genevois dont le but était de vérifier les objectifts du projet d'agglo 2 dans la perspective de nouveaux financements fédéraux pour les années 2015-2018.

Cependant, sur le coup de 16h30, alors que la salle de gymnastique de Saint-Cergue s'était vidée au deux tiers, la restitution des groupes de travail de l'après-midi a fait apparaître que les défenseurs des transports privés avaient mieux résisté à la fatigue que les partisans des transports publics. Dans leur jargon les technocrates chargés du rapport des tables rondes ont fait remonter la nécessité d'inscrire la traversée du lac dans les priorités du projet d'agglo 2015-2018. L'étape B de l'engagement de la loi de financement du trafic d'agglomération.

L'option sera-t-elle retenue dans les résumés écrits que les quelque 150 élus, militants de la société civile et fonctionnaires du projet d'agglo franco valdo genevois recevront sous peu? Cela dépendra sans doute de l'issue de l'élection du Conseil d'Etat du 15 novembre, dont l'enjeu principal est de savoir si l'Entente genevoise va reprendre la majorité et donc la direction de l'aménagement du territoire.

Aucun député dont l'assermentation avait lieu le même jour à 17 heures n'a fait le déplacement de Saint-Cergue.

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mardi, août 18, 2009

Qui se souvient du VAL et du métro léger voté en 1993?

kad pascal carlier.jpgLe blog de Kad (alias Pascal Carlier) nous remet en mémnoire quelques épisodes qui ont précédé le vote du premier crédit pour le CEVA en juin 2002. Il y est question d'un métro automatique léger entre Annemasse, Rive, Cornavin, Meyrin et Saint-Genis. Un projet voté puis abandonné, car ne concordant pas avec la Convention de 1912 avec les CFF. Le temps passe et la mémoire flanche... A noter que les CFF ne devraient finalement pas engagé un franc dans le CEVA, car c'est la loi fédérale d'infrastructure qui a été sollicitée d'urgence à titre exceptionnel.

lundi, août 17, 2009

"Est-ce que CEVA est trop cher?"

ceva financement ancien.jpgDeux milliards comme le prétendent les opposants au CEVA, qui ont déposé cet après-midi plus de 12'000 signatures, contre 1,45 milliard selon la nouvelle évaluation des autorités? Le débat est ouvert. öe site officiel du CEVA comprend une section Foire aux questions, d'où nous tirons cette question: Est-ce que le CEVA est trop cher?". Malheureusement www.ceva.ch n'est pas encore à la page. Il en est resté au premier budget de 950 millions, dont 400 millions votés à Genève en juin 2002. Une mise à jour s'impose.

Le CEVA coûtera donc officiellement 1,45 milliard, dont 113 millions de dépenses nouvelles soumises à référendum. Le reste de l'augmentation par rapport à 2002 représente l'inflation (qui n'est pas soumise à référendum) et la part de la Confédération. Laquelle n'est pas non plus soumise à référendum, puisqu'il s'agit de puisé dans des fonds déjà votés, ce qui veut dire que Berne devra réduire la part allouée à d'autres projets pour boucler le financement genevois. Les futurs lignes de trams genevois risquent-elles de souffrir de l'envolée des coûts du CEVA?

En agendant la votation en mars 2010 et non en le 29 novembre, le Conseil d'Etat se donne facilement deux atouts. Eviter de cumuler les neinsagers du tunnel de Vésenaz et du PAV avec ceux du CEVA et accréditer l'idée que le CEVA est retardé à cause d'une minorités nantis.

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Le CEVA bâlois s'appelle Herzstück parce qu'il pénètre au coeur de la cité

rebourssement cointrin cornavin.jpgCe lundi marquera une victoire d'étape des citoyens qui estiment, à tort ou à raison, que le projet de liaison ferroviaire Cornavin Eaux-Vives Annemasse n'est pas la meilleure solution pour Genève. L'association pour une meilleure mobilité franco-genevoise devrait annoncer en début d'après-midi le succès de son référendum contre le crédit complémentaire de 113 millions de francs voté par le Grand Conseil, une toute petite partie du coût global de cette ligne de 17 kilomètres qui est devisé à 1,45 milliard de francs par le Conseil d'Etat et à 2 milliards par les opposants.

Il est peut-être temps d'ajouter que le prix du CEVA ne couvre pas le rebroussement souterrain que prévoit noir sur blanc le projet d'agglomération franco-valdo-genevois. Un rebroussement reliant la gare de Cointrin à celle de Cornavin qu'il est prévu de creuser à l'est du Palais des Nations unies. Un rebroussement indispensable au bon fonctionnement du CEVA.

En effet, la ligne actuelle Cornavin-Cointrin est déjà surchargée et ne peut guère supporter une desserte au quart d'heure comme promis, notamment aux heures de pointe. A moins évidemment de forcer les usagers qui viennent d'Annemasse et veulent se rendre aux gares RER des Charmilles, de Blandonnex de Cointrin, de Vernier ou de Satigny,  à changer de trains à Cornavin... [cliquer sur l'image ci-contre pour l'agrandir]

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dimanche, août 16, 2009

Satigny, un RER: 4000 habitants. Bernex, pas de RER: 20'000 habitants

satigny rer.jpgDans une série estivale consacrée à notre beau pays, la télévision publique TSR a diffusé le 4 août une série de reportage bucoliques et pas critiques pour un sous sur Satigny. A voir ici, et là.

Satigny un peu plus de 3200 habitants. La plus grande commune du canton de Genève de par son territoire, la première commune viticole suisse aussi, est à 10 minutes du centre-ville par le RER.

Bernex, troisième plus grande commune du canton de par son territoire,  frôle les dix mille habitants juchés sur un joli côteau juste en face de Satigny. Bernex n'a pas de RER, mais un tram devrait la relier au centre-ville d'ici 2013. Il faudra bien 30 à 40 minutes pour relier la mairie de Bernex à Cornavin.

Bernex est promise à un développement urbain massif. D'ici 2030, sa population devrait doubler au gré de l'urbanisation de la partie nord de la route de Chancy que prévoit le projet d'agglomération franco-valdo-genevois.

Satigny ne devrait pas dépasser 4000 habitants. En fait la plus grande commune du canton relié au RER est tout simplement ignorée par le projet d'agglomération.

ça n'est là qu'une des nombreuses "curiosités" du plan Cramer de développement du canton et de la région.

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vendredi, août 14, 2009

Le référendum contre le CEVA a abouti

ceva carte meilleure mobilité.jpgL'Association pour une meilleure mobilité franco-genevoise ne prendrait pas le risque, dans un communiqué diffusé ce matin à 8h30, de convoquer la presse lundi à 14h30, au Service des votations, si elle n'avait pas déjà engrangé les 7000 signatures requises pour valider le référendum contre le RER Cornavin Eaux-Vives Annemasse. Jean-Claude Delaude refuse de donner le nombre exact de paraphes sous prétexte qu'une dizaine de stands seront encore ouverts ce week-end à Genève. Nécessaires pour garantir le succès du référendum ou pour conforter encore un score déjà confortable? On le saura lundi.

Pour le Conseil d'Etat, et notamment pour Mark Muller, c'est une bataille de plus à mener. Il devrait déjà défendre, le 27 septembre, l'OMC contre un référendum de la gauche de la gauche qui a aboutit en ville de Genève, puis, le 29 novembre, le tunnel de Vésenaz contesté par un référendum cantonal des Verts et le référendum lancé par la gauche en ville de Genève contre l'urbanisation de la Praille Acacias Vernets.

C'est vraisemblablement également en novembre que le CEVA sera soumis au verdit des citoyens genevois. Lesquels seront sans doute épuisé par la série des quatre scrutins qui va émailler la vie politique genevoise cet automne:

  • 27 septembre: 2 sujets fédéraux (AI), 6 sujets cantonaux, dont la fumée et des baisses d'impôt, et 2 sujets Ville de Genève dont l'extension de l'OMS sur le Parc.
  • 11 octobre: élection des 100 députés au Grand Conseil pour la législature 2009-20013
  • 15 novembre: élection des sept conseillers d'Etat
  • 29 novembre: votations fédérales dont la question des minarets et l'exportation du matériel de guerre, cantonales et communales

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jeudi, août 13, 2009

Trains du XIXe pour mobilité du XXIe

train intercity.jpg"Le casse tête de la ligne Lausanne Genève". Le titre - soft pour un problème qui perturbe régulièrement des milliers de voyageurs - est de l'ATS. L'agence de presse des médias suisses fait le point ce matin dans une dépêche publiée sur le site de la Tribune.

Il n'y a pas que le pendolino qui donne des soucis aux CFF. L'horaire cadencé exige une ponctualité parfois milimétrique. Il suffit d'un grain de sable pour perturber toute une ligne. Les pendulaires pestent à raison. Les CFF sont parmi les plus chers du monde. A ce prix, on attend un service tip top. On en est loin. Et la perspective d'augmentation du trafic promet une belle pagaille. (photo Keystone)

La fameuse troisième voie que les politiciens promettent depuis des lustres est désormais un cul de sac irréalisable, sans perspective, comme l'est la petite traversée du lac qu'il aurait fallu construire en 1960 ou le CEVA qu'il aurait fallu construire en 1940 au moment où Genève a décidé d'implanter la gare de la Praille à la Praille, pour l'unique raison qu'il fallait, à l'époque, absolument offrir une plate-forme d'échange entre le rail et la navigation du Rhône ou Rhin très en vogue alors. (Voir ci-dessous le plan du site de la Praille montrant le port de la Queue d'Arve et les projets de canaux sousterrains passant sous la ville ou sous St Gervais]

La seule manière de donner aux CFF une infrastructure adaptée aux besoins de mobilité des habitants du bassin lémanique et du plateau suisse est de créer une dexuième ligne à grande vitesse (250 km/h au-delà le TGV est un gouffre énergétique) entre Cointrin GVA (Genève Voltaire Aéroport) et la ligne Lausanne Neuchâtel Bâles. Objectif: mettre Yverdon à 20 minutes de Cointrin et Payerne à 40 minutes. De quoi offrir à Genève une future deuxième piste à son aéroport. A cette échelle, le CEVA apparaît bien, lui aussi, un projet du XIXe siècle.

Seule une traversée du lac autoroutière et ferroviaire reliant Annemasse à GVA avec une gare à la Pallanterie et une autre sur la rive gauche offre une infrastructure d'avenir.

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mardi, juillet 28, 2009

Combien d'usagers dans les trams de Saint-Genis, de Saint-Julien? Combien de voyageurs dans le CEVA?

50'000 frantaliers géo référencés carte seulement 2005.pngCombien d'usagers dans les trams de Bernex, de Saint-Genis, de Saint-Julien, de Ferney, d'Annemasse? Combien de voyageurs dans le CEVA entre Versoix et Annemasse ou entre Reignier* et Cointrin? La question paraît basique. Avant d'investir des milliards dans les infrastructures de la mobilité douce, on s'attendrait que les autorités puissent y répondre.

On ne leur demande pas une précision d'horloger, mais un ordre de grandeur tout de même qui permet de réduire au minimum les coûts de fonctionnement à la charge des contribuables et d'ajuster au besoin le tracé de ces infrastructures. Bref un modèle un tant soit peu représentatif de la région franco-valdo-genevoise capable de jeter un peu de lumière dans la boîte noire des quelques millions de va et vient des quidams que nous sommes.

La preuve a été donnée la semaine dernière qu'un tel instrument n'existe pas. Pas encore. Et que donc seul le pifomètre des experts justifie jusqu'alors la charpente rail du projet d'agglo franco-valdo-genevois, dont la pièce maîtresse est le bien connu CEVA-1912, lequel ne relie pas Cointrin, espace d'échange multimodal du XXIe siècle, mais Cornavin, gare urbaine construite en 1858 et devenue inaccessible en voiture, à Annemasse, gare tout autant inaccessible aux véhicules.

Le Conseil d'Etat a annoncé dans son point de presse estival qu'il a "adopté une charte élaborée avec ses partenaires suisses et français, qui doit permettre d'assurer le fonctionnement et le développement du modèle multimodal transfrontalier des déplacements dans l'agglomération franco-valdo-genevoise pour les trois prochaines années."

La mise en service de ce nouvel outil aura lieu cet automne.

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mercredi, juillet 22, 2009

"CEVA: Il n’y a pas de Plan B." Ah bon!

il y a un plan B.jpgfavre et de Beaufort Transferis.jpgLe billet "Le CEVA et la Constituante", publié hier matin dans la Gazette de la Constituante, alimente un joli débat. Parmi les commentaires celui d'Eric qui écrit: "Et voici un bon article tiré de "Tout l'immobilier", précisant l'intérêt du RER (et du CEVA) face aux "alternatives".

Le lien renvoie en fait sans commentaire à l'interview réalisé par Vincent Naville de David Favre et d'Emmanuelle de Beaufort, respectivement directeur et manager de Transferis, une micro-société commune aux CFF et à la SNCF, basée aux Pâquis, qui a pour tâche de préparer l'horaire cadencé et la commercialisation des 220 kilomètres du futur RER genevois. Pas d'avantage d'analyse dans le blog Pro CEVA qui semble se satisfaire de la pensée unique.

On ne s'attendait pas que les deux fonctionnaires dégomment le CEVA. L'interview mérite une attention critique. Car les contre-vérités et les à peu près le disputent à la méthode Coué. Quant au plan B, il y a le barreau sud défendu par les opposants au CEVA. Il y a aussi une traversée du lac autoroutière et ferroviaire, qui présente bien des avantages et peut mettre Genève sur l'orbite du XXIe siècle.

JFM

Reprenons point par point:

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jeudi, juillet 16, 2009

Berne cherche des sous pour le CEVA

cff.jpgLa facture du CEVA a passé de 950 millions à 1,45 milliard. Les opposants estiment le coût final à 2 milliards. Ils lancent officiellement ce vendredi matin la campagne de récolte des sept mille signatures contre la rallonge cantonale de 113 millions votée par le Grand Conseil fin juin. Qu'en est-il de la part confédérale de 213 millions? La réponse de Berne est tombée le 1er juillet. Le Temps s'en fait l'écho dans ses éditions ce vendredi. Coïncidence? Le parlementaire qui a posé la question du financement n'est autre que le conseiller national Christian Luscher.

On lira avec attention la réponse de Berne. Elle relève d'une pétition d'intention. Car l'argent reste à trouver. Ce qui n'est manifestement pas encore le cas. La Confédération note que c'est seulement en mars de cette année qu'elle a connu les surcoûts de l'ouvrage. Et Berne de citer encore deux obstacles connus: les recours et le bouclement du financement côté français.

 

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vendredi, juin 19, 2009

Le maire de Saint-Genis attend le tram et le financement suisse

pacas.jpgL'été s'installe. Les députés font des heures supplémentaires dans l'indifférence générale. Trop occupés en cette veille électorale à entraver les projets des autres partis qu'à réfléchir ensemble sur la Genève de 2030?

Pendant ce temps les acteurs des pétales de développement du Grand-Genève se réunissent en tables rondes.

  • Lundi 8 juin, c'était la première table ronde du périmètre d'aménagement concerté d'agglomération de Meyrin Saint-Genis. (Voir le dossier du participant)
  • Ce samedi 20 juin, à Archamps, les élus et la société civile du PACA Plan-les-Ouates Saint-Julien prendront connaissance de l'avancement des études conduites par trois bureaux d'aménagement du territoire. (Voir le compte-rendu de la première table ronde et aussi ici et )
  • Enfin le 2 juillet, de 15h à 22h aura lieu à Thônex la première table ronde du PACA Trois chêne Annemasse. (Voir le dossier de présentation)

bertrand maire de St Genis.jpgHubert Bertrand, maire de Saint-Genis-Poully, attend le tram de pied ferme. Il est programmé pour 2018. Sa commune sera, côté gessien, la principale - la seule avec Ferney-Voltaire? - bénéficiaire direct du projet d'agglo-franco-valdo-genevois. Ce radical de gauche milite à fond pour les transports publics, mais, à l'heure de sortir la bourse de sa poche, il déclare que "le tram servira principalement à Genève et qu'il paraît donc naturel que le canton en soit le principal payeur". Même propos pour le parking d'échange, que Saint-Genis hébergera, "car cette infrastructure fait partie intégrante de la ligne".

Il n'est pas sûr que Genève l'entende de cette oreille.

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mercredi, juin 17, 2009

Un architecte cantonal: la solution aux blocages genevois?

ing public.jpging 4 16 juin.jpgL'architecte Charles Pictet a fait coup double hier soir. Avec son projet de délocaliser la gare de la Praille à Colovrex, il a séduit l'auditoire de l'Institut national genevois, dont la salle de la Promenade du Pin était presque comble. Il a aussi relayé la campagne de la section genevoise de la fédération des architectes suisses qui'il préside et de la Fédération des architectes et ingénieurs pour que Genève se dote enfin d'un architecte cantonal. L'architecte cantonal est un serpent de mer cantonal, le dernier en date remonte à l'éphémère conseiller d'Etat Philippe Joye. C'est une réponse possible, a brièvement développé le père du premier concours de La Praille, aux difficultés que traverse le canton pour mettre en oeuvre les grands projets tels que celui de la Praille Acacias Vernets: "Les politiciens n'ont que la quantité de logements à la bouche. Il manque un discours sur la qualité, il manque une culture de la construction."

Brillant par leur absence, les politiciens en ont pris pour leur grade hier soir.

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mardi, juin 16, 2009

Les "orgues de Staline" de la CLE

cle-cest.jpgC'est à un véritable pilonnage du projet d'agglomération franco-valdo-genevois que soumettent le Conseil lémanique de l'environnement (CLE) et la Coordination économique et sociale transfrontalière (CEST) ce matin en publiant un rapport serré pour ne pas dire touffu de 23 pages intitulé suivi du Livre vert de la CEST et du CLE, alors que le comité de pilotage du projet d'agglo est en séance.

Trois hommes principalement ont tenu la plume:

Bernard Comoli de la CEST pour le volet social. Un volet "qui n'a pas avancé contrairement au volet économique (bilocalisation, formation, contrôle du marché de l'emploi) et dont le rapport parle peu" indique Alain Rouiller (ATE), qui avec Pierre Hofmann (ATE) a rédigé le volet environnemental et mobilité.

Les protecteurs de l'environnement de la CLE (WWF, Pro Natura, ATE notamment) et quelques protecteurs des travailleurs de la CEST (SIT, CFDT Ain Haute-Savoie, MPF) sont les acteurs de la société civile de loin les plus actifs. Leur document est un suivi du Livre vert qu'elles ont publié en 2007. On y retrouve donc leurs traditionnelles exigences. Tentative de résumé de cette feuille de route en dix points.

  1. agglo démarche participative.pngRedimensionner et échelonner les PACA. [Commentaire: Manifestement la CLE et la CEST, comme la plupart des acteurs de ce vaste chantier sont sous l'eau. Le train d'enfer imposé par Robert Cramer a asphyxié tout le monde.]
  2. Introduire dans toute l'agglo les "zones environnementales" (accès restreint aux véhicules polluants) et introduction d'un péage routier en cas de non atteinte des objectifs et plans de déplacement d'entreprise).
  3. Améliorer la liaison ferroviaire directe entre l'Aéroport et la Haute-Savoie (financement de Berne, shunt de Saint-Jean et d'Ambilly, tram-train Genève Sud, tram-train Pays de Gex)
  4. Accélérer le développement du réseau des trams (tram Cern et tram St-Julien en liste A-2014, tram St-Genis et tram Ferney en liste B-2019, tram Moillesullaz Annemasse, tram Rive-La Pallanterie)
  5. Améliorer les liaisons entre les pétales de développement (tram Petit-Lancy-Gd Lancy, tram Bachet-Jonction, bus Saint-Julien Bernex Satigny Meyrin, tram Plainpalais Rive, tram Communaux d'Ambilly)
  6. Asservir la mobilité à la sécurité routière et à la santé publique (P+R, B+R, stations pour vélos, voie cyclable le long de la voie ferrée Genève-Lausanne, passerelle Stade-Palette, Jonction sans voiture, etc.
  7. Prévoir 30% de logements sociaux dans les nouveaux lotissements et privilégier le concept d'éco-quartier
  8. Restituer à la nature des surfaces au moins équivalentes aux surfaces de zones déclassées (Freiner le pavillonnaire, pas de construction sans accès au transports publics, réduire la distance entre lieu de travail et lieu de résidence, étendre à l'agglo le label Genève région Terre avenir)
  9. Généraliser le concept Minergie (simple pour les rénovations, P et ECO pour les nouvelles constructions dans toute l'agglo)
  10. Introduire l'indice de Développement humain 2 et améliorer la gouvernance démocratique du projet d'agglo (mise en place du Forum d'agglomération, mettre en oeuvre la réforme du 24 avril 2008 du Comité régional franco-genevois)

Selon Alain Rouiller, 75% des propositions émises dans le Livre vert de 2007 avaient été pris en compte par le projet d'agglo. Deux ans plus tard, un certain nombre d'entre elles ont disparu de l'agenda, notamment dans le domaine social. On ne trouvera rien non plus en matière culturel ou sportive qui n'est pas la tasse de thé de la CLE ou de la CEST.

On regrettera aussi que les deux associations n'aient pas proposé un indice synthétique d'avancement de leurs revendications. Dans deux ans peut-être.

JFM

dimanche, juin 14, 2009

L'ATMB va-t-elle concurrencer le CEVA?

messager 11 juin 09.jpg"L'autoroute blanche veut devenir plus verte." Un titre glané dans Le Messager de cette semaine - l'hebdo des nouvelles locales que bien des Genevois ignorent comme ils ignorent tout de la vie sociale, culturelle et sportive de leurs voisins. Sous le titre, peut-être la première réaction au CEVA des dirigeants des Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc, où Genève est un tout petit actionnaire.

L'ATMB ne cache pas son intérêt pour el transport collectif et le covoiturage sur son réseau. "C'est plutôt paradoxal et innovant pour une société comme la nôtre" déclare au Messager le président de l'ATMB. La société concessionnaire étudie des aménagements d'arrêts pour les bus et de parkings de covoiturage. L'article n'en dit pas plus préférant signaler que des filtres à particules seront installés sur les bouches d'aération du tunnel du Mont-Blanc.

Mais il n'est point besoin d'être grand devin pour constater que si l'ATMB met son projet en oeuvre et offre aux frontaliers la possibilité de garer en bordure de l'autoroute, au péage de Nangy par exemple, et d'embarquer dans des bus rapides pour rejoindre le coeur de Genève, le RER risque de devoir mettre les bouchées doubles pour rester attractif. Si les bus roulent au gaz ou avec une pile à combustible, il est même pas sûr que le bilan écologique du train soit meilleur rapporté aux passagers transportés.

Une info qui sans doute animera le débat que l'Institut national genevois organise ce mardi soir à 20h, 1 promenade du Pin, en point d'orgue d'un cycle de conférences consacrées à la région franco-valdo-genevoise 2030. JFM

vendredi, juin 12, 2009

Pour un Grenelle de la mobilité à Genève

agmt tram 16.jpgDepuis 50 ans, Genève est en guerre de la mobilité ou de l’immobilité. Il est plus que temps d’y mettre fin. Les prochaines élections du Grand Conseil et du Conseil d’Etat de cet automne ouvrent une nouvelle lucarne au dialogue. Nos autorités seraient bien inspirées, en marge des coups de geule électoraux, de préparer dès maintenant les conditions d’un Grenelle de la mobilité, une paix des braves entre les partisans de la bagnole en ville et ceux qui ne jurent que par les pieds, les trams et le RER.

Grenelle social, Grenelle de l’environnement, Grenelle de la mer, Grenelle de la presse, Sarkozy n’en finit pas de faire «greneller» la France, à la recherche du consensus politique, tout en préparant le prochain dynamitage de l’opposition à l’occasion du remaniement ministériel, qui ne va pas tarder après l’élection du Parlement «bruluxtrasbourgeois». Le Grenelle, fait référence aux accords historiques qui mirent fin à Mai 68. Prévoyant une augmentation du SMIG de 25%, ils furent conclus - mais jamais signés - entre les partenaires sociaux, rue de Grenelle à Paris, siège du Ministère du Travail. Grenelle égale donc dialogue et paix des braves. (photo affiche AGMT)


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jeudi, juin 11, 2009

Le CEVA s'offre une belle vidéo et une excellente notice sur wikipedia

A force butiner autour de cette fleur à 2 milliards - à propos qui contestera l'évaluation de l'avocat Peter? - on trouve quelques trésors. Ainsi le film vidéo qui chante les avantages du Cornavin, Eaux-Vives, Annemasse et la notice que lui consacre romano1246, un anonyme bien informé sur Wikipedia, la célèbre encyclopédie collaborative en ligne. Voici les liens pour en profiter http://fr.wikipedia.org/wiki/CEVA.

mercredi, juin 10, 2009

Genève 2030: le domino magique de Charles Pictet

Pictet 9 juin 09 ing.pngpictet praille colovrex.pngSupprimer la gare de la Praille pour construire la ville en ville (donner de l'espace à l'urbanisation de Praille Acacias Vernets) et connecter au rail une nouvelle zone d'activités à Colovrex, au nord de l'aéroport, tel est le projet que Charles Pictet présente depuis 18 mois et qui recueille à gauche comme à droite un accueil souvent enthousiaste. La Tribune en parlé en janvier.

Hier soir encore, à l'Institut national genevois, devant un public certes moins nombreux que celui venu écouter une semaine plus tôt l'avocat Wolfgang Peter champion d'un autre CEVA, le jeune architecte, président de la section genevoise de la FIA, a exposé le projet qu'il concocte depuis bientôt quatre ans et qui pourrait bien être le domino stratégique du développement de la région franco-valdo-genevoise.

Pas moins de six dominos tombent dès lors que l'on bascule et réalise l'idée de l'architecte. Avec des milliards de francs d'investissements à la clé. "De quoi rembourser la dette du canton", annonce calmement le neveu du banquier homonyme.

Le maire de Bellevue ne l'entend pas de cette oreille. Invité par Pierre Kunz, président de l'ING, Daniel Fabbi a clairement manifesté sa mauvaise humeur. Charles Pictet a dégagé en touche ce propos qui fleurait bon l'égoïsme communal ambiant, arguant qu'il avait lancé l'idée et qu'il n'était pas l'homme des combats politiques.

Le débat politique est pour l'heure stérilisé. Le patron de l'Economie publique, Pierre-François Unger, a bien tenté, début janvier, d'obtenir un feu vert du Conseil d'Etat. En vain. C'est que le domino magique de l'architecte peut faire sauter le projet d'agglomération du ministre Cramer et remettre la traversée du lac au centre de l'avenir de Genève.

Jugez-en en attendant mardi prochain 16 mai le débat qu'organise l'ING en clôture de son cycle de conférences consacré à Quelle métropole franco-valdo-genevoise en 2030! (article et vidéos ci-dessous. vos commentaires sont les bienvenus)

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lundi, juin 08, 2009

Deux milliards, combien de vélos électriques?

Avec les deux milliards que pourrait coûter le CEVA - inflation comprise, selon l'évaluation de l'Association pour une meilleure mobilité franco-genevoise*, combien...

Combien de logements pourrait-on construire à proximité de la ville de Genève? 4000 environ, terrain compris, me répond un spécialiste de l'immobilier sans but lucratif. Construire la ville en ville est bien plus écologique que d’aller quêter les pendulaires dans la grande banlieue franco-valdo-genevoise. Pour l'avoir oublié durant 20 ans, Genève s'arme d'un RER dont le rapport coût/bénéfice et l'utilité en terme de tracé ne sont sans doute pas les meilleurs parmi les solutions envisageables.

Combien de vélos électriques pourrait-on acheter et offrir aux Genevois? 15 000 par an et uniquement avec les intérêts des deux milliards dont un pour le tunnel Carouge Eaux-Vives. (Deux milliards à 2,5% et 3000 par vélo).

Combien de places de parking d’échange pourrait-on construire à la frontière, puis transporter leurs usagers en bus à gaz naturel ou à pile à combustion? 53'330! Bouygue, constructeur de l'autoroute Liane (Saint-Julien-Allonzier la Caille), évalue la construction d'un parking d'échange de 4000 places à Saint-Julien à quelque 150 millions de francs suisses.

*voir la note ci-dessous qui rend compte d'une conférence prononcée par Wolfgang Peter, président de l'Association à l'Institut national genevois dans le cadre d'un cycle consacré au thème "Quelle Genève en 2030". Les deux prochaines manifestations auront lieu les mardis 9 et 16 juin

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mercredi, juin 03, 2009

"Deux milliards pour le CEVA, c'est trop! Le référendum sera lancé!"

vidéo peter 2 juin 09.jpgtransferis aéroport.jpgL'avocat Wolfang Peter, l'un des tout grands spécialistes de l'arbitrage international de Genève, ne décolère pas. Il a refait les calculs du Conseil d'Etat et prend le ministre Cramer en défaut. Ce n'est pas 940 millions, comme le canton l'a budgété en 2000, ni même à 1,47 milliard, comme rectifié récemment, mais bien à 2 milliards de francs que coûtera fin 2015 la liaison Cornavin Eau-Vives Annemasse. Quant au déficit d'exploitation, le président de l'Association pour une meilleure mobilité ne croit pas qu'elle tiendra dans l'enveloppe de 32 millions par année.

[Voir la vidéo de la conférence d'hier soir à l'Institut national genevois]

"Nous ne contestons nullement la nécessité de raccorder Cornavin au réseau français, plaide Wolfgang Peter, mais le CEVA absorbe vraiment trop de ressources financières pour un service qui ne résoudra pas les problèmes de l'agglomération franco-valdo genevoise. Nous lancerons donc le référendum, si le grand conseil vote la rallonge de crédit que sa commission vient d'adopter", a-t-il anonncé hier soir devant une salle presque comble de l'Institut national genevois.

L'avocat a défendu la liaison ferroviaire La Praille Bardonnex Saint-Julien et la réalisation d'un tram rapide Annemasse-Eaux-Vives, qui offrira, promet-il, à un coût bien moindre, autant de capacité entre Annemasse et le centre-ville que le CEVA sans obliger les voyageurs à changer de mode de transport aux Eaux-Vives.

Deux portails de transport public pour moins cher que le CEVA, comment la République s'est-elle donc enferrée?

Le cycle de l'Institut national genevois sur le thème "Quelle Genève en 2030?" se poursuit mardi prochain 9 juin avec l'architecte Charles Pictet qui présentera son projet de reconstruire la gare de La Praille à Colovrex, au nord de l'aéroport.

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lundi, juin 01, 2009

Les "anti-CEVA" vont-ils désarmer?

peter wolfgang.jpgLa semaine passée, la commission des travaux du Grand Conseil a adopté à l'unanimité moins la voix du MCG le crédit supplémentaire de 107 millions pour compléter le financement du CEVA. Les commissaires ont porté le crédit à 113 millions "pour renforcer les mesures de lutte contre les vibrations et les sons solidiens". Cela suffira-t-il à calmer les gens de Champel et en particulier le comité de l'Association pour une meilleure mobilité dans la région genevoise? On  le saura sans doute ce mardi soir 2 juin. Volfgang Peter président du comité plus connu sous le nom "anti-ceva" donnera une conférence à l'Institut national genevois dans le cadre d'un cycle de trois conférences et un débat consacrés à la Genève de 2030.

Il annoncera sans doute la décision du comité de lancer ou non un référendum contre ce crédit supplémentaire. Il n'est pas impossible que le Grand Conseil bouscule son ordre du jour surchargé pour adopter en urgence le rapport de sa commission et place ainsi le comité référendaire devant la difficulté de recueillir sept mille signatures durant l'été. Mais ainsi va la démocratie à Genève.

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lundi, mai 25, 2009

Les trams à Genève, les BHNS en France voisine

annemasse bus express selon messager 21 mai 09.jpgLe projet d'agglo franco-valdo-genevois, c'est au fond Berne qui l'a lancé. En promettant 6 milliards de francs sur 20 ans pour le trafic d'agglomération, Berne a incité les Genevois à relancer la coopération transfrontalière, déjà lancée par Borner au temps du business park d'Archamps, et par Haegi au temps des contrats rivières et quelques autres.

Sous la pression française et celle de quelques associations de l'introuvable société civile, on a ajouté d'autres politiques aux transports. Mais le nerf de la guerre est réservé à la mobilité sous toutes ses formes. Le CEVA fut le premier à tirer le gros lot. En rugence... Puis, ce furent les trams de Meyrin et d'Onex-Bernex qui reçurent des centaines de millions, un peu plus de 800 millions en tout. Le canton peut-il recevoir encore beaucoup d'argent de Berne? C'est peu probable à moins que le Parlement ne vote une nouvelle tranche de financement.

Les trams vers Annemasse, Saint-Julien, Saint-Genis, Ferney-Voltaire verront-ils le jour un jour? Qui les financera? Des questions qui restent ouvertes.

En attendant, côté français, on parie sur les BHNS, les bus à haut niveau de service: en fait des bus en site propre, rien de plus. Le Messager en parle dans son édition du 21 juin.. Il suffit de cliquer sur la vignette pour agrandir la carte. Reste à savoir comment dans les rues étroites et tortueuse de la ville banlieue les express vont pouvoir se faufiler. Sans doute faudra-t-il comme Robert Borrel le propose désormais mais n'a pas osé le faire réserver des rues entières aux transports publics.

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mardi, mai 19, 2009

Le RER s'arrêtera-t-il un jour à Bernex?

RER Barthassat sans rade.png2030, c'est dans 20 ans! C'est aussi loin que 1990! Si le projet d'agglomération franco-valdo-genevois voit le jour, Bernex sera une ville de quelque vingt mille habitants. Elle sera peut-être raccordée au RER genevois. Cette perspective semble réjouir la Mairie de cette commune rurale. Il soutient à fond le projet lancé il y a bientôt quatre ans par Robert Cramer. un enthousiasme qui fait figure d'exception au sein des maires genevois.

debat ing juin 09.jpgLe ministre genevois du Territoire qui terminera sa carrière à la Tour Baudet en décembre prochain, passera-t-il à la postérité comme le plus grand aménagiste que Genève a compté depuis Casaï, Braillard et consorts? L'avenir le dira. Et les Bernésiens le seront peut-être jeudi 28 mai prochain. Ils sont invités à la salle communale Luchepelet à 18h30 PACA de Bernex.

L'une de ces trois études d'urbanisme, qui s'étend comme un pétale entre le pont de Saint-Georges et le carrefour de Laconnex terminus du tram de Bernex en construction, sur la route de Chancy, propose la création d'un RER entre La Praille, Saint-Julien, Bernex, Satigny et Saint-Genis. Pour Marcellin Barthassat, associé du bureau Ar-ter, en effet, le tram ne suffira pas à développer une offre suffisante pour les habitants de la nouvelle ville qui risque de continuer à utiliser leur voiture.

NB: il suffit de cliquer sur les images pour les agrandir et sur les textes soulignés pour accéder à plus d'info!

 

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