jeudi, avril 22, 2010

Tous contre les villas en ville! Trois outils pour avancer

gugger epfl.pngPic-Vert n'était pas là, la Chambre genevois immobilière non plus. Résultat personne n'a défendu, mardi soir, les propriétaires des villas situées dans un rayon de quatre kilomètres autour de la ville de Genève. Pourtant "c'est là qu'il faut bâtir les 50'000 logements, dont le canton de Genève a besoin pour accueillir 100'000 habitants attendus d'ici 2030", a martelé - dans un discours un peu prétentieux - Simon Chessex, le premier assistant d'Harry Gugger. Professeur à l'EPFL, ancien du bureau herzog&de Meuron, Harry Gugger est directeur du Lapa. Il a été mandaté par la Chambre genevoise de commerce de Genève pour penser la ville en ville. La Tribune a évoqué le projet dans ses éditions du 16 avril.

Dans une Salle des Abeilles comble, l'équipe de l'architecte bâlois a... un peu enfoncé des portes ouvertes..., que les Genevois s'étaient, il est vrai, empressés de fermer, notamment en pariant sur le projet d'agglomération franco-valdo-genevois version Cramer.

Voilà en effet plus de 60 ans - Genève a créé les premières zones d'aménagement du territoire dès 1929 et a été pionnier en Suisse - que le peuple genevois a décidé, via des lois votées par le Grand Conseil, que la ville devait être construite en ville. En vain.

DSC04825.JPGTrès vite, en effet, il - ou son gouvernement - a oublié ce beau précepte de durabilité et d'économie d'énergie pour construire des cités satellites. Ce furent Meyrin, Vernier, Onex, Lancy, Thônex, Versoix dans les années 50 et 60. Puis Genève est entrée en hibernation. Le projet d'agglo est une nième tentative de sortir de l'ornière. Son principe reste le même que celui qui a présidé aux cités satellites. On l'appelle aujourd'hui ville multipolaire. Les pôles sont désormais hors du territoire cantonal. Il s'agit de Nyon, Ferney, Saint-Genis, Saint-Julien, Annemasse, Thonon, qu'on reliera par tes trams (lents) et des RER (coûteux).

Sur ce point, Gugger et son équipe ont raison de remettre l'église au milieu du village et de défendre une densification de qualité des quartiers villas situés à moins de quatre kilomètres du centre ville. Problème, ils n'ont pas vraiment présenté des outils nouveaux pour réaliser leur projet. Ils parient sur la concertation, le partenariat public privé et l'assouplissement des règles d'urbanisme.

Modestement, je vais donc proposer trois outils.

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lundi, avril 19, 2010

«Genève peut construire 50 000 logements sans envahir la campagne»

Jeannerat Gugger Naef Chessex Abensur avril 10.pngGenève n’a pas besoin de s’étaler dans la campagne. Elle peut très bien offrir les logements dont les Genevois ont besoin en grandissant autrement. C’est la thèse décapante qu’une équipe d’architectes de l’EPFL défend. Sa démonstration est à voir jusqu’à mardi dans le parc des Bastions, sous la forme d’une maquette animée.

Que font ces architectes du Poly de Lausanne? Ils ont été mandatés par la Chambre de commerce et d’industrie. Celle-ci s’inquiète de la dégradation des conditions-cadres. La pénurie de logements qui chasse les habitants du centre, le trafic pendulaire qui en découle, la ville qui s’étale. «Genève surfe sur une vague qui se meurt, constate son président, François Naef. Ces problèmes sont aggravés par un manque de vision.»

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mercredi, janvier 06, 2010

Praille Acacias Vernets: Grobet reprend le pouvoir

pav plq et communes avec légende.pngJe l'avais parié. La votation référendaire sur la Praille, à laquelle seuls les citoyens de la ville de Genève devaient être conviés le 29 novembre puis le 7 mars prochain, est annulée. La décision a été prise par le Conseil d'Etat à la veille de Noël, mais elle n'a été rendue publique que ce matin. (Lire le communiqué ci-dessous)

L'ancien conseiller d'Etat Christian Grobet a réussi un nouveau coup en forçant le gouvernement à négocier un nouveau projet de loi.

On assiste à un remake de la surélévation des immeubles, dont le premier projet de loi avait été combattu par les milieux de la défense du patrimoine et des locataires, avant d'être purement et simplement annulé. Une nouvelle loi de compromis était sortie des négociations limitant la surélévation. A contrario, une partie de la gauche avait échoué dans sa tentative de bloquer le développement de l'OMC en s'opposant au préavis communal favorable à l'extension du Centre William Rappard en septembre dernier.

 

NB posté le 11 janvier: un commentaire inadmissible a été effacé de ce débat, qui pour l'essentiel est de bonne tenue. Je remercie les internautes qui ont lu cette note et ceux qui ont apporté une contribution et regrette qu'un seul d'entre eux ait pu polluer quelques jours ce forum. (JFM)

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jeudi, novembre 26, 2009

Pourquoi Veyrier refuse de construire 1300 logements à Vessy

Barth vidéo.jpgLe plateau de Vessy qui surplombe le Bout-du-Monde est promis depuis des lustres à accueillir des logements. Un site remarquable et tranquille qui est aussi bien placé que les beaux quartiers de Champel et de Conches. Plusieurs projets ont été proposés, y compris une grande cité satellite, mais aucun n'a abouti.

Robert Cramer a décidé récemment de prendre le taureau par les cornes et a enclenché le processus de déclassement de la zone agricole. Vessy est en effet un des périmètres identifiés dans le cadre du PACA Carouge Etrembières, l'un des neuf périmètres d'aménagement concerté d'agglomération du projet d'agglo, lequel promet une gare RER à Bossey.

Cette décision a suscité l'ire des autorités de Veyrier dont le Conseil municipal a voté une résolution contre ce diktat cantonal. La commune a également fait recours auprès du Tribunal administrtatif pour déni d'autonomie communale, une première à Genève. Si le Tribunal venait à donner raison à la commune, sa décision pourrait faire exploser le principe qui veut à Genève que les compétences en matière d'aménagement du territoire sont presque exclusivement cantonale contrairement à la règle en vigueur dans les autres cantons suisse. L'enjeu est donc de taille.

Mais pourquoi donc la commune de Veyrier, qui est la commune de Suisse qui accueille le plus grand nombre de villas individuels refuse-t-elle la construction d'immeubles locatifs à Vessy? Nous avons demandé à Thomas Barth, ministre libéral des finances de la commune, si Veyrier n'était pas un peu égoïste.

Sa réponse dans la vidéo ci-dessous.

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vendredi, août 07, 2009

Comment piloter le PAV?

muller dubitatif.jpgEn deux ans à peine Mark Muller - 659 amis sur Facebook - aura usé ou dégoûté (?) deux pilotes: Benoît Genecand, ex banquier UBS, démissionnaire au bout de trois mois, devenu constituant et président du Stade de Genève et de la Chambre genevoise immobilière et Sylvie Bietenhader, haut fonctionnaire, qui démissionne, seize mois après son engagement, pour reprendre la Gérance immobilière de la Ville, domaine où son expérience professionnelle n'est pas plus grande que celle de son prédecesseur, devenue secrétaire générale de la constituante. Deux pilotages avortés en moins de deux ans, c'est beaucoup. Le conseiller d'Etat libéral trouvera-t-il un troisième larron avant les élections de cet automne? Comment peut-on piloter le PAV?

Sans doute Mark Muller proposera-t-il un architecte, un urbaniste, un promoteur immobilier, un ingénieur civil, un poète?

Ce dernier choix ne serait peut-être pas le moins bon. Une ville, ça se rêve avant de se construire. Il y a peu l'Eglise protestante s'est interrogée sur l'opportunité d'y construire un temple ou une église ou les deux à la fois. Et pourquoi pas une mosquée? Les Zurichois ont bien implanté au coeur de Sihlcity une église multimodale. Discrète tout de même, pas de quoi concurrencer le temple de la consommation. N'empêche que c'est bien un coeur et une âme qui manquent au PAV. La gauche de la Ville aura beau jeu de dénoncer les financiers à qui la loi de déclassement promet de juteuses affaires.

Un poète donc qui réconcilie les Genevois avec leur ville. La ville peuplée, ouvrière, chaudron social et culturel, telle qu'on la trouve dans les différents quartiers de Genève construits entre 1850 et 1920. Avant que l'on invente les quartiers villas, les cités satellites, les "un, deux ou trois étages sur rez avec jardins privatifs", qui font le bonheur de promoteur et le malheur de la cité.

Un poète qui trace les places et les parcs avant de faire valser les milliards. Qui écoutent les travailleurs, les entrepreneurs, les consommateurs, les instituteurs et chantent et jouent le bal des grues, la valse des rues, le jazz des mues.

La mutation, c'est dans la tête des Genevois qu'elle doit s'opérer et comme les Genevois sont ce qu'ils sont, ronchonneurs et donneurs de leçons, il faut aussi leur donner de quoi exprimer leur identité. Il faut innover en matière de gouvernance et inventer pour le PAV une Autorité citoyenne d'urbanisme à laquelle les communes de Carouge, de la Ville de Genève et de Lancy ainsi que le canton céderont le pouvoir d'aménagement et de police des constructions et donc les revenus fiscaux seront progressivement partagés entre tous, y compris le fonds de péréquation communal. (photo Bonzon)

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mercredi, juillet 29, 2009

Bâle Genève: deux façons de voir une métropole

Basel centre, centres commercial.jpgLa BD de trois cents pages publiée ce printemps par le Studio Basel de l'EPF de Zurich (voir ici) est une mine de renseignements et une tentative originale de présenter le projet d'agglomération franco-germano-bâlois. Sa lecture montre combien Genève et Bâle abordent les questions d'aménagement de manière différente. Ces différences sont ancrées dans l'histoire des deux cités, dans leur environnement, dans leurs institutions politiques, dans leur culture.

Contrairement au projet d'agglo franco-valdo-genevois qui est né presque uniquement de l'opportunité de tirer quelques dizaines de millions de francs de la loi fédérale sur les infrastructures d'agglomération - en plus des 550 millions déjà affectés au CEVA, le projet MetroBasel est une réflexion centrée sur la ville de Bâle principalement due à l'initiative d'un partenariat public privé, puisqu'on trouve à l'origine de l'association le canton de Bâle-Ville et Novartis. Le projet urbanistique est donc un élément presque secondaire de la volonté clairement affichée de poursuivre la création d'une métropole européenne en harmonie avec son arrière-pays.

Genève n'a pas cette ambition. Du moins, elle ne sait pas le montrer. Le ministre du Territoire Robert Cramer paraît bien seul à défendre son projet d'agglo, un projet essentiellement technique destiné avant tout à régler des problèmes de transports par la construction presque exclusivement de nouvelles lignes de trams. Pour le dire plus crûment un projet dont le but est d'empêcher les frontaliers de polluer les Genevois et de construire des logements aux marges d'une ville qui n'en veut plus. Le projet d'agglo semble d'ailleurs comme détaché de la municipalité de Genève qui réfléchit de son côté à son plan directeur, alors qu'elle devrait en être le coeur et le moteur.

L'histoire donne une clé, la politique une autre, la culture une troisième à cet état de fait.

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lundi, juillet 27, 2009

Formidable MetroBasel! Une BD de trois cents pages pour partager des rêves!

couverture.jpgTrois cents pages de BD photos pour expliquer le projet d'agglo franco-germano-bâlois: MetroBasel, qui dit mieux! Sûrement pas notre projet d'agglo franco-valdo-genevois (FVG) qui cherche toujours un nom, un logo, une âme, une raison d'être autre que ce pourquoi il a été lancé tambour battant il y a bientôt quatre ans par le ministre du Territoire et conduit depuis à marche forcée sans que jamais le Grand Conseil n'en débatte: construire des trams en quêtant l'argent de la Confédération.

Le but est peut-être louable, mais, à l'heure où le ministre s'apprête à tirer sa révérence et où le monde politique FVG se perd en conjectures sur le nom du prochain capitaine, la comparaison entre MetroBasel et le projet d'agglo FVG est sur ce plan cruelle.

Les trois cents pages de BD ne sont certes pas une partie de plaisir. Mais l'effort de communication, conçu dans les bureaux bâlois de l'ETH Zurich sous la gouverne des stars mondiales de l'architecture que sont Jacques Herzog et Pierre de Meuron, montre que la marge de progression de notre canton est formidable.

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jeudi, juin 18, 2009

Demandons politiciens visionnaires! (Les vidéos du débat de l'Institut national genevois)

ing peter interpellé.jpging colovrex débat.jpging pictet architecte cantonal.jpgPrès de deux heures de débat animé, curieux, intéressant, drôle, parfois, langue de bois aussi, décalé voire surréaliste, car il était au fond irréaliste de mettre en opposition les trois personnalités invitées, mardi soir, par l'Institut national genevois. On a donc eu droit à des monologues, qui s'emboîtaient les uns avec les autres moins comme les pièces d'un puzzle que comme des billes roulant les unes sur les autres, et heureusement à de nombreuses questions réponses avec la salle. Ce fut la meilleure partie de la soirée.

Pour susciter un vrai débat, il eût fallu inviter Robert Cramer ou Mark Muller, qui a hérité de la patate chaude CEVA pour permettre les escapades bernoises de son collègue, ou Robert Borrel, l'ancien maire d'Annemasse et actuel président de l'ARC, les communes de la couronne française, ou encore les deux députés radsoc Barrillier et Chatelain, coprésidents du comité pro-ceva. Ce n'est que partie remise.

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vendredi, juin 12, 2009

Pour un Grenelle de la mobilité à Genève

agmt tram 16.jpgDepuis 50 ans, Genève est en guerre de la mobilité ou de l’immobilité. Il est plus que temps d’y mettre fin. Les prochaines élections du Grand Conseil et du Conseil d’Etat de cet automne ouvrent une nouvelle lucarne au dialogue. Nos autorités seraient bien inspirées, en marge des coups de geule électoraux, de préparer dès maintenant les conditions d’un Grenelle de la mobilité, une paix des braves entre les partisans de la bagnole en ville et ceux qui ne jurent que par les pieds, les trams et le RER.

Grenelle social, Grenelle de l’environnement, Grenelle de la mer, Grenelle de la presse, Sarkozy n’en finit pas de faire «greneller» la France, à la recherche du consensus politique, tout en préparant le prochain dynamitage de l’opposition à l’occasion du remaniement ministériel, qui ne va pas tarder après l’élection du Parlement «bruluxtrasbourgeois». Le Grenelle, fait référence aux accords historiques qui mirent fin à Mai 68. Prévoyant une augmentation du SMIG de 25%, ils furent conclus - mais jamais signés - entre les partenaires sociaux, rue de Grenelle à Paris, siège du Ministère du Travail. Grenelle égale donc dialogue et paix des braves. (photo affiche AGMT)


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lundi, juin 08, 2009

Cramer nous fabrique-t-il une Zwischenstadt?

agglo fvg.jpgJe ne connaissais pas l'expression jusqu'à cet après-midi. Butinant telle l'abeille en quête d'un nectar goûteux dans la prairie multicolore des blogs fleurissant sur les terres fertiles de la Tribune de Genève, je tombe sur le blog d'Inma Abbet, une blogueuse qu'héberge la Tribune de Lausane (pardon 24 Heures) avec qui nous partageons la plateforme de blog (et même plus). Inma nous livre à petite vitesse des critiques de livres... Aujourd'hui, elle chronique l'oeuvre d'un architecte Thomas Sieverts intitulée "Entre-ville : Une lecture de la Zwischenstadt".

entre ville zwischenstadt.jpgL'étude décrit les marches et les marges de la révolution urbaine à la fin des années 90. "De monde périphérique autrefois sans importance, la Zwischenstadt est devenue le lieu où vit plus de la moitié de la population mondiale. La Zwischenstadt est une mise en cause de la cité européenne traditionnelle, une ville sans centre, donc sans histoire et sans nom, sans début et sans fin, car ses limites géographiques sont floues, elle n’est ni une ville ni un village situé à la campagne, car la nature y est modifiée et tous ceux qui y vivent le font tournés vers un centre distant, qui est l’endroit où se déroulent la plupart de leurs activités. La ville compacte, à l’ancienne, subit une influence considérable de la part de la Zwischenstadt."

On lira la suite là http://inma.blog.tdg.ch

Ne voyez-vous pas là la ville tentaculaire que le projet d'agglo nous promet pour 2030 et qui s'étend jusqu'à Neydens au pied du Mont de Sion, jusqu'à Lucinges au pied des Voirons, jusqu'à Gex et Thoiry au pied du Jura? Et jusqu'à Lausanne ou même Mon(treuxVe)vey au pied des préalpes vaudoises?


Ce mardi 9 juin, à 20h., l'Institut national genevois accueille Charles Pictet dans le cadre de son cycle consacré à la métropole genevoise en 2030. L'architecte y présentera son idée de reconstruire la gare de la Praille à Colovrex, histoire de construire la ville en ville sur un espace vide ce qui n'est pas le cas du PAC actuel. Et mardi prochain grand débat sur l'agglo.

Deux milliards, combien de vélos électriques?

Avec les deux milliards que pourrait coûter le CEVA - inflation comprise, selon l'évaluation de l'Association pour une meilleure mobilité franco-genevoise*, combien...

Combien de logements pourrait-on construire à proximité de la ville de Genève? 4000 environ, terrain compris, me répond un spécialiste de l'immobilier sans but lucratif. Construire la ville en ville est bien plus écologique que d’aller quêter les pendulaires dans la grande banlieue franco-valdo-genevoise. Pour l'avoir oublié durant 20 ans, Genève s'arme d'un RER dont le rapport coût/bénéfice et l'utilité en terme de tracé ne sont sans doute pas les meilleurs parmi les solutions envisageables.

Combien de vélos électriques pourrait-on acheter et offrir aux Genevois? 15 000 par an et uniquement avec les intérêts des deux milliards dont un pour le tunnel Carouge Eaux-Vives. (Deux milliards à 2,5% et 3000 par vélo).

Combien de places de parking d’échange pourrait-on construire à la frontière, puis transporter leurs usagers en bus à gaz naturel ou à pile à combustion? 53'330! Bouygue, constructeur de l'autoroute Liane (Saint-Julien-Allonzier la Caille), évalue la construction d'un parking d'échange de 4000 places à Saint-Julien à quelque 150 millions de francs suisses.

*voir la note ci-dessous qui rend compte d'une conférence prononcée par Wolfgang Peter, président de l'Association à l'Institut national genevois dans le cadre d'un cycle consacré au thème "Quelle Genève en 2030". Les deux prochaines manifestations auront lieu les mardis 9 et 16 juin

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vendredi, mai 01, 2009

Cramer se succédera-t-il à lui-même

cramer robert hotel de ville.jpgRobert Cramer cherche-t-il à se succéder à lui-même? La question qui fait écho à une autre: comment piloter le projet d'agglomération franco-valdo-genevois? Et plus largement, comment piloter les grands projets d'urbanisme du canton? La législature qui s'achève aura montré qu'en ce domaine les institutions genevoises ont atteint leurs limites.

L'idée de confier à un super manager l'urbanisation des futurs quartiers Praille, Acacias, Vernets (PAV) n'était pas mauvaise. Mais la démission, trois mois après sa nomination, de l'oiseau rare de Mark Muller, dont on avait rogné les ailes avant son envol, a fait retomber la gouvernance de ce projet stratégique dans les affres de coordination où tous les pouvoirs s'annulent. Seule la réalisation de l'idée de Charles Pictet de reconstruire la gare à Colovrex peut sauver le PAV de l'enlisement dans les alluvions de l'Arve.

Le projet d'agglo a partiellement échappé à cet écueil, car, dans ce cas, c'est le conseiller d'Etat en charge du territoire qui tient ferme la barre et a su faire miroiter à ses amis français quelques retombées de la loi fédérale sur le financement des infrastructures (CEVA, trams d'Annemasse, de St-Julien, de St-Genis) et un partage de l'emploi qui ne lui coûtait pas cher.

Sur ce plan Robert Cramer a assumé ses responsabilités et a démontrer ses talents de fin stratège. Il a failli cependant, en imposant à une classe politique asphysiée ou achetée - l'Etat est un groupe mandataire et distribue largement ses subsides - un projet dont les grandes lignes sont quasi ficelées sans qu'aucun débat démocratique n'ait eu lieu. Tout le contraire de la démarche du grand pari(s), où dix bureaux d'architectes ont planché sur l'avenir de la ville lumière et de ses banlieues.

Qui sera le Cramer de la nouvelle législature 2010-2013? Cramer lui-même?

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mercredi, février 18, 2009

Pic-Vert dénonce l'avenir "gris" de la Genève de 2030

GOTTSCHALL Christian pic-vert.jpgTandis que le projet d'agglomération poursuit sa route à vive allure - la deuxième table ronde du PACA de Bernex est annoncée, on peut s'inscrire ici jusqu'au 30 mars - Christian Gottschall, vice-président de Pic-Vert, fait entendre la voix des propriétaires de villas (si décriées par les aménagistes, car gaspilleuses d'espace). "Le projet d'agglo, c’est, estime Christian Gottschall, le retour à la vision des années 60 et de la Genève des 800'000 habitants et plus encore…" A noter toutefois que l'appel à plus de participation sonne étrangement, alors que l'équipe du projet multiplie les tables rondes ouvertes à la société civile. Pic-Vert n'y serait-il pas convié?

Il est vrai que consulter sectoriellement les gens n'est pas la même chose que consulter l'ensemble de la population du canton, comme le demande Pic-Vert. Quant à consulter l'ensemble de la population du Pays de Genève? La Constituante ou le prochain ministre du territoire diront, peut-être, comment le faire.

Le blog Métropole Genève est ouvert à toutes les contributions et publie ci-dessous cette opinion. Nous espérons que ce texte suscitera de nombreux commentaires. Pour mémoire, nous apprécions particulièrement ceux qui sont courtois, concis, pertinents et signés. (JFM)

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vendredi, janvier 30, 2009

La démocratie participative manque de transparence

paca s.pngVoilà une bonne semaine que je demande au projet d'agglomération franco-valdo-genevois de me fournir la liste des associations de la société civile conviées ce samedi 31 janvier à l'hôtel Ramada de la Praille à discuter du PACA (plan d'aménagement concerté d'agglomération) Plaine-de-L'Aire Saint-Julien. Après avoir menacé de recourir à la loi sur l'information du public, j'ai reçu une liste. En fait il s'agit d'une copie écran d'un document qui doit figurer quelque part sur le site internet du projet d'agglomération.

Même topo pour la liste des membres du collège du PACA - moitié des maires moitié des experts +1 - qui se sont réunis toute cette journée. A huits clos. La direction du projet précise ce soir: "A ce stade de l'étude, il n'est pas prévu de communiqué de presse."

Cerise sur le gateau, le service de presse savoyard, chargé de l'organisation écrit dans son courriel: "En raison de la loi française «informatique et libertés» nous ne sommes pas en mesure de passer le listing nominatif." Vive la démocratie participative!

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dimanche, janvier 25, 2009

30'000 habitants de La Praille à Neydens: on en discute le 31 janvier à La Praille

paca st ju périmètre.pngSamedi prochain, 31 janvier, le projet d'agglomération franco-valdo-genevois devrait s'affiner encore un peu en direction du sud. Lancé le 28 juin 2008, le PACA Saint-Julien-Plaine de l'Aire organise sa première table ronde à l'hôtel Ramada du stade de la Praille. De quoi s'agit-il? D'une petite messe, où les experts en mobilité, en urbanisme, en environnement viendront rendre compte de leurs réflexions au bon peuple et à ses élus. Et comme on ne peut pas réunir tout le bon peuple à la manière d'une Landsgemeinde, les maires ont été priés de sélectionner quelques-uns de ses représentants. Notez qu'on peut encore s'inscrire jusqu'à demain soir 26 janvier ici.

C'est ainsi que, pour Bardonnex, ont été invitées les associations des Dames paysannes de Bardonnex, Mémoire de Bardonnex et le football club de Compesières. Je ne suis pas en mesure de vous donner encore la liste des associations invitées de Perly-Certoux, Plan-lesOuates, Confignon, Lancy, Bernex, Saint-Julien-en Genevois, Archamps et Neydens, car M. Jousselin, chargé de communication du projet d'agglomération côté français, ne m'a pas encore envoyé la liste qu'il m'a promise.

Les grandes associations cantonales et régionales - TCS, ATE, syndicats, chambres de commerces, employeurs, agriculteurs et défenseurs de l'environnement seront de la partie. Les élus sont également conviés. Combien seront-ils à consacrer leur samedi? Et pourquoi les partis politiques des communes concernées n'ont-ils pas été invités?

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mardi, septembre 02, 2008

Bernex, La Praille, Ambilly: une idée pour sortir de l'impasse annoncée

proregio.pngA Bernex, en 2030, vivront 24'000 habitants et travailleront 9800 personnes. C'est le but que s'est fixé le projet d'agglomération franco-valdo-genevois. Mais ce rapport de 40% d'emplois est l'oeuvre des autorités de Bernex et du plus impliqué d'entre elles, Serge Dal Busco, ingénieur civil et président de l'Association des communes genevoises, qui a dit au ministre cantonal du Territoire Robert Cramer: "Tope-là! Bernex est d'accord de devenir un des futurs centres régionaux de la métropole Genève, mais pas question d'être une "cité dortoir". Nous réclamons un emploi par nouvel habitant."

L'administration cantonale a fait la grimace, mais le ministre a dit ok. Reste à mettre ce projet en musique. Et là Bernex peut innover et devenir un laboratoire démocratique de l'aménagement du territoire pour Genève. On en débat dès ce soir à 20 heures, à l'Ecole de Cressy. [cliquez sur le lien pour voir le programme, cliquez sur les images et les cartes pour les agrandir]

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mardi, juillet 15, 2008

Quelques oublis du projet d'agglomération

Par Pierre Kister, ancien président de l'ARN (Aménagement de la Région Nyonnaise)

Le projet d'agglo est riche et bien formulé. C'est pourquoi, je m'étonne que les axes principaux de circulation n'y soient pas ou très peu traités.

[Le point de vue qu'on lira ci-dessous a été posté le 15 juillet en commentaires sous le billet intitulé "Genève met un pied dans le Reblochon".]

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mercredi, avril 16, 2008

Un sondage pour frimer?

1640921010.png"Près de la moitié des habitants du canton de Vaud, 60% des habitants du canton de Genève, mais seulement un tiers des Anneciens, ont entendu parler du projet d’agglomération franco-valdo-genevois. Par ailleurs, près de 70% des Anneciens, mais aussi plus de 40% de genevois estiment à tort que l’agglomération d’Annecy est partie prenante de ce projet."

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