mardi, mars 25, 2008

Le Monopoly du PAV

Le pactole que représente le périmètre du futur quartier La Praille-Acacias-Vernets (PAV pour les intimes) fait scintiller les yeux des financiers. Qui va en profiter? L'Etat propriétaire ou les entreprises privés au bénéfice de droit de superficie?

 

L'article publié par la Tribune mardi dernier 18 mars est riche d'enseignements. Nul doute qu'il suscitera le débat et des questions intéressantes. On le consultera ici etPAV18mars08.jpg  [cliquez sur les mots pour ouvrir les documents]. (JFM)


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vendredi, mars 21, 2008

La plus grande arche du monde

 

Nouveau record en vue pour Dubai, annonce l'hebdomadaire Le Point cette semaine. Détenteur pour quelque temps encore de la plus haute tour du monde, il ambitionne de jeter au-dessus des flots la plus longue arche de pont. 667 mètres de béton et d'acier pour suspendre douze voies pour les voitures et une ligne de métro. Excusez du peu. A Genève on se contenterait de quatre voies autoroutières et d'un train Paris-Cointrin-Mont-Blanc- Aoste.

 

Le Pont ajoute que ce méga pont assurera le passage de 20'000 voitures et de 23'000 voyageurs par heure. Inauguration 2012. Trois ans avant le 1er juin 1815 date du 200e anniversaire de l'entrée de Genève dans la Confédération, date choisie par Philippe Joye pour inaugurer son pont des nations.

19:00 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, mars 13, 2008

La frontière Saint-Ju-Perly

 

J'ai reçu cette photo ce matin. Qui en dit long sur l'aménagement de l'agglomération.

 

Question: qu'y a-t-il entre le champ de blé et la muraille des immeubles?

 

Réponse: la frontière franco-genevoise.

 

Dans son courriel, Catherine Girod-Gaughran m'écrit: "Ce matin j'ai pris ces photos depuis Perly, qui illustrent bien le propos d'urbanisation débridée de nos communes frontalières.
Au 1er plan la zone verte et vierge suisse, un chemin qui mène vers un mur de batiments, vers un no man's land bizarre.

 

Ce mur marque la frontière où nous sommes acculé, tant les terrains nous manquent. A gauche, on voit le parking d'échange près de la douane. Les frontaliers doivent traverser Saint-Julien pour s'y rendre.

 

Catherine Girod-Gaughran est architecte. Elle est candidate à Saint-Julien sur la liste d'Antoine Vieillard.



Elle ajoute ce post-scriptum: Ce constat de zone verte a été repris par un géographe de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, M. Christian Schmidt qui a analysé et comparé les développements urbains de Bâle, Zurich et Genève.

vendredi, mars 07, 2008

Zurich Genève: plus de points en commun?

Image projetée à Uni Bastions par le maire de Zurich. Le seul objet où Genève dépasse encore Zurich?

[Lire aussi A Zurich le patron est socialiste , Zurich, les clés du succès ]

 

 

"Genève et Zurich ont plus de points en commun que de différences". Vérité ou politesse que cette déclaration liminaire à la conférence que le maire de la capitale économique du pays a donné hier soir à Uni Bastions, devant une petite assemblée de 80 personnes réunies sous les auspices de la Nouvelle société helvétique et de la Fondation pour Genève?

 

Politesse évidemment, car, comme en football, Zurich et Genève ne jouent pas dans la même ligue. Ce qui ne veut pas dire que Genève ne peut pas remonter en super league... Inventaire des différences, dans le désordre et de manière non exhaustive (à vos lecteurs de le compléter ou de le discuter en cliquant ci-dessous sur le mot commentaire).

 

Genève et Zurich sont deux villes suisses baignées par des lacs glaciaire et par la Réfome. Déjà deux différences: les lacs n'ont pas le même charme et la Réfome zwinglienne n'est pas celle de Calvin.

 

La commune de Zurich est presque sept fois plus grande que celle de Genève. Elle s'étend sur 92 km2, dont seul 20% sont construits, tandis que Genève est coincée dans 15 petits km2.

 

Au plan démographique, Zurich héberge deux fois plus d'habitants que Genève: 380'000 dont 31% d'étrangers contre 185'000. Seule la ville des bords du Zurisee est perçue comme une métropole européenne, une capitale.

 

Les deux villes sont des communes, sauf que le budget municipal de Zurich est sept fois supérieur au budget genevois, simple conséquence d'une erreur historique, celle ne pas avoir fondu la Ville de Genève seule entité existante jusqu'à Napoléon, et le canton au moment de son entrée dans la Confédération. Une erreur que la nouvelle constitution devra bien aborder. La commune de Zurich détient elle des pouvoirs dans l'aménagement du territoire, la police des constructions (rebaptisé par Lederberger Office des autorisations de construire, histoire de souligner que les administrés ne sont pas des assujettis mais des clients). Zurich a 24'000 fonctionnaires, dont 6000 dans la santé et 2000 dans la police.

Chacune a une université, mais Zurich héberge aussi le prestigieux EPFZ. Un étudiant sur trois en Suisse étudie à Zurich. Un opéra aussi mais celui de Zurich joue beaucoup plus souvent. Zurich a deux stades de football quand Genève n'en a plus (La Praille est sur Lancy et la ville n'a pas investi un franc dans cette infrasctrurue).

 

Les deux villes ont un aéroport, mais Unique, malgré les déboires de Swissair, reste une vraie plate-forme intercontinentale. Ne parlons pas de la gare de Zurich qu'il faut désormais mettre au pluriel, puisque de gigantesques travaux sont en cours pour supprimer lle cul de sac de la Hauptbahnhof (voir ici) tandis que l'hypothétique CEVA va déplacer le cul de sac de Cornavin de 15 kilomètres à Annemasse...

 

Genève et sa région n'ont jamais aimé les transports publics ferroviaires, sauf au début du siècle dernier, à l'époque où l'on a imaginé le CEVA. Zurich est depuis plus d'un siècle le coeur d'un réseau RER impressionnant et pas seulement financé par les CFF n'en déplaise aux mauvaises langues de ce côté-ci de la Sarine. Résultat 33% des déplacements se font en transports public, 35% à pied et seulement 33% en voitures. A noter aussi que le conseil d'administration de neuf membre de l'Agence intercommunale des transports publics n'offre qu'un siège à Zurich même si 65% du trafic a lieu sur son territoire.

 

Les deux villes sont des capitales financières. Mais Zurich reste, bien plus que Genève, une ville industrielle. Sa région surtout, entre Bâles et Saint-Gall, entre Schaffhouse et Lucerne, héberge des milliers de PME anciennes ou récentes alors que l'Hinterland genevois est un désert industriel, à l'exception de la vallée de l'Arve.

 

Mais c'est peut-être au plan politique que les différences sont les plus grandes. Le maire de Genève est un roi sans pouvoir. Il change chaque année et ne détient un peu de pouvoir que dans trois domaines: la culture, les parcs et jardins et le sport (et dans ce dernier cas, la ville a démissionné de sa responsabilité en laissant à d'autres le soin de construire un grand stade). Tout le reste, police, urbanisme, police des construction, voirie, déchet, santé, social, transports publics et services industriels, dépend du canton ou d'agences spécialisées cantonales.

 

J.-F. Mabut

 

 

 


 

Ce billet comme les deux qui précèdent est le résumé commenté d'une conférence donnée le 6 mars à l'aula d'Uni Bastions par Elmar Ledergerber, maire de Zurich, à l'invitation de la Nouvelle société helvétique et de la Fondation pour Genève.

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Lire aussi A Zurich le patron est socialiste , Zurich, les clés du succès

09:59 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (8)

Zurich: les clés du succès

 

La méthode Elmar pour sortir Zurich du marasme des années 90? Il faut une équipe politique soudée, un projet, une culture de l'optimisme, une vision pour l'avenir et le courage de réaliser. Et il faut parler un langage simple, clair et direct. Pas de bonimenteur au pouvoir.

 

L'équipe, c'est lui Elmar Ledegerber, président durable de la municipalité, sans pouvoir supplémentaire sinon celui du verbe, de la foi et de l'amour de sa ville. Le tournant est intervenu en 1998 quand trois socialistes et un vert ont pris le pouvoir avec trouvant les modalités d'une coalition loyale avec les trois radicaux. Résultat le règlement de l'urbanisme et de la police des construction, qui était resté sans effet durant 20 ans car voté du bout des lèvres par les Zurichois, a trouvé des majorités confortables et a pu être appliqué sans référendum, étape par étape, en partant d'un moins conflictuel (la construction et la rénovation des logements) au plus complexes, la décision de construire des gratte-ciel et la réhabilitation des vieux quartiers industriels coincés entre les rails de chemins de fer et la Limmat.

 

Le projet, ce fut la construction de logements. En dix ans, dix mille grands logements. Tel était le slogan. Une politique pour les familles qui avaient désertés la commune. Nous avons réalisé ce programme en neuf ans, dit Elmar Ledergerber déclenchant une rumeur désolée dans l'aula principale d'UNI Bastions. La ville a fourni le terrain aux coopératives de logement, très actives à Zurich. Le projet ce fut aussi 800 millions investis dans la rénovation des logements, la construction de deux stades, le doublement du musée Rietberg. Le doublement des dépenses pour les écoles, la création des jobs à mille francs (la promotion du travail contre l'assistanat). "A Zurich, nous n'avons pas de mendiants, pas de gens qui logent sous les ponts", ajoute sans rire le magistrat socialiste.

 

La culture, c'est la Street parade "qui traduit symboliquement la transformation d'une ville post-zwinglienne". Le changement de la législation cantonale en matière de patente a eu pour effet la multiplication des cafés dans les quartiers. Zurich est une ville jeunes vertes où il fait bon vivre. La culture, c'est aussi un budget municipal de 350 millions de francs par année.

 

La vision pour l'avenir, c'est celle d'une métropole européenne, d'une Science City. et même si le maire promet de supprimer cette appellation dédaigneuse pour les autres, la vision pour l'avenir c'est bien Zurich, centre-ville de la Suisse.

 

Et le grand Zurich, quelles sont vos relations avec le canton et la région demande l'ancien conseiller national Gilbert Coutau?

 

Ma vision ne correspond pas forcément avec ce qu'il est possible de faire" répond diplomatiquement Elmar Ledergerber qui ne cache pas son énervement quand des fonctionnaires du canton font mine de considérer la ville comme l'une des 173 communes du canton. Mais nous entretenons de bonnes relations avec le Conseil d'Etat, ajoute le magistrat.

 

Au plan régional, pas facile non plus de coordonner une agglomération grosse de sept cantons et de la Forêt noire. Trois conférences métropolitaines ont déjà eu lieu. Une quatrième va voir le jour. J'espère qu'il en sortira une extension à la région de notre document stratégique 2025 et que dans dix ans les communes et les cantons auront transféré quelques compétences à ce nouvel échelon de la gestion publique du grand Zurich.

 

Le maire remarque au passage que les dix plus grandes villes de Suisse ont plus d'habitants que les 14 petits cantons qui eux ont la majorité à la Chambre des cantons à Berne. Il a bien l'intention de dynamiser prochainement l'Union des villes suisses et d'être le leader des dix plus grandes villes suisses.

 

Jean-François Mabut

 

Ce billet comme celui qui le précède est le résumé d'une conférence donnée le 6 mars à l'aula d'Uni Bastions par Elmar Ledergerber, maire de Zurich, à l'invitation de la Nouvelle société helvétique et de la Fondation pour Genève.

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Lire aussi A Zurich le patron est socialiste , Zurich Genève, plus de points en commun?

 

09:01 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

A Zurich, le patron est socialiste

 

Une image projetée hier soir à Uni Bastions: quelles sont les images qui illustrent Genève?

 

Zurich est-elle aussi séduisante que son maire le bel Elmar? Sans doute. C'est en tout cas un tableau magnifique, sans taches ni zones d'ombre, qu'a brossé hier soir son magistrat le socialiste (très rose pale) de la métropole nationale - Zurich aime à se définir comme le centre ville (down town) de la Suisse.

 

A Uni Bastions, Elmar Ledergerber a littéralement bluffé les quelque 80 personnes (une maigre chambrée) réunies à l'initiative de la Nouvelle société helvétique et la Fondation pour Genève. Et où les élus de la Ville et du canton brillaient par leur absence. Peur de se confronter à un magistrat fier de sa ville et de son bilan, qui affiche ses succès comme un manager et révèle que 85% des Zurichois sont contents de leur sort et que 75% ont confiance dans leur gouvernement?

 

Le tristement célébre Letten et sa scène de la drogue, (lire ici) la crise des années 90 et la perte de 40'000 emplois, une dette de 1,5 milliard de francs ont fait place à une ville transformée de 380'000 habitants et 350'000 emplois (deux fois la ville de Genève), un budget municipal de 7,6 milliards de francs (sept fois celui de la Ville de Genève) et une fortune dans la caisse municipale "qui nous permet de faire face à trois ans de crise".

 

Mais cela ne suffit pas à l'ambitieux maire, qui parle de sa ville comme un patron parle de son entreprise, le regard pointé sur 2025 et sur les indicateurs de performance et un discours où l'initiative privée est porté au crédit de la ville au même titre et même plus que l'action publique.

 

Dans un récent document stratégique, la majorité de gauche qui gouverne la ville depuis 10 ans a défini les quatre piliers de son développement:

  1. la consolidation de la place financière qui fournit un emploi sur quatre et le développement de l'économie créative design, marché de l'art, cinéma, Google etc. A propos des banques pas un mot critique dans la bouche du socialiste sur le scandale fiscal qui secoue l'Allemagne, tout juste une remarque sur la crise des crédits hypothécaires qui montre que le secteur financier n'est pas intouchable.
  2. La promotion de la formation et de la recherche. En Suisse, un étudiant sur trois étudie à Zurich, sans compter le maillage (network) serré des HES et des instituts privés. Des atouts qui ont séduit Google et Microsoft et ce n'est qu'un début.
  3. Le développment du tourisme. Zurich est la première destination suisse avec 2,5 millions de nuitées. le centre de congrès en construction devrait en attirer un demi-million supplémentaire d'ici peu.
  4. La santé et les sciences de la vie. Les hôpitaux de la ville sont au top. Ils ont introduit des méthode de management moderne, supprimer le statut du fonctionnaire et sont complétés là aussi par un autre maillage de cliniques qui fait fortune avec le tourisme médical. (Ledergerger n'a pas parlé de Dignitas...)

 

Mais cela ne suffit pas encore au maire de Down Town Switzerland (une expression qu'il n'aime pas et souhaite faire disparaître au besoin en coupant les vivres à l'Office du tourisme).

 

Zurich vient d'adhérer aux clubs des little big towns européennes Eurocities. Elle entretient des liens particuliers avec Los Angleles, Kumin en Chine et quelques autres métropoles. 80 projets de collaboration sont en cours au plan universitaire et privé.

 

Enfin Zurich a convaincu Bâle et Genève de faire acte de candidature au pavillon des grandes villes de l’exposition universelle de Shanghai 2010. Pour le reste, Zurich n'entend pas jouer dans la même ligue que ses deux rivales helvétique. Ses concurrentes sont Stuttgart, Lyon, Turin.

 

Lire aussi

Zurich: les clés du succès

Zurich Genève: plus de points en commun?

 

 

 

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jeudi, mars 06, 2008

Lézarde dans le CEVA

 

 

Le front des pro-CEVA s'est singulièrement lézardé cette semaine. Demi-surprise, la faille vient des libéraux qui se souvenant que leur électorat loge davantage à Champel qu'aux Pâquis ont franchi le Rubicon en décidant d'accorder leur feu vert à l'initiative anti-CEVA. Certes les libéraux ne disent pas encore que le tracé de la liaison Cornavin Eaux-Vives Annemasse de 1912 n'est pas le meilleur. Olivier Jornot, auteur en verve du rapport de minorité de la commission législative du Grand Conseil (lire ici), se réfugie derrière des arguties juridiques pour expliquer qu'il n'est pas acceptable de déclarer nulle l'initiative des anti-CEVA.

 

Le 9 janvier dernier, Michel Barde, l'ancien patron des patrons genevois, avait déjà brisé, dans la Tribune de Genève, l'étrange alliance qui avait vu, le 26 juin 2002, en pleine canicule, les socialistes, les Verts et les milieux de la construction voter à la va-vite comme un seul homme le crédit de 400,8 millions de francs (la part genevoise pour relier la Praille aux Eaux-Vives et à la frontière française par une double voie ferroviaire). Voilà ce qu'écrivait le libéral de Genthod (texte complet ici):

"S’agissant du CEVA, le problème est assez analogue. Nul ne conteste l’utilité d’un transfert modal attractif sur le rail. Mais la réalité des chiffres montre que c’est vers Bardonnex (avec la future connexion de l’A41 en provenance d’Annecy) que la plus forte progression est à attendre, et non pas vers Annemasse, où il suffirait de prolonger l’actuelle ligne du tram 12. "

 

 

Ce qui est sûr aussi c'est que les partenaires français de la région n'ont toujours pas digéré, le vote surprise de 2002. Ils ont dû changer leur fusil d'épaule, expliquer à Paris, à Lyon et à Réseau ferré de France que Genève avait soudain abandonné l'option légère d'un tram pour la version lourde d'un train. D'autant plus incompréhensible aux yeux des stratèges ferroviaires de l'Hexagone qu'ils ne sont pas prêts à investir des millions pour réhabiliter les lignes régionales et construire des parkings d'échange, sans lesquels le CEVA n'aura guère d'attractivité. Six ans après le vote du Grand Conseil, le crédit de 90 millions d'euros n'est d'ailleurs toujours pas bouclé.

 

Le CEVA revient d'ailleurs régulièrement au devant de la scène politique de l'autre côté de la frontière, soit dans les colonnes du Messager, soit dans les discours des hommes politiques. On lira avec curiosité cette déclaration du future maire d'Annemasse qui lui, en fidèle allié de Robert Borrel, soutient le CEVA.

 

La lézarde libérale suffira-t-elle à précipiter l'effondrement du mammouth inutile? Elle vient tard, à une semaine seulement du débat du Grand Conseil du 13 mars. Le front des bétonneurs, des syndicats de la construction et des Verts devraient tenir le choc. Et le CEVA attendra encore quelques longs mois que le Tribunal fédéral statue pour savoir si oui ou non les Genevois voteront sur leur chantier du siècle. Un désaveu juridique de la Haute Cour serait une honte pour notre Parlement et notre canton.

 

On notera à ce propos que Genève est un des rares cantons à ne pas connaître de référendum financier obligatoire. Dans la plupart des autres cantons suisses, le peuple est appelé à se prononcer dès qu'un crédit de construction dépasse un certain nombre de millions. De quoi donner un os à ronger à la future Constituante. 450 millions, ça vaut bien un scrutin!

 

J.-F. M

 

14:52 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (6)

jeudi, février 21, 2008

Cointrin Annecy, Lyon et Swissmetro

"L'aéroport de Genève condamné à ne pas grandir!" Est-ce grave? Evidemment!

 

Penser que l'aéroport accueillera son quinze milionnième visiteur en 2015 déjà et que sa capacité maximale ne peut guère dépasser 20 à 25 millions de passagers (sauf à ouvrir le site 24 heures sur 24, ce qui est évidemment impensable) doit interpeler les Genevois et autour deux les deux millions d'habitants qui profitent de cet équipement vital pour le développement de la région (imagine-t-on Genève sans aéroport? Déjà qu'elle est un quasi cul de sac au niveau ferroviaire)

 

Manque-t-on d'un Conseil d'Etat visionnaire comme l'affirme Jean-Claude Cailliez aujourd'hui dans la Tribune? Louis Casaï (qui est le dernier conseiller d'Etat à avoir donné son nom à un boulevard) avait négocié dans les années 50 un échange de terrain avec la France.

 

La deuxième piste de Cointrin ne peut évidemment plus être construite dans le bassin genevois. Elle ne peut donc se situer que dans un périmètre plus éloigné et être relié avec un transport rapide offrant un temps de transfert inférieur à la demi-heure. Quels seraient les aéroports candidats? Payerne, Annecy, Sion, Chambéry, Lyon?

 

Et si on lançait sans tarder des études pour relier la capitale des Gaules et la cité du Léman avec un swissmetro via Annecy et Chambéry ou un trajet Cointrin Payerne Kloten? Dire que le CEVA ne sera même pas capable de relier Cointrin à l'aéroport d'Annemasse. On est peut-être bien obligé de donner raison à M. Cailliez.

 

J.-F. Mabut

09:31 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (5)

lundi, février 18, 2008

Zurich construit la plus haute tour du pays

Genève ambitionne de construire la plus haute tour de Suisse à la Praille. Enfin ou hélas? Les Genevois qui adorent brûler ce que d'autres adorent ne manqueront pas d'en débattre. 1)

 

Pourtant les tours restent, n'en déplaise aux ronchons, la meilleure manière de préserver l'espace naturel autour d'une ville. C'est aussi, lorsqu'il s'agit de tour d'habitations, la meilleure manière de conserver la mixité sociale en ville et d'éviter la prolifération de banlieues sans âme, qui imposent notamment à leurs habitants une double dépense, celle d'un abonnement aux transports publics et celle d'une et souvent deux voitures.

 

Longtemps la Suisse s'est contentée de ses montagnes pour voir haut. Il est vrai que l'érection catastrophique de quelques immeubles élevés, à Fribourg ou à Montreux, a tué l'imaginaire des tours dans l'inconscient collectif. Désormais Bâle et Zurich sont en compétition pour héberger la plus haute tour de Suisse.

 

C'est Bâle qui détient le record actuel avec la tour de la Foire (Messeturm) qui avec ses 105 mètres, dépasse de 5 mètres la flèche de la cathédrale de Berne. Mais Zurich donne aujourd'hui le premier coup de pioche pour construire son petit gratte-ciel, la Prime Tower de 126 mètres (36 étages) dans l'équivalent de la zone de la Praille de la capitale économique du pays, un chantier initié par Swiss Prime site, le premier investisseur immobilier du pays.

 

126 mètres reste encore bien en dessous du seuil de 150 mètres au-delà duquel, un immeuble "gratte le ciel"... (A ce sujet, lire cet article de Swissinfo et la liste des gratte-ciel d'Europe)

 

Mais Bâle tient à garder la main. Le groupe pharmaceutique Hofmann-La Roche a confirmé le regroupement de son siège à Bâle. Il devrait lancer en 2009 la construction de la plus haute tour du pays (154 mètres) pour un investissement total de quelque 800 millions de francs. Le gratte-ciel (un vrai cette fois) ainsi qu'un nouveau centre de recherche seront conçus par le cabinet d'architectes Herzog & de Meuron.

 

1) Selon le Courrier du 15 février, "Le projet phare du gouvernement pour le quartier Praille-Acacias-Vernets n'est qu'un «leurre» selon une partie de la gauche. (...) Le Courrier a appris qu'un projet de loi de déclassement des terrains circulait déjà auprès des acteurs concernés. Le volontarisme du Conseil d'Etat vient ainsi buter contre un front de refus qui semble se renforcer de jour en jour. Dans les milieux proches des locataires, on évoque déjà le lancement d'un référendum au cas où la majorité de droite du Grand Conseil votait le projet de déclassement. Partenaire d'un jour du fameux «accord sur le logement», le Rassemblement pour une politique sociale du logement (RPSL1) se profile aujourd'hui comme un redoutable adversaire du masterplan Praille-Acacias-Vernets (PAV). A trop se focaliser sur le masterplan, le duo Muller–Cramer est accusé de perdre de vue les possibilités de bâtir en zone agricole. Et ce en dépit des engagements qui auraient été pris lors de la signature du protocole d'accord sur le logement (devenu loi en mai 2007). Avec une telle vision urbanistique, l'objectif des 50 000 logements à créer sur le territoire cantonal d'ici à 2030 ne pourra pas être atteint, prédit le RPSL."

 

JF Mabut (jf.mabut@edipresse.ch)

 

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mercredi, février 13, 2008

Genève: la fin de l'explosion démographique?

La population du canton n'a augmenté l'an dernier que de 2278 habitants contre plus de 5800 pour chacune des années 1999 à 2003. Un renversement de tendance durable? Le graphique et le communiqué publiés par l'Office cantonal de la statistique en janvier mérite une analyse.

 

 

 

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vendredi, février 08, 2008

La métropole genevoise n'existe pas

Foi de statisticien cartographe, la métropole franco-valco-genevoise ne semble exister que dans la tête des politiques.



A peine plus grosse que Grenoble qui annonce un demi-million d'habitants, la région franco-valdo-genevoise reste avec ses 690'000 habitants une métropole croupionne par rapport à ses plus proches "rivales".

Comme toujours et encore plus en cette année chinoise, une image vaut mille mots (cliquez pour agrandir la carte).

 

On observera donc ci-dessus que la densité de la région genevoise est faible, dès que l'on quitte le coeur de la cité, et que l'arc lémanique n'est qu'un fil ténu sur la rive nord du Léman. Zurich (un million d'habitants) étend ses bras tentaculaires le long des deux rives de son lac, le long de l'Aar jusqu'à Olten et, à l'est, jusqu'à Winterthur.

 

Bâle (733'000 âmes) qui compte donc à peine plus d'habitants que Genève apparaît visuellement plus étendue. Et l'on ne parle pas de Lyon (1,5 million), Turin (1,6 million) ou Milan qui avec ses 3,5 millions d'habitants est la véritable capitale des Alpes. Genève est ainsi la ville la plus densément peuplée des métropoles étudiées par l'Office cantonal de la statistique et l'Insee Rhône Alpes.

 

De cette géographie humaine que l'Observatoire statistique transfrontalier de l'espace granco-valdo-genevois vient de mettre en carte, on peut tirer quelques enseignements. A discuter évidemment (cliquez sur le mot commentaire ci-dessous. Soyez concis, pertinent et signez votre message).

  1. Il faut construire le long des rives du Léman. Ce sont les lieux les plus agréables pour habiter et y adapter en conséquence le réseau routier (sutrout au sud du Léman).
  2. Il faut construire le long des axes de transports existant. (Ce qui implique de renoncer à construire les communaux d'Ambilly ou le plateau de Pinchat tant qu'on n'a pas trouver de solution pour canaliser le trafic automobile de ces nouveaux quartiers.).

 

Reste

  • à raccorder la voie rapide du Pays de Gex au réseau autoroutier suisse et français,
  • à réhabiliter le chemin de fer du Pays de Gex et à le raccorder au réseu suisse
  • à prévoir une bretelle du RER sur Douvaine et hermance
  • à désenclaver la rive gauche du lac en créant une autoroute sous-terraine du carrefour d'Etrembieres à la gare d'Annemasse (en attendant la traversée de la rade)
  • à terminer la ligne du Tonkin vers le Valais
  • etc.

 

A noter encore cette réfexion conclusive des auteurs de l'étude publiée hier: "L'espace métopolitain franco-valdo-genevois ne se définit - ni en France et encore moins en Suisse - comme alpin ou jurassien. Pourtant, il borde ces massifs. dans d'autres pays européens, une telle proximité des régions de montagne serait mise en avant comme un atout majeur." Un soutien qui ne dit pas son nom aux Jeux olympiques d'hiver Genève 2018...?

JFM
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vendredi, janvier 04, 2008

L'enjeu des années 2008 et +

Illustration tiré de la Charte d'engagement.

 

La Charte "Genève agglo 2030" signée le 5 décembre 2007 est un document d'intention. Les travaux concrets démarrent cette année. Sacré défi! Les intérêts sont complexes, souvent contradictoires, les autorités nombreuses (et surchargées), les dossiers techniques et l'attention des élus et du public épisodique.

 

A relever toutefois sur le site internet du projet d'agglo www.projet-agglo.org la création d'un Conseil du développement durable baptisé Forum d'agglomération. L'embryon d'une Assemblée régionale élue?

 

Genève dispose déjà d'une commission consultative du développement durable. Comme la plupart de ces conseils sensés représenter l'introuvable société civile, le cdd est composé pour un tiers des milieux économiques, un tiers des milieu de protection de l'environnement et pour un tiers des milieux sociaux et syndicaux. Autant dire que les forces vives de la nations y sont minorisée.

 

Ci-dessous le plan d'action 2008 et + tel qu'on peut le lire sur le site de l'Etat. (JFM)

 

L'enjeu des années 2008 et suivantes est une intégration plus en amont de la participation dans l'élaboration du Projet pour mettre en place une démarche participative plus ciblée en fonction des échelles abordées. A partir de 2008, le travail va se poursuivre par un approfondissement du Schéma d'agglomération et du travail sur les politiques de services.

Parallèlement des études seront élaborées : des études de projets urbains par axes sur :

  • les Périmètres d'aménagement coordonné d'agglomération (PACA),
  • les Projets stratégiques de développement (PSD),
  • des études mixtes espaces publics - infrastructures de transports (ESPU),
  • des études d‘aménagements urbains ponctuels (AUPON),
  • des études sur la mobilité douce (MD),
  • des études purement transport (TRANS).

La démarche participative du Projet d'agglomération intégrera deux échelles :

  • L'échelle de tout le périmètre de l'agglomération

- Poursuite des séminaires de participation avec les élus et la société civile élargie.

- Création d'un Conseil du développement durable : le Forum d'agglomération.

  • Les échelles locales

Des démarches participatives sur mesures associeront les partenaires de proximité et le Forum d'agglomération.

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mercredi, janvier 02, 2008

Quelle métropole franco-valdo-genevois en 2030?

Quelle métropole franco-valdo-genevoise en 2030? Genève et ses voisins (Vaud, Ain, Haute-Savoie et Rhône-Alpes) ont signé le 5 décembre une Charte de développement ambitieuse.

 

Deux cent mille habitants et cent mille emplois de plus devraient s'ajouter dans l'espace d'une génération au 750'000 habitants de la région. De quoi propulser le grand Geneve au rang de métropole européenne?

 

Le débat se poursuit sur ce blog modéré par la rédaction de la Tribune de Genève. Des dizaines de commentaires ont été publiés, alimentant quelques débats importants. Merci à toutes celles et ceux qui ont pris la peine, parfois longuement, de donner leur avis sur l'avenir de la région. Notre voeu est que ce blog devienne un carrefour incontournable du débat politique en 2008.

 

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Tous les documents sur le projet d'agglomération sont accessibles sur le site de l'Etat de Genève: http://www.projet-agglo.org.

 

JFM

 

Extrait du projet d'agglo: "L'agglomération franco-valdo-genevoise s'affirme non seulement comme la deuxième agglomération de la Suisse (7,6 mios d'habitants), mais aussi comme la deuxième métropole de la Région Rhône-Alpes (6 mios d'habitants).
Pour valoriser cette position charnière, accompagner son développement qui compte parmi l'un des plus dynamiques d'Europe et structurer les politiques d'aménagement et de développement du territoire, elle a obtenu le 30 novembre 2007 le label « Grands projets » de la Région Rhône-Alpes.
"

 

Chiffres clés

  • Rhône-Alpes

Superficie : 43'698 km²
Population : 5'645'507 hab (recensement 1999)

  • Suisse

Superficie : 41'284 km
Population : 7'507'300 hab

 

20:51 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4)

jeudi, décembre 20, 2007

Les syndicats critiquent le projet d'agglo

Salaires, profits des entreprises, aménagement du territoire, dans ces trois domaines au moins, le projet d'agglomération franco-valdo-genevois "prépare et légitime des ségrégations". Dans un long communiqué publié cette semaine, le secrétaire de la Communauté genevoise d'action syndicale n'est pas tendre avec la Charte signée par Robert Cramer et Jean-Jack Queranne et une brassée d'autres personnalités de la région le 4 décembre dernier.



Quoi qu’en disent ses co-responsables, le projet consacre une forte division économique et sociale de l’espace. Et Claude Reymond de réclamer un autre projet de développement.



Le responsable syndical est convaincu que "les centres de décision des grandes entreprises, les sièges sociaux des firmes européennes et mondiales, les organisations internationales, les logements haut-de-gamme et les lieux culturels importants continueront de s’implanter dans l’ancienne Genève sur territoire suisse; que la zone dite agricole sera conservée dans sa quasi-totalité, surtout pour des raisons politico-idéologique découlant d’une soi-disant protection de l’environnement ; et enfin que les futurs logements sociaux, les lieux de production des entreprises moyennes et petites et les organisations internationales non-gouvernementales modestes seront tendanciellement relégués dans la couronne qui densifie en formant l’autre Genève sur territoire français."



Claude Reymond dénonce la duplicité du Conseil d'Etat Cramer qui promet de loger cent mille personnes de plus dans le canton d'ici 2030, mais ne propose "aucun lieu pour les déclassements de zone agricole en zone de développement, alors que le programme d’application d’un accord « historique » sur le logement signé le 1er décembre 2006, lui faisait obligation de les cartographier lors des deux premiers trimestres 2007."



Le secrétaire de la CGAS épingle également Mark Muller qui contribue à la flambée des prix des terrains et va à l'encontre d'un rééquilibrage emplois/logements évoqué. "Le Masterplan Praille-Acacias-Vernets, « le » projet du Conseil d’Etat, prévoit en son périmètre 9’000 logements pour 41’000 emplois, soit un rapport de 5 emplois pour un logement! Ce Masterplan accentue tant le déséquilibre régional que la crise du logement."



Dernière pointe lancée par les syndicats contre le projet d'agglo, sa faible assise démocratique. "Aux débutés genevois de tous bords politiques qui s’en sont émus, le Conseiller d’Etat Cramer a répondu qu’aucune base légale n’existait pour un contrôle démocratique transfrontalier. Ce qui est exact, constate Claude Reymond qui se demande non sans pertinence: Mais s’agit-il dès lors de s’en réjouir pour en profiter, ou de s’en inquiéter pour la créer?"

J.-F. Mabut 

lundi, décembre 10, 2007

Ce qu'en pense Le Frontalier

 

Le numéro de décembre de la revue des travailleurs frontaliers consacre deux pages au projet d'agglomération. L'article non signé en rappelle le cadre politique: côté suisse, la loi fédérale d'infrastructure qui promet 3,5 milliards de francs aux quelque 35 agglomérations du pays dès 2011.

 

Côté français, le projet d'agglomération franco-valdo-genevois fait partie des 15 grandes entités retenues par la Délégation ministérielle à l'aménagement et à la compétitivité du territoire (ex Datar). Selon la loi de finance française pour 2008, 4,154 milliards d'euros au total, sont demandés au titre de 34 programmes relevant de 14 missions.

 

Le mariage de raison de Genève et de sa région devrait permettre, écrit le Frontalier, d'obtenir le label "Grands projets Rhône-Alpes" et une enveloppe de 70 millions d'euros sur sept ans pour six projets. Enfin les fonds européens devraient augmenter l'enveloppe de quelque 55 millions d'euros dans le cadre d'Interreg IV (voir aussi ici).

 

Le CEVA que le Frontalier voit déjà rejoindre Thonon et Annecy et Saint-Cergues La Cure est l'épine dorsale de la mobilité régionale. Les trams iront à Saint-Genis (c'est prévu) et à la gare d'Annemasse (c'est envisagé). Des P+R sont prévus à Machilly, Reigner et Ferney-Voltaire. Aucun mention pour Saint-Julien, ni de l'initative des "anti-Ceva" qui veulent le voir aboutir à Saint-Julien précisément.

 

Second axe stratégique, le plan directeur de l'habitat transfrontalier prévoit de construire 50'000 logements dans les dix ans. Mais Frédéric Bessat, chef côté français du projet d'agglo, ne précise pas où.

 

Rien non plus sur le volet économique sinon un guide touristique commun, pas grand chose en matière d'environnement sinon un inventaire (un de plus), rien sur la santé, quelques dilpômes de plus reconnus de part et d'autre de la frontière. Enfin la culture verra la création d'un atlas et la préparation d'un "événement fédérateur d'agglomération".

 

Le projet d'agglomération lance des pistes. Les élus ont deux ans pour les préciser et présenter des projets réalisables aux organes financeurs.

Une question clôt l'article du Frontalier: "Pourquoi le projet d'agglo s'arrête-et-il aux portes de Thonon?" En effet!

 

J.-F. Mabut

 

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vendredi, décembre 07, 2007

200'000 habitants et 100'000 emplois

Le point de départ du projet d'agglomération franco-valdo-genevois est 2010. Son point d'arrivée est 2030. Vingt ans, c'est le laps de temps qui nous sépare de 1987, année phare du boom économique des années 80 et sommet de la bulle immobilière où se forgèrent les casseroles de notre banque cantonale...

 

Quelques repères donc pour apprécier l'objectif fixé par le projet d'agglomération lequel prévoit deux cent mille habitants de plus entre Salève et Jura, dont la moitié dans le canton, et cent mille emplois en plus, dont 40% dans le canton, histoire de rééquilibrer le différentiel économique existant entre le centre et sa couronne.

 

  • En 1987, le canton hébergeait 377'000 habitants. En 2007, il en héberge 447'000, soit une augmentation de 70'000 âmes de plus en 20 ans.
  • En 1985, le canton offrait, selon l'Office cantonal de statistique 239'385 places de travail, 244'049 en 1995 et 269'274 en 2005, soit une augmentation de 30'000 emplois en 20 ans.
  • En 1987,l'économie cantonale employait 28'000 travailleurs frontaliers. Vingt ans plus tard, elle en emploie quelque 60'000.

Ces quelques chiffres laissent songeurs et montrent que les chiffres annoncés par le projet d'agglomération prévoient une accélération de la croissance démographiques et économiques du canton.

jeudi, décembre 06, 2007

L'agglomération immobile?

Huit cahiers racontent par le menu les intentions stratégiques des élus pour la région genevoise et ses 777'000 habitants. Mais on cherchera en vain dans le projet d'agglomération franco-valdo-genevois, outre la liaison ferroviaire lourde entre la Praille la gare des Eaux-Vives et la frontière suisse, qui se taille la part du lion des crédits fédéraux, de nouveaux et ambitieux projets de transports.

 

La traversée de la rade est renvoyée à 2040 et ne figure sur aucune carte. Il suffit pourtant de jeter un coup d'œil sur le maillage actuel des voies de transport pour comprendre que le chaînon manquant est une grande traversée autoroutière et ferroviaire.

 

Du coup, l'aéroport reste un cul de sac ferroviaire et ne peut être atteint depuis la France ni depuis la future ligne des Carpates ni depuis l'hypothétique Tonkin sans passer par Cornavin et repartir en arrière. Laquelle gare est difficilement accessible en voiture.

 

Du coup, la rive droite reste enclavée. Aucune route n'est d'ailleurs prévue pour rejoindre la gare d'Annemasse.

 

Il n'est pas prévu non plus de relier la voie ferrée du Pays de Gex au réseau suisse. La liaison de la voie express à l'autoroute suisse n'est suggérée qu'en pointillé. Quant au futur raccordement de cette voie express avec l'autoroute A41 via un grand pont sur le Rhône, il est également rejeté au-delà de 2030.

 

Comment va-t-on gérer l'autoroute de contournement qui frôle l'asphyxie? Ce matin encore, sur le coup de 7h30, les pendulaires s'encolonnaient sur deux voies, au pas, à l'entrée du tunnel de Confignon, alors que le bus D avançait lui aussi au pas, coincé dans la colonne de voiture à l'entrée de Plan-les-Ouates. Il nous a fallu 40 minutes pour rejoindre la rue du Stand depuis Perly. Autant descendre à pieds comme nos arrières grands-parents!

 

Rien n'est prévu non plus pour soulager les petites douanes par où percolent les milliers pendulaires matin et soir. Que deviendra la voie interquartier qui préfigurait le contournement sud du canton (également appelée voie Cottier) et qui est planifiée depuis des lustres entre le Bachet-de-Pesay et la route de Veyrier?

 

La seule nouvelle route prévue est celle des Nations qui toutefois verra son gabarit largement entamé par la construction du tram de Ferney.

 

Côté français, la liaison autoroutière sous le Mont-de-Sion grossira dans un an le flot des pendulaire en provenance de la région d'Annecy. La voie express du Chablais vers Thonon reliera-t-elle un jour le Valais? Sa connexion avec l'A41 est lointaine pour qui travaille sur la rive droite du Rhône. Mais aucun nouveau pont sur l'Arve n'est prévu. Quant à la voie ferrée du pied du Salève, sa viabilité a été sérieusement mise à mal depuis que les Eaux d'Evian ont choisi la route pour inonder le monde.

J.-F. Mabut

mercredi, décembre 05, 2007

Le projet d'agglomération est signé

Robert Cramer pour le canton de Genève et Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes, et quelque 15 autres personnalités ont signé ce mercredi à 17h30 la Charte d'engagement du Projet d'agglomération franco-valdo-genevois sur le bateau "Lausanne".

 

Le projet fixe les axes de développement du grand Genève et précise où le canton logera les 100'000 habitants de plus attendus d'ici 2030 et la région les 100'000 habitants de plus attendus dans la couronne française et sur la côte vaudoise.

 

Deuxième enjeu de taille, la localisation des 100'000 emplois nouveaux devra privilégier la couronne extra-cantonale pour rééquilibrer un peu la tendance actuelle qui voit Genève concentrer les emplois et la couronne loger les banlieusards.

 

Charte d'engagement page 56

 

 

Troisième défi, le basculement vers les transports publics des quelque 930'000 habitants de la région en 2030.

 

Le choix symbolique d'un lieu voguant et hors sol, certes amarré au quai du Mont-Blanc, pour signer la Charte d'engagement préfigure sans doute les tempêtes et les pots au noir qui attendent encore la galère régionale avant que la Berne fédérale ne lâche encore quelques millions pour financer les infrastructures des transports du Grand Genève. Il ne devrait guère rester que quelques miettes pour le bout du lac, vu que le CEVA s'est déjà taillé la part du lion des 6 milliards votés dans le cadre de la loi qui entre en vigueur au 1er janvier 2008. Première échéance attendue à fin 2014!

 

 

Montés tardivement dans le train des crédits fédéraux, le canton de Genève et son ministre du territoire ont relancé une coopération transfrontalière qui avance cahin-caha depuis des lustres. Qui se souvient de la French Geneva County d'Alain Borner et du savoyard Roland Pascal, qui a engendré l'international business park d'Archamps, promis alors à devenir la Silikon Valley du Genevois? C'était au début des années 90?. Qui se souvient des dix pôles de développement régionaux lancé à la fin dui siècle dernier?

 

Troisième tentative majeure de gouverner ensemble les quelque 730’000 habitants qui vivent dans le bassin genevois, le projet d’agglomération, réussira-t-il là où ses prédécesseurs n’ont produit que des rapports de bonnes intentions? Reconnaissons à ce stade un premier mérite au projet d'agglomération, celui de fournir des informations passionnantes sur la région qui disent bien l'urgence de s'entendre.

 

La balle est désormais dans le camp des élus et des citoyens. A Genève, la révision de la Constitution sera l'occasion de faire œuvre de pionnier pour inventer une forme pertinente de démocratie régionale.

 

mardi, novembre 27, 2007

Statistiques régionales: encore un effort svp!

L'Office cantonal de statistique fait peau neuve? Quoi de neuf au plan régional? Rien!

 

L'observatoire statistique transfrontalier ne s'est guère enrichi depuis 2005. C'est un euphémisme. Un seul document a été posté sur ce site en 2007... La lecture de cette synthèse est cependant recommandée.

 

J'en tire cette image de la région, instructive en elle-même. [cliquer sur l'image pour l'agrandir]

J.-F. M. 

 

17:32 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

dimanche, novembre 25, 2007

Leuenberger au secours des anti-CEVA?

Lu dans la Tribune de cette fin de semaine cette remarque du directeur de l'Office fédéral du développement territorial à propos du tracé de la ligne de tram de Meyrin contesté par 650 Meyrinois:

«Ce que dit M. Leuenberger est clair, expli­que Pierre-Alain Rumley. La Confé­dération verse de l’argent pour un projet de tram. Pas pour un tracé précis. C’est le maître d’oeuvre, en l’occurrence le can­ton, qui décide et fait, ensuite, valider les plans par l’ Office fédéral des transports.»

De quoi redonner de l'espoir aux initiants anti-Ceva qui ont été rudement mouchés mercredi dernier lors du débat de la Tribune de Genève.

 

Le tracé mutin qui veut relier La Praille à Bardonnex reprend peu ou prou le barreau sud imaginé en son temps par le conseiller d'Etat Gérald Ramseyer lorsque le sillon alpin était en vogue. Coïncidence, la Commission européenne a annoncé le 21 novembre dernier les grands projets prioritaires de transport sur le continent. Lire ici.

 

L'axe ferroviaire franco-italien Lyon-Turin, qui doit se prolonger vers la Slovénie et la Hongrie (Trieste-Divaca-Ljubljana-Budapest), puis jusqu'à la frontière ukrainienne recevra 754,5 millions d'euros. C'est avant tout le tunnel alpin du Mont Cenis entre le France et l'Italie, de 51,5 km (premiers travaux prévus en 2011).

 

De quoi enterrer le CEVA pour quelque temps. Genève, dont l'autoroute de contournement est au bord de l'asphysie, n'a-t-il pas plus besoin d'une grande traversée de la rade que d'un tortillard sans issue? C'est bien d'annoncer que le futur RER permettra de se rendre en 30 minutes d'Annemasse à Coppet. Mais combien sont les usagers que cela intéresse?

J.-F. M.

17:48 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (10)

samedi, novembre 24, 2007

L'emploi diminue dans le Genevois français

Nous souhaitons un prompt rétablissement à Pierre Milleret qui reste, malgré la disparition de l'Association franco-valdo-genevoise pour le développement des relations interrégionales qu'il présida longtemps, un observateur attentif et pertinent de la politique régionale, comme on peut le lire dans le billet précédent.

 

Plus de logements à Genève et plus d'emplois en France voisine. Cette équation en effet fondamentale n'a été qu'évoquée brièvement par deux intervenants français mercredi soir. Bernard Gaud, encore lui, a souligné combien le trafic pendulaire transfrontalier provenait notamment du manque de logements à Genève. Et Roland Pascal.

 

Le directeur des Services du Département de la Haute-Savoie qui faisait partie d'un panel d'invités installés au premier rang a clairement manifesté la nécessité d'un rééquilibrage des logements et des emplois de part et d'autre de la frontière. Personne cependant n'a répondu lorsqu'il a indiqué que l'emploi avait reculé de 1,3% dans le Genevois français. Un signe inquiétant au moment où la hausse de l'euro frappe de plein fouet les commerces de la couronne frontalière habitués à accueillir une grosse clientèle suisse.

 

Le comblement de ce déficit d'emplois du côté français, chacun le sait bien, n'est guère dans le pouvoir des autorités politiques régionales. Ce sont les divergences de politiques nationales qui sont en cause:

  • la politique fiscale (y compris le secret bancaire) et
  • la politique du marché du travail.


Peut-être faudrait-il faire œuvre d'ingénierie politique dans ce domaine. Mais on ne voit pas comment la France pourrait accepter sur son territoire des zones d'activités soumis au droit suisse! Encore que!

 

N'est-il pas temps de ressusciter les zones franches douanières, non plus comme autrefois au profit de la ville puis du canton de Genève, coincée dans ses remparts puis dans sa frontière, mais au profit de toute la région franco-valdo-genevoise. La carte ci-dessus illustre la dernière situation des zones franches avant que les Traités avec l'Europe ne les renvoient aux livres d'histoire. En matière économique la France connaît le régime de zones franches urbaines. Pourquoi ne pas en inventer une version qui donne à la métropole Genève sa future dimension européenne?

J.-F. Mabut jf.mabut@edipresse.ch

 

[Ce blog est un blog où chacun peut intervenir. Il suffit d'envoyer un courriel à l'adresse blog@tdg.ch pour obtenir le mode d'emploi. Tout un chacun peut poster un commentaire en cliquant sur le mot commentaires visible sous chaque billet. Cependant seul les commentaires signés seront publiés. Au plaisir de vous lire]

08:31 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

vendredi, novembre 23, 2007

Mobilité et urbanisme

Malheureusemment et  pour des raisons de santé, je n'ai pas pu assister au débat sur la mobilité organisé par la TG le 21 novembre.

J'aimerai d'abord féliciter très vivement Mr Bernard Gaud, président de l'ARC, qui a répondu d'une façon claire , nette et précise aux référendaires du projet CEVA, en affirmant qu'il ne fallait pas compter sur les élus français pour soutenir leur contre- projet. Voilà une forte prise de position qui montre l'accord complet entre les autorités des deux cotés de la frontière.

Par contre, je n'ai pas senti dans les contre-rendus de la soirée le rôle que joue l' urbanisme sur la mobilité. En effet un des enjeux importants du projet d'agglo est certainement la localisation des emplois et des logements. Genève doit faire un effort considérable pour construire des logements sur notre canton. Il s'est engagé d'ci quelques années de construire 2500 logements par an ,soit environ le double d'aujoud'ui. Parralèlement, il faut aussi créer des emplois en France voisine, grâce notamment à la bi-localisation. Genève est-elle prête à aider nos amis français dans cette perspective?Davantage de logements à Genève et d'emplois en France ne pourront que freiner le nommbre de passages aux frontières.

Pierre Milleret

jeudi, novembre 22, 2007

Covoiturage ou bouchonnage, il faut choisir

Qu'ont donc appris les quelque 400 personnes réunies à l'invitation de la Tribune de Genève mercredi soir à Uni Dufour?

  • Que les bouchons ne sont pas prêts de disparaître. La situation va au contraire empirer. Même si les TPG doublent leur offre de transport d'ici 2020, ce qui est dans leur mandat, le trafic automobile augmentera de 25%.
  • Que les parkings privés (et les parkings tout court, sauf ceux de courte durée) sont une plaie pour les villes, car ils y attirent les pendulaires.
  • Que la grande traversée du lac, du Vengeron à Vésenaz, n'est plus combattue par l'ATE. L'Association transport et environnement veut bien en débattre pour autant que le projet s'inscrive dans un vaste plan de développement de la rive gauche et que des mesures de compensations soient au programme.

 

Pour le reste, le public a eu droit à une litanie de bonnes intentions en faveur des trams et des transports publics, aux lamentations rituelles des représentants de l'économie et de la voiture qui réclament la mise en œuvre de la liberté de choix du mode de transport inscrit dans la Constitution genevoise, à quelques demi-vérités ou demi-mensonges impossibles à vérifier sur place, sauf une: Cramer dénonce la pollution par les oxydes d'azote dont seraient responsables les seuls automobilistes. Ce que corrige le président du TCS Genève qui chiffres officiels en mains précisent que la voiture compte pour 39% des émissions de NOx, mais que le chauffage y participe pour 33%.

 

Des nouvelles idées? Quelques-unes.

Le covoiturage défendu par la vice-présidente de l'ATE, mais aussi par le TCS.

La construction de tunnels et de toboggans à certains carrefours évoquée dans le public. Ce sera bientôt le cas à Meyrin et à Vésenaz, mais personne ne l'envisage aux carrefours des 22 et 23 cantons.

Le péage urbain? Cramer l'a qualifié d'anti-social. Les Genevois sont contre à 59%.

Et Balestra déclenche une salve d'applaudissements et autant de huées quand il déclare que la meilleure manière de réduire la pollution est d'augmenter la vitesse moyenne et de rétablir les ondes vertes.

 

 

 

11:58 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2)

Traversée du lac: l'ouverture?

A la question de savoir s'il était personnellement pour ou contre une traversée de la rade? Robert Cramer s'est réfugié derrière la politique officielle du Conseil d'Etat qui a opté pour une grande traversée autoroutière du lac entre le Vengeron et Vésenaz à l'horizon 2040!

 

Contrairement à la question des parkings privés en ville, le magistrat vert n'est pas trop en déphasage avec les Genevois qui ne sont que 53% à souhaiter beaucoup ou un peu une traversée du lac autoroutière avec péage, selon le sondage Erasm commandé par la Tribune.

 

Les milieux économiques eux sont tout pour, mais restent divisés. Michel Balestra, président de la Chambre de commerce et d'industrie, veut que cet ouvrage soit inscrit dans le projet d'agglomération, dont l'horizon est 2030. Mais Guy Zwahlen, président du TCS Genève, réclame deux traversées la moyenne et la grande, ce qui risque de faire capoter les deux projets.

 

Le bouillant président de la CCIG, particulièrement en verve mercredi soir, n'a d'ailleurs pas manqué de reprocher à Robert Cramer d'être le "Delaude de la rade". En effet, le rusé patron de l'aménagement du territoire a bien compris qu'en relançant le projet de la grande traversée, il allait saborder la traversée urbaine cher au lobby commerçant et diviser la droite. Objectif réussi. Pour paraphraser Jean de Toledo cité par Robert Cramer, il n'y a pas que les détenteurs de permis de conduire qui ont un cerveau derrière le volant... Quant à l'ancien conseiller d'Etat Philippe Joye qui rêve d'inaugurer son pont du bicentenaire le 1er juin 2015, il a informé le public nombreux d'Uni Dufour qu'en 2040 il aura 99 ans.

 

Le français Bernard Gaud, président de l'ARC, n'a pas caché son agacement face au nombrilisme un brin dédaigneux des débatteurs genevois, a pertinemment rappelé que la grande traversée autoroutière de saurait être envisagée sans qu'un accord de raccrochement à l'A41 soit préalablement négocié et conclu.

 

L'ouverture est venue d'Elisabeth Chatelain. La vice-présidente de l'ATE en tournant mille fois sa langue dans sa bouche s'est dit prête à envisager une grande traversée entre le Vengeron et Vésenaz à deux conditions: que ce projet s'intègre dans un plan de développement de la rive gauche et qu'une batterie de compensations écologistes soient offertes. J.-F. M.

 

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Parkings privés en ville: le iatus!

83% des 411 Genevois sondéls par Erasm pour la Tribune de Genève souhaitent plus de parkings privés en Ville de Genève! Pas de chance pour eux, le parking privé est la plaie numéro des villes. Il y en a déjà 47'000 à Genève contre 39'000 places publics. Or la politique de la vignette des parkings habitants a créé un marché du parking qui ruine en partie la politique officielle d'empêcher que les voitures des banlieusards pénètrent au centre ville.

 

Les heureux propriétaires de ces places de parc les louent en effet à des pendulaires (à prix d'ami ou d'or c'est selon) et garent leur voiture munie de la vignette officielle sur le domaine public. Du coup les pendulaires assurés de pouvoir se garer pénètrent au centre et encombrent la voirie le matin et le soir. C'est une des leçons du parfait petit urbaniste qu'a délivrée hier soir Robert Cramer au cours du débat organisé à Uni Dufour par la Tribune de Genève. J.-F. M.

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