mercredi, mars 17, 2010

SOS! La paralysie menace la métropole lémanique

eperon Patrick Vaud.jpgLe SOS émane du Pays de Vaud, plus particulièrement le Centre patronal vaudois dont 24 heures a relayé le propos dans un papier consacré à sa dernier publication: Politique des transports: l’heure des métropoles*. Le conseiller national radical-libéral Hugues Hiltpold me l'a signalé hier via Twitter.

L'occasion de reprendre l'activité de ce blog endormi depuis le début de l'année. Faute de temps. Faute aussi en partie non pas de sujets, mais de clarification sur qui fait quoi désormais au Conseil d'Etat en matière de relations régionales et de leadership donc sur le projet d'agglomération franco-valdo-genevois.

Qui est aux commandes? Pierre-François Unger, ministre des Relations exétérieures ou Mark Muller, redevenu au détour du remaniement des ministères en décembre denier, le grand patron de l'aménagement du territoire? On en finirait par regratter Robert Cramer.

Le 11 mars dernier, le Comité de pilotage dudit projet s'est réuni. Dans le communiqué de presse, on apprend que Mark Muller en a pris les commandes avec le député maire de Divonne Etienne Blanc,  président de l'Association des communes française de la région (ARC devenue syndicat mixte la semaine dernière), et le conseiller d'Etat vaudois Jean-Claude Mermoud. Le temps presse le projet d'agglo 2 doit être bouclé d'ici le 30 juin prochain.

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jeudi, mai 07, 2009

Genève rêve du CEVA, des Suisses creusent le Gothard

manif du 6 mai 09.pngTandis qu'une poignée d'irréductibles conservateurs parient sur le CEVA comme projet ferroviaire pour la Genève du XXIe siècle et ont manifesté leur soutien hier au tortillard Annemasse Cornavin à 1,5 milliard de francs, l'Association PPP Suisse lance un ballon d'essai pour creuser un deuxième tube routier à deux voies sous le Gothard pour 900 millions de francs (Le Temps du 6 mai).

Les investisseurs pensent, écrit Bernard Wuthrich, rentrer dans leurs fonds en instaurant un péage de 20 à 50 francs, correspondant aux 30 francs du St-Bernard et aux 45 francs du Mt-Blanc (16'500 véhicules circulent actuellement en moyenne par jour dans le monotube du Gothard). Et le péage pourrait ne pas exiger une modification de la Constitution mais faire l'objet d'une exception au principe de la gratuité des routes, accordée par l'Assemblée fédérale.

A propos, l'idée de ce deuxième tunnel a surgi pour résoudre le casse-tête de l'assainissement de l'actuel tunnel, travaux qui exigeraient de le fermer durant un an...

Quel rapport entre le CEVA et le Gothard?

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mercredi, décembre 31, 2008

Et le canton de Genève aurait pu être aussi grand que le canton de Vaud

département du Léman.png

Les canons viennent de tonner sur la ville. A cette heure, le culte officiel de la Restauration est dit en la cathédrale en présence du président du Conseil d'Etat. Quel temps faisait-il le 31 décembre 1813? Cette année, la neige et la pluie glaciale ont dû convaincre les Genevois que l'édredon était préférable. Seuls donc quelques mordus et la compagnie militaire chargée des festivités ont été se geler les pieds pour commémorer la Restauration, jusqu'avant l'arrivée des troupes autrichiennes qui iront défaire les Napoléoniens sur le plateau d'Archamps le 27 février 1814.

Le 31 Décembre n'est pas une fête populaire. "Le gouvernement provisoire, rappelle Catherine Santschi, dans la FAO du 18 juillet 2001, est formé par les figures de proue du parti aristocratique des Négatifs, opposé aux droits démocratiques du peuple de Genève. Il proclame la restauration de la République le 1er janvier 1814". La Ville se confine à nouveau dans ses enceintes étroites et montrueuses. Ainsi va l'histoire.

Napoléon avait eu l'intelligence de donner à la cité un arrière pays digne de sa grandeur, le département du Léman. Un département englobant le Pays de Gex, le Salève, la rive sud du lac de Genève et toute la vallée de l'Arve. Les Genevois éclairés (?) d'alors, craignant d'y perdre leur âme protestante, ont préféré l'encrage fédéral à la Confédération qui n'était pas encore l'Etat suisse. Manifestement les desseins les plus intelligents ne s'imposent pas par les armes.

Aujourd'hui, serré dans sa frontière politique héritée du Congrès de Vienne dont le traité est signé le 9 juin 18 mois après la Restauration -l'efficacité était de ce monde en ce temps-là -, Genève exporte ses habitants par dizaine de milliers et se plaint des pendulaires qui n'ont pas eu le choix d'habiter dans un canton musée...

Bonne année 2009 à tous les habitants de la région du pays de Gex au pays du Mont-Blanc.

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09:52 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (3)

vendredi, mai 02, 2008

Genève, la campagne et la banlieue

 
Genève est vraiment une agglomération particulière : il y a le centre-ville, la campagne et, enfin, la banlieue.
 
Dans les autres villes d'Europe, il y a le centre-ville, la banlieue, puis, enfin, la campagne.
 
Les travailleurs de la banlieue doivent donc aller travailler en traversant la campagne! A pied, à cheval ou en voiture.
 
Seuls de vrais transports publics transfrontaliers résoudront le problème. Mais la frontière est toujours dans la tête des élus français et suisses. Ce n'est pas à coup de pots de fleurs au milieu des rues des villages que nous ferons avancer le dossier!
 
Allez donc voir à Bâle! Il y a une ligne de tram qui traverse l'agglomération, dessert une commune française (Leymen) puis re-passe en territoire suisse! Il y a également une longue ligne de bus à horaire cadencé qui relie Huningue (France) à Lörrach (Allemagne) en passant par le centre-ville de Bâle (Suisse).
 
Ce n'est donc pas un bus alibi pour les élus (un bus le matin pour descendre en ville, l'autre en fin d'après-midi pour rentrer chez soi - bus pratiquement vides, donc coûteux et inutiles, vu la souplesse horaire proposée qui ne satisfait pas les usagers mais certainement l'égo des élus! - exemple Moellesullaz/Viuz-en-Sallaz).
 
Avec trois pays et deux, voire trois, langues la région bâloise résoud ses problèmes. Sommes-nous plus stupides qu'eux alors que nous parlons tous français?
 
Signé Menoge (identité connue de la rédaction) 

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