lundi, juin 08, 2009

Deux milliards, combien de vélos électriques?

Avec les deux milliards que pourrait coûter le CEVA - inflation comprise, selon l'évaluation de l'Association pour une meilleure mobilité franco-genevoise*, combien...

Combien de logements pourrait-on construire à proximité de la ville de Genève? 4000 environ, terrain compris, me répond un spécialiste de l'immobilier sans but lucratif. Construire la ville en ville est bien plus écologique que d’aller quêter les pendulaires dans la grande banlieue franco-valdo-genevoise. Pour l'avoir oublié durant 20 ans, Genève s'arme d'un RER dont le rapport coût/bénéfice et l'utilité en terme de tracé ne sont sans doute pas les meilleurs parmi les solutions envisageables.

Combien de vélos électriques pourrait-on acheter et offrir aux Genevois? 15 000 par an et uniquement avec les intérêts des deux milliards dont un pour le tunnel Carouge Eaux-Vives. (Deux milliards à 2,5% et 3000 par vélo).

Combien de places de parking d’échange pourrait-on construire à la frontière, puis transporter leurs usagers en bus à gaz naturel ou à pile à combustion? 53'330! Bouygue, constructeur de l'autoroute Liane (Saint-Julien-Allonzier la Caille), évalue la construction d'un parking d'échange de 4000 places à Saint-Julien à quelque 150 millions de francs suisses.

*voir la note ci-dessous qui rend compte d'une conférence prononcée par Wolfgang Peter, président de l'Association à l'Institut national genevois dans le cadre d'un cycle consacré au thème "Quelle Genève en 2030". Les deux prochaines manifestations auront lieu les mardis 9 et 16 juin

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mercredi, juin 03, 2009

"Deux milliards pour le CEVA, c'est trop! Le référendum sera lancé!"

vidéo peter 2 juin 09.jpgtransferis aéroport.jpgL'avocat Wolfang Peter, l'un des tout grands spécialistes de l'arbitrage international de Genève, ne décolère pas. Il a refait les calculs du Conseil d'Etat et prend le ministre Cramer en défaut. Ce n'est pas 940 millions, comme le canton l'a budgété en 2000, ni même à 1,47 milliard, comme rectifié récemment, mais bien à 2 milliards de francs que coûtera fin 2015 la liaison Cornavin Eau-Vives Annemasse. Quant au déficit d'exploitation, le président de l'Association pour une meilleure mobilité ne croit pas qu'elle tiendra dans l'enveloppe de 32 millions par année.

[Voir la vidéo de la conférence d'hier soir à l'Institut national genevois]

"Nous ne contestons nullement la nécessité de raccorder Cornavin au réseau français, plaide Wolfgang Peter, mais le CEVA absorbe vraiment trop de ressources financières pour un service qui ne résoudra pas les problèmes de l'agglomération franco-valdo genevoise. Nous lancerons donc le référendum, si le grand conseil vote la rallonge de crédit que sa commission vient d'adopter", a-t-il anonncé hier soir devant une salle presque comble de l'Institut national genevois.

L'avocat a défendu la liaison ferroviaire La Praille Bardonnex Saint-Julien et la réalisation d'un tram rapide Annemasse-Eaux-Vives, qui offrira, promet-il, à un coût bien moindre, autant de capacité entre Annemasse et le centre-ville que le CEVA sans obliger les voyageurs à changer de mode de transport aux Eaux-Vives.

Deux portails de transport public pour moins cher que le CEVA, comment la République s'est-elle donc enferrée?

Le cycle de l'Institut national genevois sur le thème "Quelle Genève en 2030?" se poursuit mardi prochain 9 juin avec l'architecte Charles Pictet qui présentera son projet de reconstruire la gare de La Praille à Colovrex, au nord de l'aéroport.

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lundi, juin 01, 2009

Les "anti-CEVA" vont-ils désarmer?

peter wolfgang.jpgLa semaine passée, la commission des travaux du Grand Conseil a adopté à l'unanimité moins la voix du MCG le crédit supplémentaire de 107 millions pour compléter le financement du CEVA. Les commissaires ont porté le crédit à 113 millions "pour renforcer les mesures de lutte contre les vibrations et les sons solidiens". Cela suffira-t-il à calmer les gens de Champel et en particulier le comité de l'Association pour une meilleure mobilité dans la région genevoise? On  le saura sans doute ce mardi soir 2 juin. Volfgang Peter président du comité plus connu sous le nom "anti-ceva" donnera une conférence à l'Institut national genevois dans le cadre d'un cycle de trois conférences et un débat consacrés à la Genève de 2030.

Il annoncera sans doute la décision du comité de lancer ou non un référendum contre ce crédit supplémentaire. Il n'est pas impossible que le Grand Conseil bouscule son ordre du jour surchargé pour adopter en urgence le rapport de sa commission et place ainsi le comité référendaire devant la difficulté de recueillir sept mille signatures durant l'été. Mais ainsi va la démocratie à Genève.

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mercredi, mai 27, 2009

Des questions pertinentes, des réponses...

capture plan d'agglo général.jpg

  • Pourquoi Annecy n'est-elle pas intégrée au projet d'agglo alors que Thonon et Nyon le sont?
  • Pourquoi ne pas limiter la croissance du canton à 500'000 habitants?
  • Pourquoi ne pas relier Saint-Julien avec un RER?
  • Le projet d'agglo n'est-il pas affecté d'un déficit démocratique?
  • Le projet d'agglomération montre un développement en tache d'huile depuis le centre de Genève. Où est la multipolarité?

Les questions posées hier soir à l'issue de la conférence de Nicole Surchat Vial, cheffe du projet d'agglomération franco-valdo-genevois, à l'Institut national genevois, ne manquaient pas de pertinence. Les réponses ne l'ont pas toujours été. Et plusieurs questions n'ont pas été posées, faute de temps.

  • Pourquoi Satigny et Versoix qui sont sur des lignes RER ne sont pas comptés au nombre des villes à développer d'ici 2030. Et pourquoi vouloir doubler la population de Bernex qui n'est pas relié par le chemin de fer?
  • Si la traversée de la rade est désormais partie intégrante du projet d'agglo, comment se fait-il qu'aucun plan ne dessine cette infrastructure et que ni la rive droite ni la rive gauche ne soit affecté par ce nouvel axe?
  • Quelles liaisons entre les pôles de développement?
  • Pourquoi le projet de délocalisation de la gare de la Praille à Colovrex n'est-il pas pris en compte dans le projet d'agglo?
  • L'avenir du RER ne dépend-il pas plus d'une deuxième ligne entre Cointrin et le plateau suisse que d'une troisième voie entre Cornavin et Lausanne?
  • Combien coûtera la liaison prévu entre Cointrin et Cornavin passant par le Grand-Saconnex et le quartier des nations?

 

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"La traversée lacustre est partie intégrante du projet d'agglo"

surchat vial à l'ing.jpgDeux minutes pour la traversée de la rade, devenue traversée lacustre, et deux minutes pour la mobilité douce. Un à un! Dans sa conférence de près d'une heure, qui ouvrait, hier soir, le Cycle que l'Institut national genevois consacre, tous les mardis jusqu'au 16 juin, à la région genevoise en 2030, Nicole Surchat Vial a délivré un propos linéaire tout en équilibre.

De la genèse du projet d'agglo, au financement du CEVA et des tram de Meyrin et de Bernex Est - pas un mot sur les routes - de la démocratie participative qui accompagne les études des huit PACA, les Périmètre d'aménagement concertés d'agglomération, aux autres dossiers (accès aux hôpitaux, reconnaissance des diplômes, logements) que les Français ont imposé à Genève, la cheffe du projet d'agglo a noyé l'assistance sous un powerpoint dont certaines images n'étaient pas toujours d'une grande clarté.

Un véritable rouleau compresseur de la pensée, d'où s'échappèrent tout de même pas mal de questions: toute pertinentes. Quant aux réponses...  elles ont oscillé entre la répétition de choses dites, le pas de côté, l'évitement et le mensonge comme celui-ci: "la traversée lacustre fait partie intégrante du projet d'agglo".

Le Cycle des conférences de l'ING se poursuit mardi prochain 2 mai, à 20h, avec une conférence de l'avocat Wolfgang Peter, président de l'association pour une meilleur mobilité (opoosé au CEVA). L'entrée est libre.

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lundi, mai 25, 2009

Les trams à Genève, les BHNS en France voisine

annemasse bus express selon messager 21 mai 09.jpgLe projet d'agglo franco-valdo-genevois, c'est au fond Berne qui l'a lancé. En promettant 6 milliards de francs sur 20 ans pour le trafic d'agglomération, Berne a incité les Genevois à relancer la coopération transfrontalière, déjà lancée par Borner au temps du business park d'Archamps, et par Haegi au temps des contrats rivières et quelques autres.

Sous la pression française et celle de quelques associations de l'introuvable société civile, on a ajouté d'autres politiques aux transports. Mais le nerf de la guerre est réservé à la mobilité sous toutes ses formes. Le CEVA fut le premier à tirer le gros lot. En rugence... Puis, ce furent les trams de Meyrin et d'Onex-Bernex qui reçurent des centaines de millions, un peu plus de 800 millions en tout. Le canton peut-il recevoir encore beaucoup d'argent de Berne? C'est peu probable à moins que le Parlement ne vote une nouvelle tranche de financement.

Les trams vers Annemasse, Saint-Julien, Saint-Genis, Ferney-Voltaire verront-ils le jour un jour? Qui les financera? Des questions qui restent ouvertes.

En attendant, côté français, on parie sur les BHNS, les bus à haut niveau de service: en fait des bus en site propre, rien de plus. Le Messager en parle dans son édition du 21 juin.. Il suffit de cliquer sur la vignette pour agrandir la carte. Reste à savoir comment dans les rues étroites et tortueuse de la ville banlieue les express vont pouvoir se faufiler. Sans doute faudra-t-il comme Robert Borrel le propose désormais mais n'a pas osé le faire réserver des rues entières aux transports publics.

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samedi, mai 23, 2009

Quelle Genève en 2030? Trois conférences, un débat

kunz vidéo.jpgurbanisation couronne.jpgPierre Kunz est un radical atypique. Longtemps directeur du centre commercial de Balexert, il passe une retraite hyperactive. L'automne dernier il a démissionné du Grand Conseil pour se faire élire à la Constituante. Il préside Genilem, la couveuse de jeunes pouces entrepreneuriales fondée par Armand Lombard. Il préside aussi l'Institut national genevois, vieux think tank genevois comme on dit aujourd'hui créé par le révolutionnaire James Fazy, l'homme qui écrivit avec quelques compères la Constitution qui nous régit encore aujourd'hui et qui fit détruire les remparts, qui au milieu du XIXe siècle étouffait la ville.

"Aujourd'hui, James Fazy abattrait deux autres frontières", dit Pierre Kunz dans l'entretien vidéo qu'il nous a accordé, la frontière politique qui entrave la région franco-valdo-genevoise et la zone agricole qui freine le développement urbain de Genève. (cliquer sur lire la suite)

A moins de cinq mois de l'élection du Grand Conseil cet automne et de la succession de Robert Cramer, ministre du territoire, l'Institut national genevois organise un cycle de trois conférences et un débat sur le grand Genève à l'horizon 2030.

Coup d'envoi ce mardi 26 mai à 20 heures. L'ING recevra à son siège, 1, Promenade du Pin, à deux pas du parking Saint-Antoine (bus 8) Nicole Surchat-Vial, directrice du projet d'agglomération franco-valdo genevois.

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jeudi, mai 21, 2009

Cramer veut rétablir la gare Veyrier Bossey

DSC00350 recadré.JPGagglo carouge veyrier pétales.jpg7000 habitants, principalement à Vessy et à Etrembières, 2000 emplois nouveaux, répartis entre Carouge et le pied du Salève, le réouverture de la gare de Bossey-Veyrier, "qui mettra les habitants à 3 minutes d'Annemasse et à 23 minutes de Cornavin grâce au CEVA", la création d'un couloir à faune entre le Salève et l'Arve, un parking d'échange à Etrembières et l'amélioration du bus 8, tels sont les projets qui devraient voir le jour d'ici 2030 entre la cité Sarde et le sommet de la montagne des Genevois.

C'était hier soir, à la salle communale de Bossey - qui jusqu'en 1815 était rattachée à Troinex, le lancement officiel par Robert Cramer et Robert Borrel du PACA Carouge Veyrier Etrembières.

Il n'était qu'une petite quarantaine en cette veille de l'Ascension les élus du périmètre à entendre le ministre genevois du Territoire et l'ex-maire d'Annemasse mais encore président de l'ARC, l'Association régionale de coopération du Genevois français. Un discours que les deux compères, maîtres d'ouvrage du projet d'agglomération franco-valdo-genevois peaufinent et répètent depuis des mois. Le PACA de Carouge Salève est le 6e pétale sur 9 qui doit dessiner l'aménagement du territoire du Grand Genève à l'horizon 2030.

Comme toujours le meilleur était pour la fin. L'apéro bien sûr où l'on dit son mot en quatre ou six yeux. Mais avant cet agape, les questions. Il n'y en eu quatre hier soir, mais toutes étaient plus pertinentes que les réponses données et l'une d'elle, celle du maire d'Etrembières n'a pas manqué de sel.

[Cliquer sur les images pour les agrandir]

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mardi, mai 19, 2009

Le RER s'arrêtera-t-il un jour à Bernex?

RER Barthassat sans rade.png2030, c'est dans 20 ans! C'est aussi loin que 1990! Si le projet d'agglomération franco-valdo-genevois voit le jour, Bernex sera une ville de quelque vingt mille habitants. Elle sera peut-être raccordée au RER genevois. Cette perspective semble réjouir la Mairie de cette commune rurale. Il soutient à fond le projet lancé il y a bientôt quatre ans par Robert Cramer. un enthousiasme qui fait figure d'exception au sein des maires genevois.

debat ing juin 09.jpgLe ministre genevois du Territoire qui terminera sa carrière à la Tour Baudet en décembre prochain, passera-t-il à la postérité comme le plus grand aménagiste que Genève a compté depuis Casaï, Braillard et consorts? L'avenir le dira. Et les Bernésiens le seront peut-être jeudi 28 mai prochain. Ils sont invités à la salle communale Luchepelet à 18h30 PACA de Bernex.

L'une de ces trois études d'urbanisme, qui s'étend comme un pétale entre le pont de Saint-Georges et le carrefour de Laconnex terminus du tram de Bernex en construction, sur la route de Chancy, propose la création d'un RER entre La Praille, Saint-Julien, Bernex, Satigny et Saint-Genis. Pour Marcellin Barthassat, associé du bureau Ar-ter, en effet, le tram ne suffira pas à développer une offre suffisante pour les habitants de la nouvelle ville qui risque de continuer à utiliser leur voiture.

NB: il suffit de cliquer sur les images pour les agrandir et sur les textes soulignés pour accéder à plus d'info!

 

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vendredi, mai 08, 2009

26 mai, 2, 9 et 16 juin: Quelle région franco-valdo-genevoise en 2030 ?

vue-aerienne_grande.jpgOù loger les deux cents mille habitants et les cent mille emplois attendus entre Salève et Jura d’ici là ? Quelle gouvernance démocratique du développement urbain ? Deux questions qui méritent bien un débat. L’Institut national genevois l’ouvre fin mai et début juin en organisant trois conférences et une table ronde les mardi 26 mai 2, 9 et 16 juin, à 20 h. au 1, promenade du Pin.

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jeudi, mai 07, 2009

Genève rêve du CEVA, des Suisses creusent le Gothard

manif du 6 mai 09.pngTandis qu'une poignée d'irréductibles conservateurs parient sur le CEVA comme projet ferroviaire pour la Genève du XXIe siècle et ont manifesté leur soutien hier au tortillard Annemasse Cornavin à 1,5 milliard de francs, l'Association PPP Suisse lance un ballon d'essai pour creuser un deuxième tube routier à deux voies sous le Gothard pour 900 millions de francs (Le Temps du 6 mai).

Les investisseurs pensent, écrit Bernard Wuthrich, rentrer dans leurs fonds en instaurant un péage de 20 à 50 francs, correspondant aux 30 francs du St-Bernard et aux 45 francs du Mt-Blanc (16'500 véhicules circulent actuellement en moyenne par jour dans le monotube du Gothard). Et le péage pourrait ne pas exiger une modification de la Constitution mais faire l'objet d'une exception au principe de la gratuité des routes, accordée par l'Assemblée fédérale.

A propos, l'idée de ce deuxième tunnel a surgi pour résoudre le casse-tête de l'assainissement de l'actuel tunnel, travaux qui exigeraient de le fermer durant un an...

Quel rapport entre le CEVA et le Gothard?

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vendredi, mai 01, 2009

Cramer se succédera-t-il à lui-même

cramer robert hotel de ville.jpgRobert Cramer cherche-t-il à se succéder à lui-même? La question qui fait écho à une autre: comment piloter le projet d'agglomération franco-valdo-genevois? Et plus largement, comment piloter les grands projets d'urbanisme du canton? La législature qui s'achève aura montré qu'en ce domaine les institutions genevoises ont atteint leurs limites.

L'idée de confier à un super manager l'urbanisation des futurs quartiers Praille, Acacias, Vernets (PAV) n'était pas mauvaise. Mais la démission, trois mois après sa nomination, de l'oiseau rare de Mark Muller, dont on avait rogné les ailes avant son envol, a fait retomber la gouvernance de ce projet stratégique dans les affres de coordination où tous les pouvoirs s'annulent. Seule la réalisation de l'idée de Charles Pictet de reconstruire la gare à Colovrex peut sauver le PAV de l'enlisement dans les alluvions de l'Arve.

Le projet d'agglo a partiellement échappé à cet écueil, car, dans ce cas, c'est le conseiller d'Etat en charge du territoire qui tient ferme la barre et a su faire miroiter à ses amis français quelques retombées de la loi fédérale sur le financement des infrastructures (CEVA, trams d'Annemasse, de St-Julien, de St-Genis) et un partage de l'emploi qui ne lui coûtait pas cher.

Sur ce plan Robert Cramer a assumé ses responsabilités et a démontrer ses talents de fin stratège. Il a failli cependant, en imposant à une classe politique asphysiée ou achetée - l'Etat est un groupe mandataire et distribue largement ses subsides - un projet dont les grandes lignes sont quasi ficelées sans qu'aucun débat démocratique n'ait eu lieu. Tout le contraire de la démarche du grand pari(s), où dix bureaux d'architectes ont planché sur l'avenir de la ville lumière et de ses banlieues.

Qui sera le Cramer de la nouvelle législature 2010-2013? Cramer lui-même?

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mardi, avril 28, 2009

CEVA, les Genevois voteront

CEVA alternatif rade et 2e ligne.pngLe Tribunal fédéral a donc confirmé l'invalidation de l'initiative dite anti-CEVA. L'échec des habitants de Champel n'est paradoxalement pas une bonne nouvelle pour le raccordement que le canton attend depuis 1912. En effet, il pourrait y avoir au fond plus d'opposants à un tracé qui ignore l'aéroport de Cointrin - et pour cause à l'époque où le CEVA a été conçu, l'aéroport n'existait pas - que de partisans de l'initiative qui proposait de raccorder La Praille à la ligne SNCF du pied du Salève quelque part entre Bossey et Saint-Julien.

La facture du CEVA qui a passé de 940 millions à 1,47 milliard en sept ans devrait sauf surprise donné lieu à un référendum financier contre le crédit de 107 millions actuellement en examen devant le Grand Conseil. Les Genevois votertont donc, vraisemblablement en 2010.

A lire l'arrêt rendu le 21 avril par la première Cour de Justice, le tracé du RER qui doit relier le réseau suisse au réseau français de la Haute Savoie est une affaire fédérale. C'est une des raisons qui ont conduits les juges à prononcer l'invalidation de l'initiative. Ce n'est pas aux Genevois de décider du tracé des voies ferrées. Une chance peut-être pour reconsidérer sereinement l'ensemble du projet non seulement du seul point de vue régional mais aussi du point de vue suisse, français et européen. Au fond ce qui est en jeu, ce n'est pas la laisions Annemasse Cornavin, mais l'avenir des liaisons ferroviaires entre Grenoble Chambéry (Turin) Genève Lausanne et les villes suisses.

Vu à cette échelle et avec quelques ambitions dignes du XXIe siècle, c'est une deuxième ligne à 200/250 km qu'il faut construire entre Cointrin et  le plateau suisse et une traversée du lac routière et ferroviaire, ainsi bien sûr qu'une reconstruction de la ligne entre Annemasse et Annecy. C'est sur cette colonne vertébrale qu'il faut concevoir le futur RER franco-valdo-genevois.

A l'heure où le grand prêtre du projet d'agglomération se retire des affaires, les prochaines élections tombent à pic pour ouvrir un véritable débat sans a priori sur le développement du grand Genève et ses relations avec les métropoles qui l'entourent.

On lira dans les billets publiés dans ce blog ainsi que dans le blog Vu du Salève les détails de ces propositions.

JFM

jeudi, avril 02, 2009

Vaud et Genève relancent la traversée du lac

Joye pont.jpgTrois cents millions tout de suite pour améliorer le RER Lausanne Genève, un front commun pour expliquer à Berne pourquoi le budget du CEVA a augmenté de 50% en 7 ans et quelques autres menues babiolles, histoire de consolider la nouvelle entente GeVA (Genève Vaud en référence à GeZu évoquée ici), tel est le message des gouvernements vaudois et genevois cet après-midi ponctué par un protocole d'accord en bon et due forme et un communiqué de presse. Les Parlements n'ont qu'à saluer.

Pas un mot sur le projet Pictet de délocalisation de la gare marchandises de la Praille à Colovrex. Pas une once de critique non plus à propos du CEVA, dont le rapport qualité prix est loin d'être démontré et qui snobe la gare Geneve Voltaire Aéroport, un comble! Rien non plus sur le raccordement de cette gare de Cointrin à la ligne ferroviaire Genève Lausanne, prévue pourtant de longue date.

La traversée du lac ressort des cartons. Sans date. Le projet n'est plus en mains genevoises depuis que Berne a repris les budgets d'investissement et d'entretien des routes nationales. De quoi redonner quelques espoirs à l'ancien conseiller d'Etat Philippe Joye champion du pont des Nations qu'il voudrait inaugurer le 1er juin 2015 pour fêter le bicentenaire de l'entrée de Genève dans la Confédération.

Son projet cepedant zigzague jusqu'aux portes de Douvaine avant de redescendre en direction de la route à trois voies Annemasse Thonon. Pas de quoi convaincre les Genevois qu'ils trouveront dans ce pont une solution aux embouteillages du pont du Mont-Blanc.

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Le plan B au CEVA et à la troisième voie

2e voie.png"La traversée lacustre doit faire partie du programme d'élimination des goulets d'étranglement." C'est le Conseil d'Etat qui l'a dit hier, profitant d'une question fédérale relative aux bouchons sur les routes nationales. Cet après-midi il doit annonce un accord avec le gouvernement vaudois pour la 3e voie CFF et espère obtenir un coup de pouce pour le CEVA, qui attend depuis un siècle sa concrétisation.

Ce matin surfant sur la vague, Phlippe Joye relance sur Radio Cité son projet de pont des Nations sur le lace entre le Vengeron et Vésenaz puis se raccrochant par Veigy et le nord d'Annemasse à l'autoroute blanche, non loin du péage de Nangy. Enfin pour boucler la boucle le bientôt le brillant ex-maire de Zurich Elmar Lederberger - à qui l'on souhaite une carrière fédérale - était sur la Première de la RSR. ressuscitant Swissmetro, dont il est un chaud partisan pour améliorer la cohésion de l'axe Gezu, Genève - Zurich, dont l'aéroport de s'appelle plus Unique.

ça bouge dans la mobilité. Qui l'emportera? J'ai la faiblesse de proposer un plan B [cliquer pour agrandir le plan ci-contre] à tous ces projets. Un plan B fondé sur la revitalisation de l'axe ferroviaire du sillon alpin, de l'antique Lotharingie. Bâles Grenoble, tel est un des axes d'avenir de Genève, qui a manqué, à la fin du XIXe siècle, date où fut conçu le CEVA..., le rendez-vous nord sud: le tunnel de la Faucille et le tunnel ferroviaire du Mont-Blanc.

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lundi, mars 23, 2009

Entre Cornavin et Cointrin, le coeur du CEVA balance

transferis aéroport.jpgQue sont trois minutes d'arrêt à Cornavin avant de rebrousser chemin pour desservir la gare de l'aéroport! Tel est l'argument que servent les partisans du CEVA quand on leur fait remarquer, que conçu au XIXe siècle, avant que l'avion n'existât, le CEVA ignore Cointrin. La gare de l'aéport que je propose de rebaptiser GVA (Genève Voltaire Aéroport) est, comme chacun sait, au coeur d'un bassin d'emplois important et la meilleure plate-forme modale du canton, puisque le site assure l'échange idéal entre la voiture, le train, les TPG (et même le vélo via Palexpo) et bien sûr l'avion. Tandis que Cornavin est de plus en plus difficile d'accès en voiture. Et même que les trams et les bus y bouchonnent.

Certes en venant d'Annemasse, trois minutes d'arrêt à Cornavin avant de rejoindre GVA, ça n'est pas grand chose, mais c'est ignorer que la vocation première d'un train n'est pas de transporter des passagers sur 20 ou 30 kilomètres, mais sur 200 ou 300 kilomètres entre les métropoles européennes. Il est heureux d'utiliser des voies ferroviaires internationales pour y faire circuler un RER, il est fâcheux de concevoir un RER pour y faire circuler des trains internationaux!

David Favre, directeur de Transferis, que nous avons rencontré il y a une semaine dans les bureaux du CEVA, rue Pellegrino Rossi (lire notre billet prédécent), convient que "le noeud de Châtelaine est un problème et que Cornavin manque de capacité". En fait, comme le montre le schéma du furur réseau [cliquer sur le vignette pour l'agrandir], le CEVA ignore tout simplement la desserte de l'aéroport.

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dimanche, mars 15, 2009

Lancy 2023: François Baertschi répond sans détour

Baertschi François Lancy_2.jpgFrançois Baertschi partage deux choses au moins avec Robert Cramer: tous les deux sont membres des Verts et tous les deux sont ministre du territoire, celui-ci du canton, celui-là de la commune de Lancy. Le magistrat lancéen nous a reçu jeudi après-midi dans son bureau de la mairie qui occupe l'ancienne demeure Pictet-de-Rochemont, celui du congrès de Vienne, qui, outre des activités politiques, révolutionna l'agriculture du canton en acclimatant notamment à Lancy les moutons mérinos.

La conversation a porté sur les questions que nous lui avions posées par courriel après avoir appris l'adoption par le Conseil d'Etat mercredi dernier du plan directeur d'aménagement de Lancy.

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jeudi, mars 12, 2009

La gare de Colovrex soutenue à pas de Sioux

pour une zone industrielle à colovrex mars 09.jpgPrudente, prudente, la Chambre genevoise immobilière. Est-ce la présence des bisons à Colovrex qui fait avancer le syndicat des propriétaires à pas de Sioux? On pourrait le croire à la lecture de la dernière brochure du bureau Quincerot Weil, encartée dans l'édition de ce mois de mars de la revue Immoscope. La CGI cite certes à demi-mot l'idée de Charles Pictet de reconstruire la gare de la Praille à Colovrex, mais l'essentiel de son propos est de remplacer les 135 hectares de zone industrielle perdus à la Praille par une centaine d'hectares qu'offrent les terrains agricoles situés en bout de piste de l'aéroport, où paisent aujourd'hui de paisibles bisons.

La délocalisation de la gare marchandises, dont la Tribune s'est fait l'écho début janvier (et ici), est pourtant l'élément clé d'une véritable urbanisation du PAV et potentiellement d'une reconfiguration majeure du projet d'agglomération franco-valdo-genevois.

Mais le Sioux Aumeunier, par ailleurs secrétaire général de la CGI, est vraisemblablement pris en sandwich entre son souhait de défendre l'audacieuse idée Pictet et son souci de ne pas froisser le Conseil d'Etat et de ne pas mettre son poulain Mark Muller en porte-à-faux.

Soutenir le transfert de la gare de La Praille à Colovrex pourrait en effet sonner le glas du CEVA.

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mardi, mars 10, 2009

50'000 habitants à Lancy en 2030?

lancy vu d'avion.jpgLe Conseil d'Etat a validé cette semaine le plan directeur de Lancy. Un gros document issu d'une longue concertation, d'études pointues et de la conciliation impossible sur le mode:

  • Comment ne pas être mangée par la Ville de Genève?
  • Comment fabriquer une vie communale, quand la nature et les hommes vous ont transformée en un puzzle de quartiers sans lien les uns avec les autres?
  • Comment densifier- ce qui reste la meilleure manière d'être écolo - alors que les habitants des villas n'ont pas l'intention d'aller voir ailleurs d'autant que Genève ne leur offre guère la possibilité de reconstruire leur home sweet home et que les Lancéens tout court pensent qu'ils ont fait leur part en matière de logements?

Pas facile non plus d'y voir clair et de tirer les grands axes du futur lancéen. D'où les questions que je viens d'adresser au maître du projet, le conseiller administratif vert François Baertschi. J'espère qu'il pourra y répondre bientôt.

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jeudi, février 26, 2009

Un rail, une voie, une ligne: la CLE des champs!

karlsruhe.pngUn rail , c'est celui que le Conseil lémanique de l'environnement (CLE) propose d'ajouter à la ligne de tram Pont-Rouge-Saint-Julien. Grâce à ce troisième rail, un tram-train pourrait relier Nyon à Viry, Vallery et Archamps via Cornavin et la Praille. ça existe et ça marche ailleurs notamment à Mulhouse. Son communiqué de presse qui n'a pas eu le succès de la conférence du conseil d'Etat sur l'envol des coûts du CEVA mérite une lecture attentive. L'idée d'un train-tram nord sud est un intelligent complément de la liaison Cointrin Annemasse vallée de l'Arve.

Une voie, c'est la fameuse troisième voie que Genève et Vaud appellent de leur voeux depuis quelque temps pour augmenter la cadence des RER entre La Côte et Cornavin. Une troisième voie coûteuse, car il faut indemniser les riverains qui résistent becs et ongles et construire des murs antibruit. Un projet sans avenir, car jamais on ne pourra construire une quatrième voie au coeur de la conurbanisation nord-lémanique.

Une ligne, qui relierait à 250 km/h la gare de Cointrin, rebaptisée Genève Voltaire Aéroport à la ligne Milan-Paris, mettant Neuchâtel et Berne à moins d’une heure de l’aéroport. Cette proposition replace le débat ferroviaire à son bon niveau, celui d'un moyen de transport entre les cités européennes.

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mercredi, février 25, 2009

CEVA: le syndrome stade de Genève?

rer la plaine cornavin.pngSoixante-six millions pour réduire le bruit des trains et 41 millions pour régler les quelque 300 remarques et demandes de l'Office fédéral des transports le 5 juin 2008 dernier. Pas un franc pour l'inflation courue depuis le vote genevois du crédit cadre du CEVA de 400 millions de francs fin juin 2002 (auquel s'ajoute les 540 millions de Berne). On peut l'évaluer à au moins 6% pour le génie civil, soit 60 millions, si l'on en croit l'indice des prix du génie civil de l'OCSTAT.

La Tribune de ce matin indique une facture finale de 1,47 million de francs sur la base des des soumissions des entreprises, soit une hausse de 300 millions ou une inflation de 30%! Manifestement le crédit supplémentaire du gouvernement a été dimensionné à la baisse... Un détail sans doute. Robert Cramer, flanqué des conseillers d'Etat Unger et Muller, espère donner le premier coup de pioche avant la fin de son mandat.

Il faudra donc que le Grand Conseil bouscule son ordre du jour plétorique pour adopter en urgence ce gros bonbon, qui représente 11% de la facture initiale du Cornavin Annemasse version 1912. Déjà l'UDC est en embuscade. Que feront les libéraux qui ont soutenu l'initiative des opposants? Un référendum en septembre? Les jeux sont faits. La crise aidant, les Genevois voteront les yeux fermés. Le premier crédit d'une longue série de rallonges?

Le chantier pourrait démarrer demain, insiste le Conseil d'Etat, qui a décidé de faire recours auprès du Tribunal fédéral contre le refus par le Tribunal administratif fédéral d'accorder la levée de l’effet suspensif des recours pendants. CFF et autorités genevoises estiment notamment, indique le communiqué de presse de cet après-midi, que "toutes les charges de l'OFT ne les empêchent pas de commencer les travaux".

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mardi, février 24, 2009

Un parti politique "met les pied dans les PACA"

eurosocialiste.pngIl est arrivé plusieurs fois à Robert Cramer d'être l'invité des candidats français lors des dernières municipale. Ainsi le fut-il du maire socialiste de Saint-Julien Jean_Michel Thénard. Le radical François Longchamp fut lui l'invité de l'opposition bayroutiste, toujours à Saint-Julien, conduite par Antoine Vielliard par ailleurs blogueur émérite sur le site de la Tribune, et aussi à Gex. Mais c'est la première fois je crois, qu''un parti "met les pieds dans les PACA" et organise un débat politique sur le projet d'agglomération franco-valdo-genevois est organisé à Genève par un parti politique. En l'occurrence les eurosocialistes de Genève.

Leur présidente Sylvie Lacroux convie les Genvoise ce mercreci 25 févirer à la maison des Associations à la biennommée rue des SAvoises pour débattre autour de quelques questions dont: Quels sont les  enjeux prioritaires du développement de notre bassin de vie, quelles politiques cohérentes et globales  d’agglomération sommes-nous prêts à défendre, de quels moyens dispose-t-on pour mettre en œuvre notre  vision de citoyens eurosocialistes vivant dans l’agglomération? Participeront à ce débat non contradictoire le syndicaliste socialiste Jean Doret, architecte urbaniste et Roger Vioud, Conseiller  socialiste à la Région Rhône-Alpes. (JFM)

lundi, février 23, 2009

Genève 2020, Genève 2030: Pagani contre Cramer?

pagani.jpggeneve2020 pd ville mars 09.jpg"Genève, cœur d'une agglomération de presque 800'000 habitants, redéfinit aujourd’hui le rôle qu'elle entend jouer en tant que centre durable d'une région transfrontalière en plein essor." C'est ainsi que la Ville de Genève annonce ces jours sur son site internet la consultation populaire qu'elle lance à propos du rapport de synthèse du plan directeur communal.

Du 3 mars au 1er avril, l'autorité en charge de l'urbanisme dressera une exposition intitulée « GENEVE 2020, RENOUVELLEMENT DURABLE D’UNE VILLE CENTRE » à la Bibliothèque de la Cité, 5, place des Trois-Perdrix et organisera trois conférences/débats au Muséum d'histoire naturelle les 5, 12 et 26 mars. Ces consultations citadines sont-elles en phase avec le projet d'agglomération franco-valdo-genevois 2030? Le ministre du territoire Robert Cramer n'a pas été invité à la première conférence de presse du 5 mars.

Cette consultation tombe néanmoins à point nommé. Elle devrait répondre aux partis de la Ville qui réclament des états généraux de la mobilité (et ici) - n'étaient-ils pas au courant de ce vase projet quand ils ont déposé leur motion? - et permettre à la première commune du canton et à ses 185'000 habitants de dire son mot sur le projet d'agglomération, pour laquelle elle ne semble que très marginalement concernée.

Le rapport de synthèse mis en discussion est l'aboutissement d'un long processus qui a passé, comme l'étude des PACA en cours au plan cantonal et régional, l'épreuve du feu de la démocratie participative. C'était en automne 2007, le 30 septembre pour les élus, le 26 novembre pour la société civile. On en trouvera l'essentiel dans le documents Synthèse des Forums participatifs mis en ligne sur le site de la Ville. Et l'on constera que l'exercice relève surtout de l'alibi. Pagani en Ville, comme Cramer au niveau du canton, garde la main.

On notera également que nombre de paramètres, notamment les comparaisons avec les autres communes urbaines, par exemple les densités habitants ou emplois par hectare, sont sujet à caution, car la commune de Genève est très peu étendue. Elle atteint donc facilement des densités élevées. Si la commune politique s'était développée à la vitesse du peuplement, ses limites atteindraient au moins celles de la couronne urbaine et peut-être celles du canton. Cette sclérose des frontières politiques héritées du XIXe et du début du XXe siècle participe largement de l'absurdité des débats communaux actuels en matière d'aménagement du territoire.

Bien qu'elle dispose encore d'un potentiel important en matière de logements, la Ville a ainsi revu ses prévisions de contruction à la baisse, échaudée par les référendums et les initiatives des années 90 soutenues alors par un certain Pagani. Cramer, qui sait pourtant qu'une ville écologique est une ville dense, propose de loger les Genevois en campagne et en France voisine, si possible le long des lignes de trams. Les deux compères tirent donc à la même corde, au grand dam des pendulaires, citoyens sans voix d'une métropole non démocratique. Au fait, Pagani devrait briguer le poste de Cramer.

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dimanche, février 22, 2009

La fronde grandit au sud du canton

tram train cle.jpgLa rébellion commence-t-elle à s'organiser contre le projet d'agglo ou du moins contre certains de ses développements? Pour l'heure, les critiques se présentent en ordre dispersé. Chacun défendant son point de vue, il y a tout lieu de penser que le rouleau compresseur des PACA continuera à compacter les oppositions.

Après les propriétaires de villas (Pic-Vert, rebelle de la CGI), snobés par le comité directeur, mais aussi par les députés qui ne veulent pas les inviter au sein de la future Commission d'aménagement du territoire élargie - un machin de plus aurait dit le grand Charles -, c'est au tour de la CLE, rassemblement de tout ce qui bouge doux doux entre Salève et Jura, de convoquer la presse. Ce sera ce mercredi 25 février à la Maison des associations.

Alain Rouiller et Pierre Hoffman pour l'ATE, Michel Roche pour la FRAPNA et la conseillère municipale socialiste de Plan-les-Ouates, Geneviève Guinand-Maître, qui vient de succéder à Christian Brunier au Grand Conseil, énuméreront les points non positifs du projet en matière de transports publics. Ils devraient renfoncer le clou d'un tram-train Bachet-de-Pesay-St Julien,. l'oeuf de Colomb de la CLE. Il suffirait selon le Livre vert du Conseil lémanique pour l'environnement d'ajouter un troisième rail au tram prévu pour permettre d'y faire circuler des convois plus rapides à l'image des trams-trains de Mulhouse. De quoi relier la ligne ferroviaire du pied du Salève à Nyon par la Praille. [cliquer sur le plan pour l'agrandir]

Sur le front de l'établissement de quelque 32'000 nouveaux habitants d'ici 2030 prévus entre Plan-les-Ouates et Neydens, la Tribune a publié le 16 février un avis plutôt tranché du maire de Perly Fernand Savigny. Ce matin, c'est au tour des autorités de Confignon et de Plan-les-ouates d'expliquer pourquoi elles ne sont pas d'accord avec les projetctions des urbanistes.

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mercredi, février 18, 2009

Pic-Vert dénonce l'avenir "gris" de la Genève de 2030

GOTTSCHALL Christian pic-vert.jpgTandis que le projet d'agglomération poursuit sa route à vive allure - la deuxième table ronde du PACA de Bernex est annoncée, on peut s'inscrire ici jusqu'au 30 mars - Christian Gottschall, vice-président de Pic-Vert, fait entendre la voix des propriétaires de villas (si décriées par les aménagistes, car gaspilleuses d'espace). "Le projet d'agglo, c’est, estime Christian Gottschall, le retour à la vision des années 60 et de la Genève des 800'000 habitants et plus encore…" A noter toutefois que l'appel à plus de participation sonne étrangement, alors que l'équipe du projet multiplie les tables rondes ouvertes à la société civile. Pic-Vert n'y serait-il pas convié?

Il est vrai que consulter sectoriellement les gens n'est pas la même chose que consulter l'ensemble de la population du canton, comme le demande Pic-Vert. Quant à consulter l'ensemble de la population du Pays de Genève? La Constituante ou le prochain ministre du territoire diront, peut-être, comment le faire.

Le blog Métropole Genève est ouvert à toutes les contributions et publie ci-dessous cette opinion. Nous espérons que ce texte suscitera de nombreux commentaires. Pour mémoire, nous apprécions particulièrement ceux qui sont courtois, concis, pertinents et signés. (JFM)

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