jeudi, novembre 05, 2009

Cramer pose un lapin au séminaire sur la mobilité

débat.pngIl est 11h. Après quatre exposés, place, sans pause, au débat et aux questions. A la surprise générale, Robert Cramer quitte sans dire au revoir la salle de gymnastique de St-Cergue, où quelque 150 élus, technocrates et militants de la société civile de la région franco-valdo-genevoise sont assemblés pour un séminaire chargé de fixer les objectifs du projet d'agglo 2. *

Pas de chance c'est au magistrat genevois que s'adresse la première question d'une maire adjoint de Ferney-Voltaire. Elle regrette que cette journée sur la mobilité ne parle pas de l'aéroport [ ce n'est pas le seul sujet absent**]. En l'absence du ministre du Territoire, c'est le Vaudois Jean-Claude Mermoud qui répond - un magistrat UDC, mais au fond y a-t-il une différence dans le conservatisme bon teint que défendent ces deux partis?

 

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La voiture restera dominante

Gini.pngpoupourquoi se déplace-t-on.pngLe professeur Pini des université de Genève et Lausanne prévoit un faible report du transports privés aux transports publics d'ici 2030. Car il n'y a pas adéquation entre lieu domicile et lieu de travail. Mais aussi il n'y a pas adéquation entre lieu de domicile et lieu de loisirs. Vous n'empêcherez pas les Genevois de monter en Valais ou en Savoie le vendredi soir. Dans les zones à habitat diffus, la voiture continuera de dominer. Au centre ville, c'est le vélo et la marche qui domineront.

Gini confirme la moyenne évoquée par Borrel. C'est même 3,5 déplacements par jour en Suisse. Ce taux n'évoluera pas non plus de manière sensible. Malgré le développement des achats par internet ou la possibilité de travailler parfois à domicile.

Parallèlement les opportunités de se déplacer pour aller dans les centres de loisirs augmentera. Il est vrai que ni Archamps, ni Neydens ne seront connectés par le train ou par le tram... Les gens de Meyrin iront peut-être à la nouvelle Comédie en tram, ceux de Versoix, de Nyon et de Thonon iront en RER. Mais les autres. Irons-nous au Forum Meyrin ou à Château Rouge en transports publics?

(Voir la présentation du prof Pini ici)

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Un milliard de déplacements motorisés par an entre Nyon et Annemasse

objectifs européens.pngRobert Borrel, maire d'Annemasse pendant 35 ans, et toujours grand manitou (du point de vue suisse) de la région franco-genevoise en sa nouvelle qualité de président de l'Association régional des communes françaises du bassin genevois, parle d'abondance. Retenons ces trois chiffres: un milliard de déplacements motorisés par année. si l'on compte un million d'habitants, cela fait en moyenne trois déplacements par jour. Le politicien de gauche non affiliée ne dit pas quelle la part des transports publics. (voir sa présentation ici)

Est-il venu en transport public ce matin? Nous lui poserons la question tout à l'heure. Le président des TPG qui habite Russin et est un des rares maires genevois à disposer d'une gare sur la voie RER Bellegarde Nyon est venu en voiture. Tout comme le conseil administratif in corpore de Confignon. En revanche, Alain Rouiller, président de la Conférence lémanique de l'environnement, ancien député socialiste et secréataire de l'ATE Suisse est venu en tram et en train depuis Bernex.

Il est parti à 7h40 pour arriver à Saint-Cergues à 9h26. Les magistrats de Confignon sont partis une heure plus tard...

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Robert Cramer trace la mobilité post CEVA

demandes financement 2007.pngCertain de gagner la votation CEVA du 29 novembre prochain - qui ne porte que sur 7,5% du crédit total (on vote sur 113 millions alors que le budget a passé de 950 millions à 1,47 milliard en sept ans) - Robert Cramer esquisse le développment des transports publics d'ici  2030. La trasversée du lac n'y figure pas.

La colonne vertébrale de la mobilité en est le RER, affirme Robert Cramer, niant la réalité des chiffres qui attribuent pour longtemps encore aux transports privés la majeure partie des déplacements de la région. (voir sa présentation en cliquant ici)

Les gares, où les transports publics doivent converger, en sont les pôles, poursuit le magistrat. Des parkings devront être construits sur ces lignes, permettant aux habitants des banlieues éloignées et à habitat diffus d'accéder au centre ville. En clair, mais le magistrat vert ne le dit pas, les parkings deront être construits en marge du canton de Genève.

On compte aussi sur la traverée du lac à l'horizon 2030 2035. Et sur une nouvelle traversée douce de la rade, prévue, rappelle le chef du Territoire genevois à l'intention des représentants de la Ville - aucun magistrat n'a fait le déplacement -  par le projet d'agglo et potentiellement financée à hauteur de 40%.

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Le séminaire après-CEVA a commenccé à Saint-Cergue. Objectif: projet d'agglo 2 au 30 juin 2010

2009-11-05_103505.pngSaint-Cergue (VD), 5 novembre 2009 (JFM).- Le conseiller d'Etat vaudois Jean-Claude Mermoud brosse à grands traits la planification de réalisation des trente projets d'agglo déposés à Berne et qui espèrent obtenir quelques grosses miettes des 3,5 millions de francs qui restent à distribuer de l'enveloppe de six milliards votée en 2005 par les Chambres fédérales.

Le projet d'agglo franco valdo genevois a déjà obtenu plusieurs centaines de millions dont 550 millions pour le CEVA et 213 millions pour les nouveaux trams genevois. Quelques centaines de milliers de francs aussi pour payer les études très nombreuses menées tambour  battant depuis trois ans dans la région. Autant dire que les 3,5 milliards ne suffiront pas à financer tous les projets, constate le magistrat vaudois.

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lundi, août 17, 2009

Le CEVA bâlois s'appelle Herzstück parce qu'il pénètre au coeur de la cité

rebourssement cointrin cornavin.jpgCe lundi marquera une victoire d'étape des citoyens qui estiment, à tort ou à raison, que le projet de liaison ferroviaire Cornavin Eaux-Vives Annemasse n'est pas la meilleure solution pour Genève. L'association pour une meilleure mobilité franco-genevoise devrait annoncer en début d'après-midi le succès de son référendum contre le crédit complémentaire de 113 millions de francs voté par le Grand Conseil, une toute petite partie du coût global de cette ligne de 17 kilomètres qui est devisé à 1,45 milliard de francs par le Conseil d'Etat et à 2 milliards par les opposants.

Il est peut-être temps d'ajouter que le prix du CEVA ne couvre pas le rebroussement souterrain que prévoit noir sur blanc le projet d'agglomération franco-valdo-genevois. Un rebroussement reliant la gare de Cointrin à celle de Cornavin qu'il est prévu de creuser à l'est du Palais des Nations unies. Un rebroussement indispensable au bon fonctionnement du CEVA.

En effet, la ligne actuelle Cornavin-Cointrin est déjà surchargée et ne peut guère supporter une desserte au quart d'heure comme promis, notamment aux heures de pointe. A moins évidemment de forcer les usagers qui viennent d'Annemasse et veulent se rendre aux gares RER des Charmilles, de Blandonnex de Cointrin, de Vernier ou de Satigny,  à changer de trains à Cornavin... [cliquer sur l'image ci-contre pour l'agrandir]

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dimanche, août 16, 2009

Satigny, un RER: 4000 habitants. Bernex, pas de RER: 20'000 habitants

satigny rer.jpgDans une série estivale consacrée à notre beau pays, la télévision publique TSR a diffusé le 4 août une série de reportage bucoliques et pas critiques pour un sous sur Satigny. A voir ici, et là.

Satigny un peu plus de 3200 habitants. La plus grande commune du canton de Genève de par son territoire, la première commune viticole suisse aussi, est à 10 minutes du centre-ville par le RER.

Bernex, troisième plus grande commune du canton de par son territoire,  frôle les dix mille habitants juchés sur un joli côteau juste en face de Satigny. Bernex n'a pas de RER, mais un tram devrait la relier au centre-ville d'ici 2013. Il faudra bien 30 à 40 minutes pour relier la mairie de Bernex à Cornavin.

Bernex est promise à un développement urbain massif. D'ici 2030, sa population devrait doubler au gré de l'urbanisation de la partie nord de la route de Chancy que prévoit le projet d'agglomération franco-valdo-genevois.

Satigny ne devrait pas dépasser 4000 habitants. En fait la plus grande commune du canton relié au RER est tout simplement ignorée par le projet d'agglomération.

ça n'est là qu'une des nombreuses "curiosités" du plan Cramer de développement du canton et de la région.

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jeudi, août 13, 2009

Trains du XIXe pour mobilité du XXIe

train intercity.jpg"Le casse tête de la ligne Lausanne Genève". Le titre - soft pour un problème qui perturbe régulièrement des milliers de voyageurs - est de l'ATS. L'agence de presse des médias suisses fait le point ce matin dans une dépêche publiée sur le site de la Tribune.

Il n'y a pas que le pendolino qui donne des soucis aux CFF. L'horaire cadencé exige une ponctualité parfois milimétrique. Il suffit d'un grain de sable pour perturber toute une ligne. Les pendulaires pestent à raison. Les CFF sont parmi les plus chers du monde. A ce prix, on attend un service tip top. On en est loin. Et la perspective d'augmentation du trafic promet une belle pagaille. (photo Keystone)

La fameuse troisième voie que les politiciens promettent depuis des lustres est désormais un cul de sac irréalisable, sans perspective, comme l'est la petite traversée du lac qu'il aurait fallu construire en 1960 ou le CEVA qu'il aurait fallu construire en 1940 au moment où Genève a décidé d'implanter la gare de la Praille à la Praille, pour l'unique raison qu'il fallait, à l'époque, absolument offrir une plate-forme d'échange entre le rail et la navigation du Rhône ou Rhin très en vogue alors. (Voir ci-dessous le plan du site de la Praille montrant le port de la Queue d'Arve et les projets de canaux sousterrains passant sous la ville ou sous St Gervais]

La seule manière de donner aux CFF une infrastructure adaptée aux besoins de mobilité des habitants du bassin lémanique et du plateau suisse est de créer une dexuième ligne à grande vitesse (250 km/h au-delà le TGV est un gouffre énergétique) entre Cointrin GVA (Genève Voltaire Aéroport) et la ligne Lausanne Neuchâtel Bâles. Objectif: mettre Yverdon à 20 minutes de Cointrin et Payerne à 40 minutes. De quoi offrir à Genève une future deuxième piste à son aéroport. A cette échelle, le CEVA apparaît bien, lui aussi, un projet du XIXe siècle.

Seule une traversée du lac autoroutière et ferroviaire reliant Annemasse à GVA avec une gare à la Pallanterie et une autre sur la rive gauche offre une infrastructure d'avenir.

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lundi, août 10, 2009

Région: Robert Borrel monte en puissance

borrel robert.jpgarc.jpgRobert Borrel, maire d'Annemasse durant plus de 30 ans (socialiste, tendance dissidence et indépendance), a créé il y a sept ans l'Association régionale de coopération (ARC), qu'il préside cette année en sa qualité de président d'Annemasse Agglo. L'Association régionale de coopération du Genevois devrait devenir cet automne un Syndicat mixte, annonce l'hebdomadaire Le Messager dans son édition du 6 août.

De quoi conforter la stature de Robert Borrel comme interlocuteur incontournable sinon unique de Robert Cramer, ministre du Territoire genevois, lequel quittera ses fonctions à la fin de l'année, sans que l'on sache qui sera son successeur, ni même si le Département qu'il a taillé à la dimension de ses ambitions, il y a quatre ans, lui survivra dans sa géographie actuelle.

Ce serait faire un mauvais procès à un homme qui se bat pour l'intercommunalité et pour doter la région française d'une gouvernance unique face à Genève. D'ailleurs, il passera le bâton de président de l'ARC, devenue sans doute ARC-SM (pour Association régionale de coopération Syndicat mixte), le 1er janvier prochain à Etienne Blanc, député et maire de Divonne.

Pourquoi un Syndicat mixte? Question de légitimité, de responsabilité, de transparence et de poids politique. (photo Fortunati)

 

 

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vendredi, août 07, 2009

Comment piloter le PAV?

muller dubitatif.jpgEn deux ans à peine Mark Muller - 659 amis sur Facebook - aura usé ou dégoûté (?) deux pilotes: Benoît Genecand, ex banquier UBS, démissionnaire au bout de trois mois, devenu constituant et président du Stade de Genève et de la Chambre genevoise immobilière et Sylvie Bietenhader, haut fonctionnaire, qui démissionne, seize mois après son engagement, pour reprendre la Gérance immobilière de la Ville, domaine où son expérience professionnelle n'est pas plus grande que celle de son prédecesseur, devenue secrétaire générale de la constituante. Deux pilotages avortés en moins de deux ans, c'est beaucoup. Le conseiller d'Etat libéral trouvera-t-il un troisième larron avant les élections de cet automne? Comment peut-on piloter le PAV?

Sans doute Mark Muller proposera-t-il un architecte, un urbaniste, un promoteur immobilier, un ingénieur civil, un poète?

Ce dernier choix ne serait peut-être pas le moins bon. Une ville, ça se rêve avant de se construire. Il y a peu l'Eglise protestante s'est interrogée sur l'opportunité d'y construire un temple ou une église ou les deux à la fois. Et pourquoi pas une mosquée? Les Zurichois ont bien implanté au coeur de Sihlcity une église multimodale. Discrète tout de même, pas de quoi concurrencer le temple de la consommation. N'empêche que c'est bien un coeur et une âme qui manquent au PAV. La gauche de la Ville aura beau jeu de dénoncer les financiers à qui la loi de déclassement promet de juteuses affaires.

Un poète donc qui réconcilie les Genevois avec leur ville. La ville peuplée, ouvrière, chaudron social et culturel, telle qu'on la trouve dans les différents quartiers de Genève construits entre 1850 et 1920. Avant que l'on invente les quartiers villas, les cités satellites, les "un, deux ou trois étages sur rez avec jardins privatifs", qui font le bonheur de promoteur et le malheur de la cité.

Un poète qui trace les places et les parcs avant de faire valser les milliards. Qui écoutent les travailleurs, les entrepreneurs, les consommateurs, les instituteurs et chantent et jouent le bal des grues, la valse des rues, le jazz des mues.

La mutation, c'est dans la tête des Genevois qu'elle doit s'opérer et comme les Genevois sont ce qu'ils sont, ronchonneurs et donneurs de leçons, il faut aussi leur donner de quoi exprimer leur identité. Il faut innover en matière de gouvernance et inventer pour le PAV une Autorité citoyenne d'urbanisme à laquelle les communes de Carouge, de la Ville de Genève et de Lancy ainsi que le canton céderont le pouvoir d'aménagement et de police des constructions et donc les revenus fiscaux seront progressivement partagés entre tous, y compris le fonds de péréquation communal. (photo Bonzon)

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mercredi, juillet 29, 2009

Bâle Genève: deux façons de voir une métropole

Basel centre, centres commercial.jpgLa BD de trois cents pages publiée ce printemps par le Studio Basel de l'EPF de Zurich (voir ici) est une mine de renseignements et une tentative originale de présenter le projet d'agglomération franco-germano-bâlois. Sa lecture montre combien Genève et Bâle abordent les questions d'aménagement de manière différente. Ces différences sont ancrées dans l'histoire des deux cités, dans leur environnement, dans leurs institutions politiques, dans leur culture.

Contrairement au projet d'agglo franco-valdo-genevois qui est né presque uniquement de l'opportunité de tirer quelques dizaines de millions de francs de la loi fédérale sur les infrastructures d'agglomération - en plus des 550 millions déjà affectés au CEVA, le projet MetroBasel est une réflexion centrée sur la ville de Bâle principalement due à l'initiative d'un partenariat public privé, puisqu'on trouve à l'origine de l'association le canton de Bâle-Ville et Novartis. Le projet urbanistique est donc un élément presque secondaire de la volonté clairement affichée de poursuivre la création d'une métropole européenne en harmonie avec son arrière-pays.

Genève n'a pas cette ambition. Du moins, elle ne sait pas le montrer. Le ministre du Territoire Robert Cramer paraît bien seul à défendre son projet d'agglo, un projet essentiellement technique destiné avant tout à régler des problèmes de transports par la construction presque exclusivement de nouvelles lignes de trams. Pour le dire plus crûment un projet dont le but est d'empêcher les frontaliers de polluer les Genevois et de construire des logements aux marges d'une ville qui n'en veut plus. Le projet d'agglo semble d'ailleurs comme détaché de la municipalité de Genève qui réfléchit de son côté à son plan directeur, alors qu'elle devrait en être le coeur et le moteur.

L'histoire donne une clé, la politique une autre, la culture une troisième à cet état de fait.

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mardi, juillet 28, 2009

Combien d'usagers dans les trams de Saint-Genis, de Saint-Julien? Combien de voyageurs dans le CEVA?

50'000 frantaliers géo référencés carte seulement 2005.pngCombien d'usagers dans les trams de Bernex, de Saint-Genis, de Saint-Julien, de Ferney, d'Annemasse? Combien de voyageurs dans le CEVA entre Versoix et Annemasse ou entre Reignier* et Cointrin? La question paraît basique. Avant d'investir des milliards dans les infrastructures de la mobilité douce, on s'attendrait que les autorités puissent y répondre.

On ne leur demande pas une précision d'horloger, mais un ordre de grandeur tout de même qui permet de réduire au minimum les coûts de fonctionnement à la charge des contribuables et d'ajuster au besoin le tracé de ces infrastructures. Bref un modèle un tant soit peu représentatif de la région franco-valdo-genevoise capable de jeter un peu de lumière dans la boîte noire des quelques millions de va et vient des quidams que nous sommes.

La preuve a été donnée la semaine dernière qu'un tel instrument n'existe pas. Pas encore. Et que donc seul le pifomètre des experts justifie jusqu'alors la charpente rail du projet d'agglo franco-valdo-genevois, dont la pièce maîtresse est le bien connu CEVA-1912, lequel ne relie pas Cointrin, espace d'échange multimodal du XXIe siècle, mais Cornavin, gare urbaine construite en 1858 et devenue inaccessible en voiture, à Annemasse, gare tout autant inaccessible aux véhicules.

Le Conseil d'Etat a annoncé dans son point de presse estival qu'il a "adopté une charte élaborée avec ses partenaires suisses et français, qui doit permettre d'assurer le fonctionnement et le développement du modèle multimodal transfrontalier des déplacements dans l'agglomération franco-valdo-genevoise pour les trois prochaines années."

La mise en service de ce nouvel outil aura lieu cet automne.

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lundi, juillet 27, 2009

Formidable MetroBasel! Une BD de trois cents pages pour partager des rêves!

couverture.jpgTrois cents pages de BD photos pour expliquer le projet d'agglo franco-germano-bâlois: MetroBasel, qui dit mieux! Sûrement pas notre projet d'agglo franco-valdo-genevois (FVG) qui cherche toujours un nom, un logo, une âme, une raison d'être autre que ce pourquoi il a été lancé tambour battant il y a bientôt quatre ans par le ministre du Territoire et conduit depuis à marche forcée sans que jamais le Grand Conseil n'en débatte: construire des trams en quêtant l'argent de la Confédération.

Le but est peut-être louable, mais, à l'heure où le ministre s'apprête à tirer sa révérence et où le monde politique FVG se perd en conjectures sur le nom du prochain capitaine, la comparaison entre MetroBasel et le projet d'agglo FVG est sur ce plan cruelle.

Les trois cents pages de BD ne sont certes pas une partie de plaisir. Mais l'effort de communication, conçu dans les bureaux bâlois de l'ETH Zurich sous la gouverne des stars mondiales de l'architecture que sont Jacques Herzog et Pierre de Meuron, montre que la marge de progression de notre canton est formidable.

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mercredi, juillet 22, 2009

"CEVA: Il n’y a pas de Plan B." Ah bon!

il y a un plan B.jpgfavre et de Beaufort Transferis.jpgLe billet "Le CEVA et la Constituante", publié hier matin dans la Gazette de la Constituante, alimente un joli débat. Parmi les commentaires celui d'Eric qui écrit: "Et voici un bon article tiré de "Tout l'immobilier", précisant l'intérêt du RER (et du CEVA) face aux "alternatives".

Le lien renvoie en fait sans commentaire à l'interview réalisé par Vincent Naville de David Favre et d'Emmanuelle de Beaufort, respectivement directeur et manager de Transferis, une micro-société commune aux CFF et à la SNCF, basée aux Pâquis, qui a pour tâche de préparer l'horaire cadencé et la commercialisation des 220 kilomètres du futur RER genevois. Pas d'avantage d'analyse dans le blog Pro CEVA qui semble se satisfaire de la pensée unique.

On ne s'attendait pas que les deux fonctionnaires dégomment le CEVA. L'interview mérite une attention critique. Car les contre-vérités et les à peu près le disputent à la méthode Coué. Quant au plan B, il y a le barreau sud défendu par les opposants au CEVA. Il y a aussi une traversée du lac autoroutière et ferroviaire, qui présente bien des avantages et peut mettre Genève sur l'orbite du XXIe siècle.

JFM

Reprenons point par point:

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jeudi, juillet 16, 2009

Berne cherche des sous pour le CEVA

cff.jpgLa facture du CEVA a passé de 950 millions à 1,45 milliard. Les opposants estiment le coût final à 2 milliards. Ils lancent officiellement ce vendredi matin la campagne de récolte des sept mille signatures contre la rallonge cantonale de 113 millions votée par le Grand Conseil fin juin. Qu'en est-il de la part confédérale de 213 millions? La réponse de Berne est tombée le 1er juillet. Le Temps s'en fait l'écho dans ses éditions ce vendredi. Coïncidence? Le parlementaire qui a posé la question du financement n'est autre que le conseiller national Christian Luscher.

On lira avec attention la réponse de Berne. Elle relève d'une pétition d'intention. Car l'argent reste à trouver. Ce qui n'est manifestement pas encore le cas. La Confédération note que c'est seulement en mars de cette année qu'elle a connu les surcoûts de l'ouvrage. Et Berne de citer encore deux obstacles connus: les recours et le bouclement du financement côté français.

 

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lundi, juin 22, 2009

Le parking sauvage, pomme de discorde valdo-franco-genevoise?

paca meyrin st genis.jpgChacun pour soi et au diable les bagnoles! C'est un peu le principe non écrit qui s'applique aujourd'hui pour le parcage des pendulaires. Au-delà des discours consensuel sur les P+R qui doivent émailler demain l'agglomération franco-valdo-genevoise, la réalité quotidienne est plus rock and roll pour les travailleurs. Ainsi quand la Ville de Genève a changé sa politique de parking pour empêcher les pendulaires d'occuper son territoire municipal toute la journée (hordateur, macaron, zone bleu et contrôle accru), elle ne s'est guère préoccupée des conséquences de sa politique sur les communes de la couronne.

Aujourd'hui Vernier, Meyrin, Thônex, Onex, Lancy, etc. étudient ou mettent sur pied à leur tour des politiques identiques pour repousser plus loin les voitures indésirables. Qui se parquent néanmoins où elles peuvent, sur les rares places blanches restantes, parfois en parking sauvage, parfois dans des parkings en ville, chèrement payés à des propriétaires qui ont compris leur intérêt et parquent leur propre voiture munie d'une vignette sur le macadam... Le marché de la sous-location bat son plein.

sansonnens_roland.jpgA Meyrin, le maire Roland Sansonnens n'a pas l'intention de payer un parking d'échange pour accueillir les frontaliers. Les parkings provisoires mis en place en marge du chantier de tram - qui sont d'ailleurs peu utilisé note-t-il - seront supprimés une fois le tram sur rail, c'est-à-dire le 12 décembre 2009, pour l'arrêt cité de Meyrin, et une année plus tard pour l'arrêt CERN. Ces parkings seront donc supprimés début 2011.

Y aura-t-il un parking d'échange au CERN, tête de ligne provisoire du tram?

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vendredi, juin 19, 2009

Le maire de Saint-Genis attend le tram et le financement suisse

pacas.jpgL'été s'installe. Les députés font des heures supplémentaires dans l'indifférence générale. Trop occupés en cette veille électorale à entraver les projets des autres partis qu'à réfléchir ensemble sur la Genève de 2030?

Pendant ce temps les acteurs des pétales de développement du Grand-Genève se réunissent en tables rondes.

  • Lundi 8 juin, c'était la première table ronde du périmètre d'aménagement concerté d'agglomération de Meyrin Saint-Genis. (Voir le dossier du participant)
  • Ce samedi 20 juin, à Archamps, les élus et la société civile du PACA Plan-les-Ouates Saint-Julien prendront connaissance de l'avancement des études conduites par trois bureaux d'aménagement du territoire. (Voir le compte-rendu de la première table ronde et aussi ici et )
  • Enfin le 2 juillet, de 15h à 22h aura lieu à Thônex la première table ronde du PACA Trois chêne Annemasse. (Voir le dossier de présentation)

bertrand maire de St Genis.jpgHubert Bertrand, maire de Saint-Genis-Poully, attend le tram de pied ferme. Il est programmé pour 2018. Sa commune sera, côté gessien, la principale - la seule avec Ferney-Voltaire? - bénéficiaire direct du projet d'agglo-franco-valdo-genevois. Ce radical de gauche milite à fond pour les transports publics, mais, à l'heure de sortir la bourse de sa poche, il déclare que "le tram servira principalement à Genève et qu'il paraît donc naturel que le canton en soit le principal payeur". Même propos pour le parking d'échange, que Saint-Genis hébergera, "car cette infrastructure fait partie intégrante de la ligne".

Il n'est pas sûr que Genève l'entende de cette oreille.

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jeudi, juin 18, 2009

Demandons politiciens visionnaires! (Les vidéos du débat de l'Institut national genevois)

ing peter interpellé.jpging colovrex débat.jpging pictet architecte cantonal.jpgPrès de deux heures de débat animé, curieux, intéressant, drôle, parfois, langue de bois aussi, décalé voire surréaliste, car il était au fond irréaliste de mettre en opposition les trois personnalités invitées, mardi soir, par l'Institut national genevois. On a donc eu droit à des monologues, qui s'emboîtaient les uns avec les autres moins comme les pièces d'un puzzle que comme des billes roulant les unes sur les autres, et heureusement à de nombreuses questions réponses avec la salle. Ce fut la meilleure partie de la soirée.

Pour susciter un vrai débat, il eût fallu inviter Robert Cramer ou Mark Muller, qui a hérité de la patate chaude CEVA pour permettre les escapades bernoises de son collègue, ou Robert Borrel, l'ancien maire d'Annemasse et actuel président de l'ARC, les communes de la couronne française, ou encore les deux députés radsoc Barrillier et Chatelain, coprésidents du comité pro-ceva. Ce n'est que partie remise.

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mercredi, juin 17, 2009

Un architecte cantonal: la solution aux blocages genevois?

ing public.jpging 4 16 juin.jpgL'architecte Charles Pictet a fait coup double hier soir. Avec son projet de délocaliser la gare de la Praille à Colovrex, il a séduit l'auditoire de l'Institut national genevois, dont la salle de la Promenade du Pin était presque comble. Il a aussi relayé la campagne de la section genevoise de la fédération des architectes suisses qui'il préside et de la Fédération des architectes et ingénieurs pour que Genève se dote enfin d'un architecte cantonal. L'architecte cantonal est un serpent de mer cantonal, le dernier en date remonte à l'éphémère conseiller d'Etat Philippe Joye. C'est une réponse possible, a brièvement développé le père du premier concours de La Praille, aux difficultés que traverse le canton pour mettre en oeuvre les grands projets tels que celui de la Praille Acacias Vernets: "Les politiciens n'ont que la quantité de logements à la bouche. Il manque un discours sur la qualité, il manque une culture de la construction."

Brillant par leur absence, les politiciens en ont pris pour leur grade hier soir.

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Le projet d'agglo lance les études Genève-Rolle, Gex-Nyon et Annemasse Evian

paca les 9 paca b.jpgLe projet d'agglo ne ralentit pas. Le comité de pilotage, dont on trouvera la composition ici, a lancé hier matin les études des trois lignes directrices (cliquer sur l'image pour l'agrandir):

  • Genève Rolle Enjeu la troisième voies ferroviaire - on ne parle évidemment pas d'une deuxième ligne en grande vitesse. La troisième voie autoroutière n'est pas citée. Le rabattement des transports publics sur les gares. Il n'est pas question de P+R dans le communiqué de presse)
  • Gex-Nyon où l'on retrouve l'arlésienne du raccordement ferroviaire Gex Divonne Coppex.
  • Annemasse Evian (Chablais). L'amélioration de la ligne Evian Annemasse participe du succès du CEVA, lequel sera concurrencé par un axe de bus Thjonon Douvaine Genève. Pour les Français l'enjeu politique sera surtout de maîtriser "le développement des communes du Chablais", histoire d'e réduire le mitage du territoire.

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mardi, juin 16, 2009

Les "orgues de Staline" de la CLE

cle-cest.jpgC'est à un véritable pilonnage du projet d'agglomération franco-valdo-genevois que soumettent le Conseil lémanique de l'environnement (CLE) et la Coordination économique et sociale transfrontalière (CEST) ce matin en publiant un rapport serré pour ne pas dire touffu de 23 pages intitulé suivi du Livre vert de la CEST et du CLE, alors que le comité de pilotage du projet d'agglo est en séance.

Trois hommes principalement ont tenu la plume:

Bernard Comoli de la CEST pour le volet social. Un volet "qui n'a pas avancé contrairement au volet économique (bilocalisation, formation, contrôle du marché de l'emploi) et dont le rapport parle peu" indique Alain Rouiller (ATE), qui avec Pierre Hofmann (ATE) a rédigé le volet environnemental et mobilité.

Les protecteurs de l'environnement de la CLE (WWF, Pro Natura, ATE notamment) et quelques protecteurs des travailleurs de la CEST (SIT, CFDT Ain Haute-Savoie, MPF) sont les acteurs de la société civile de loin les plus actifs. Leur document est un suivi du Livre vert qu'elles ont publié en 2007. On y retrouve donc leurs traditionnelles exigences. Tentative de résumé de cette feuille de route en dix points.

  1. agglo démarche participative.pngRedimensionner et échelonner les PACA. [Commentaire: Manifestement la CLE et la CEST, comme la plupart des acteurs de ce vaste chantier sont sous l'eau. Le train d'enfer imposé par Robert Cramer a asphyxié tout le monde.]
  2. Introduire dans toute l'agglo les "zones environnementales" (accès restreint aux véhicules polluants) et introduction d'un péage routier en cas de non atteinte des objectifs et plans de déplacement d'entreprise).
  3. Améliorer la liaison ferroviaire directe entre l'Aéroport et la Haute-Savoie (financement de Berne, shunt de Saint-Jean et d'Ambilly, tram-train Genève Sud, tram-train Pays de Gex)
  4. Accélérer le développement du réseau des trams (tram Cern et tram St-Julien en liste A-2014, tram St-Genis et tram Ferney en liste B-2019, tram Moillesullaz Annemasse, tram Rive-La Pallanterie)
  5. Améliorer les liaisons entre les pétales de développement (tram Petit-Lancy-Gd Lancy, tram Bachet-Jonction, bus Saint-Julien Bernex Satigny Meyrin, tram Plainpalais Rive, tram Communaux d'Ambilly)
  6. Asservir la mobilité à la sécurité routière et à la santé publique (P+R, B+R, stations pour vélos, voie cyclable le long de la voie ferrée Genève-Lausanne, passerelle Stade-Palette, Jonction sans voiture, etc.
  7. Prévoir 30% de logements sociaux dans les nouveaux lotissements et privilégier le concept d'éco-quartier
  8. Restituer à la nature des surfaces au moins équivalentes aux surfaces de zones déclassées (Freiner le pavillonnaire, pas de construction sans accès au transports publics, réduire la distance entre lieu de travail et lieu de résidence, étendre à l'agglo le label Genève région Terre avenir)
  9. Généraliser le concept Minergie (simple pour les rénovations, P et ECO pour les nouvelles constructions dans toute l'agglo)
  10. Introduire l'indice de Développement humain 2 et améliorer la gouvernance démocratique du projet d'agglo (mise en place du Forum d'agglomération, mettre en oeuvre la réforme du 24 avril 2008 du Comité régional franco-genevois)

Selon Alain Rouiller, 75% des propositions émises dans le Livre vert de 2007 avaient été pris en compte par le projet d'agglo. Deux ans plus tard, un certain nombre d'entre elles ont disparu de l'agenda, notamment dans le domaine social. On ne trouvera rien non plus en matière culturel ou sportive qui n'est pas la tasse de thé de la CLE ou de la CEST.

On regrettera aussi que les deux associations n'aient pas proposé un indice synthétique d'avancement de leurs revendications. Dans deux ans peut-être.

JFM

dimanche, juin 14, 2009

L'ATMB va-t-elle concurrencer le CEVA?

messager 11 juin 09.jpg"L'autoroute blanche veut devenir plus verte." Un titre glané dans Le Messager de cette semaine - l'hebdo des nouvelles locales que bien des Genevois ignorent comme ils ignorent tout de la vie sociale, culturelle et sportive de leurs voisins. Sous le titre, peut-être la première réaction au CEVA des dirigeants des Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc, où Genève est un tout petit actionnaire.

L'ATMB ne cache pas son intérêt pour el transport collectif et le covoiturage sur son réseau. "C'est plutôt paradoxal et innovant pour une société comme la nôtre" déclare au Messager le président de l'ATMB. La société concessionnaire étudie des aménagements d'arrêts pour les bus et de parkings de covoiturage. L'article n'en dit pas plus préférant signaler que des filtres à particules seront installés sur les bouches d'aération du tunnel du Mont-Blanc.

Mais il n'est point besoin d'être grand devin pour constater que si l'ATMB met son projet en oeuvre et offre aux frontaliers la possibilité de garer en bordure de l'autoroute, au péage de Nangy par exemple, et d'embarquer dans des bus rapides pour rejoindre le coeur de Genève, le RER risque de devoir mettre les bouchées doubles pour rester attractif. Si les bus roulent au gaz ou avec une pile à combustible, il est même pas sûr que le bilan écologique du train soit meilleur rapporté aux passagers transportés.

Une info qui sans doute animera le débat que l'Institut national genevois organise ce mardi soir à 20h, 1 promenade du Pin, en point d'orgue d'un cycle de conférences consacrées à la région franco-valdo-genevoise 2030. JFM

vendredi, juin 12, 2009

Pour un Grenelle de la mobilité à Genève

agmt tram 16.jpgDepuis 50 ans, Genève est en guerre de la mobilité ou de l’immobilité. Il est plus que temps d’y mettre fin. Les prochaines élections du Grand Conseil et du Conseil d’Etat de cet automne ouvrent une nouvelle lucarne au dialogue. Nos autorités seraient bien inspirées, en marge des coups de geule électoraux, de préparer dès maintenant les conditions d’un Grenelle de la mobilité, une paix des braves entre les partisans de la bagnole en ville et ceux qui ne jurent que par les pieds, les trams et le RER.

Grenelle social, Grenelle de l’environnement, Grenelle de la mer, Grenelle de la presse, Sarkozy n’en finit pas de faire «greneller» la France, à la recherche du consensus politique, tout en préparant le prochain dynamitage de l’opposition à l’occasion du remaniement ministériel, qui ne va pas tarder après l’élection du Parlement «bruluxtrasbourgeois». Le Grenelle, fait référence aux accords historiques qui mirent fin à Mai 68. Prévoyant une augmentation du SMIG de 25%, ils furent conclus - mais jamais signés - entre les partenaires sociaux, rue de Grenelle à Paris, siège du Ministère du Travail. Grenelle égale donc dialogue et paix des braves. (photo affiche AGMT)


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mercredi, juin 10, 2009

Genève 2030: le domino magique de Charles Pictet

Pictet 9 juin 09 ing.pngpictet praille colovrex.pngSupprimer la gare de la Praille pour construire la ville en ville (donner de l'espace à l'urbanisation de Praille Acacias Vernets) et connecter au rail une nouvelle zone d'activités à Colovrex, au nord de l'aéroport, tel est le projet que Charles Pictet présente depuis 18 mois et qui recueille à gauche comme à droite un accueil souvent enthousiaste. La Tribune en parlé en janvier.

Hier soir encore, à l'Institut national genevois, devant un public certes moins nombreux que celui venu écouter une semaine plus tôt l'avocat Wolfgang Peter champion d'un autre CEVA, le jeune architecte, président de la section genevoise de la FIA, a exposé le projet qu'il concocte depuis bientôt quatre ans et qui pourrait bien être le domino stratégique du développement de la région franco-valdo-genevoise.

Pas moins de six dominos tombent dès lors que l'on bascule et réalise l'idée de l'architecte. Avec des milliards de francs d'investissements à la clé. "De quoi rembourser la dette du canton", annonce calmement le neveu du banquier homonyme.

Le maire de Bellevue ne l'entend pas de cette oreille. Invité par Pierre Kunz, président de l'ING, Daniel Fabbi a clairement manifesté sa mauvaise humeur. Charles Pictet a dégagé en touche ce propos qui fleurait bon l'égoïsme communal ambiant, arguant qu'il avait lancé l'idée et qu'il n'était pas l'homme des combats politiques.

Le débat politique est pour l'heure stérilisé. Le patron de l'Economie publique, Pierre-François Unger, a bien tenté, début janvier, d'obtenir un feu vert du Conseil d'Etat. En vain. C'est que le domino magique de l'architecte peut faire sauter le projet d'agglomération du ministre Cramer et remettre la traversée du lac au centre de l'avenir de Genève.

Jugez-en en attendant mardi prochain 16 mai le débat qu'organise l'ING en clôture de son cycle de conférences consacré à Quelle métropole franco-valdo-genevoise en 2030! (article et vidéos ci-dessous. vos commentaires sont les bienvenus)

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lundi, juin 08, 2009

Cramer nous fabrique-t-il une Zwischenstadt?

agglo fvg.jpgJe ne connaissais pas l'expression jusqu'à cet après-midi. Butinant telle l'abeille en quête d'un nectar goûteux dans la prairie multicolore des blogs fleurissant sur les terres fertiles de la Tribune de Genève, je tombe sur le blog d'Inma Abbet, une blogueuse qu'héberge la Tribune de Lausane (pardon 24 Heures) avec qui nous partageons la plateforme de blog (et même plus). Inma nous livre à petite vitesse des critiques de livres... Aujourd'hui, elle chronique l'oeuvre d'un architecte Thomas Sieverts intitulée "Entre-ville : Une lecture de la Zwischenstadt".

entre ville zwischenstadt.jpgL'étude décrit les marches et les marges de la révolution urbaine à la fin des années 90. "De monde périphérique autrefois sans importance, la Zwischenstadt est devenue le lieu où vit plus de la moitié de la population mondiale. La Zwischenstadt est une mise en cause de la cité européenne traditionnelle, une ville sans centre, donc sans histoire et sans nom, sans début et sans fin, car ses limites géographiques sont floues, elle n’est ni une ville ni un village situé à la campagne, car la nature y est modifiée et tous ceux qui y vivent le font tournés vers un centre distant, qui est l’endroit où se déroulent la plupart de leurs activités. La ville compacte, à l’ancienne, subit une influence considérable de la part de la Zwischenstadt."

On lira la suite là http://inma.blog.tdg.ch

Ne voyez-vous pas là la ville tentaculaire que le projet d'agglo nous promet pour 2030 et qui s'étend jusqu'à Neydens au pied du Mont de Sion, jusqu'à Lucinges au pied des Voirons, jusqu'à Gex et Thoiry au pied du Jura? Et jusqu'à Lausanne ou même Mon(treuxVe)vey au pied des préalpes vaudoises?


Ce mardi 9 juin, à 20h., l'Institut national genevois accueille Charles Pictet dans le cadre de son cycle consacré à la métropole genevoise en 2030. L'architecte y présentera son idée de reconstruire la gare de la Praille à Colovrex, histoire de construire la ville en ville sur un espace vide ce qui n'est pas le cas du PAC actuel. Et mardi prochain grand débat sur l'agglo.