mercredi, janvier 06, 2010

Praille Acacias Vernets: Grobet reprend le pouvoir

pav plq et communes avec légende.pngJe l'avais parié. La votation référendaire sur la Praille, à laquelle seuls les citoyens de la ville de Genève devaient être conviés le 29 novembre puis le 7 mars prochain, est annulée. La décision a été prise par le Conseil d'Etat à la veille de Noël, mais elle n'a été rendue publique que ce matin. (Lire le communiqué ci-dessous)

L'ancien conseiller d'Etat Christian Grobet a réussi un nouveau coup en forçant le gouvernement à négocier un nouveau projet de loi.

On assiste à un remake de la surélévation des immeubles, dont le premier projet de loi avait été combattu par les milieux de la défense du patrimoine et des locataires, avant d'être purement et simplement annulé. Une nouvelle loi de compromis était sortie des négociations limitant la surélévation. A contrario, une partie de la gauche avait échoué dans sa tentative de bloquer le développement de l'OMC en s'opposant au préavis communal favorable à l'extension du Centre William Rappard en septembre dernier.

 

NB posté le 11 janvier: un commentaire inadmissible a été effacé de ce débat, qui pour l'essentiel est de bonne tenue. Je remercie les internautes qui ont lu cette note et ceux qui ont apporté une contribution et regrette qu'un seul d'entre eux ait pu polluer quelques jours ce forum. (JFM)


En cause, cette fois, le déclassement en zone primaire de la zone industrielle Praille Acacias Vernets, comprise entre le Bachet de Pesay et le pont de Saint-Georges, d'une part, et entre le pont des Acacias et La moraine de Lancy, d'autre part, sauf la gare de triage de La Praille, dont l'avenir reste incertain.

Ce déclassement contesté par l'Asloca devait permettre la vente - appelée privatisation-  des terrains et la réalisation de juteuses plus-values pour les propriétaires de la zone: essentiellement l'Etat de Genève et quelques privés dont la Migros.

De son côté, le syndicat UNIA s'est associé au référendum car il craint la disparition des conditions préférentielles dont bénéficient les entreprises industrielles et donc une incidence sur l'emploi.

Le référendum avait été lancé en Ville de Genève, alors que les quartiers Praille Acacias Vernets concernent également Carouge et Lancy et même tout le canton. Il s'opposait au préavis communal favorable au déclassement. On notera la tactique proprement machiavélique de la gauche dans cette affaire. Sa majorité en ville a voté pour le déclasssement afin de mieux torpiller le projet de loi via un référendum populaire. La maire Pagani avait, lorsqu'il était à la tête des associations de quartier, enterré l'urbanisation du quartier du Mervelet de la même façon.

On assiste avec cette affaire à l'une des failles de la gouvernance à la sauce genevoise. En effet, à Genève, contrairement au droit fédéral, c'est le canton qui a le dernier mot en matière d'aménagement du territoire. Mais les communes concernées doivent donner un préavis voté par leur conseil municipal, un préavis susceptible d'être attaqué par voie référendaire. On se retrouve donc dans cet imbroglio politique qui voit une compétence politique cantonale contestée par voie référendaire par la plus grande commune du canton. Le Conseil d'Etat n'avait pas d'autres choix que de reculer et de tenter de trouver un compromis avec... Christian Grobet.

Le compromis sera sans doute plus difficile à trouver que dans l'affaire de la surélévation des immeubles. Car il y a des milliards en jeu et des principes aussi.

L'Etat doit-il se déposséder des terrains dont il est propriétaire? La droite veut nous convaincre que les investisseurs et que les futurs propriétaires par étage ne seraient pas prêts à mettre de l'argent s'ils ne sont pas propriétaires du fond. C'est une forfanterie. D'autres pays connaissent la propriété publique du sol sans que cela ne péjore leur développement.

Quant à la sauvegarde des emplois, elle passe par une politique volontariste de création d'une nouvelle zone industrielle permettant à l'Etat de contrôler la plus-value foncière. La zone de Colovrex est tout désignée. Elle permettra d'y reconstruire une gare aux marchandises (sans la gare de triage) et à démarrer l'urbanisation de la Praille non pas par la partie occupée aujourd'hui - et pour 50 ans encore - par les entreprises détentrices des droits de superficie, mais par la partie adossée à  Lancy sur les voies de la gare de triage qu'il faut démanteler au plus vite.

JF Mabut

D'accord, pas d'accord avec ce point de vue. Réagissez en cliquant sur commentaires ci-dessous ou pour les blogueurs en publiant votre analyse dans votre blog et en signalant sa publication en utilisant le trackback (mode d'emploi ici)

A propos du PAV, voir d'autres billets ici

 

 

Communiqué de presse du Conseil d'Etat

Praille-Acacias-Vernets: annulation de la votation communale
en Ville de Genève fixée au 7 mars 2010


Par arrêté du 23 décembre 2009, le Conseil d'Etat a annulé la votation communale en Ville de Genève sur l'arrêté du Conseil municipal du 13 mai 2009, donnant un préavis favorable au projet de loi 20712 relatif à l'aménagement du quartier Praille-Acacias-Vernets, modifiant les limites de zones sur le territoire des villes de Genève, Carouge et Lancy.

A la demande du Conseil administratif de la Ville de Genève, cette votation avait été initialement fixée par le Conseil d'Etat au 29 novembre 2009 (voir point de presse du 26 août 2009). Elle avait ensuite été reportée au 7 mars 2010 (voir point de presse du 7 octobre 2009) en raison de pourparlers engagés sur cet objet entre l'ASLOCA, le comité référendaire «Non au mirage du projet PAV», une délégation du Conseil d'Etat et les trois communes concernées (Genève, Carouge et Lancy).

Ces pourparlers ont porté sur certains principes d'aménagement du périmètre qui impliquent des modifications de l'avant-projet de déclassement objet de la délibération municipale soumise au vote populaire.

L'annulation du scrutin intervient donc en raison de la perspective de modification de l'avant-projet de déclassement soumis à l'enquête publique. En effet, cette modification nécessiterait le retrait de cet avant-projet et l'ouverture d'une nouvelle enquête publique, comprenant à nouveau la consultation des trois communes concernées et rendrait sans objet la délibération municipale soumise au vote populaire.

Le Conseil d'Etat souhaite que les négociations en cours aboutissent à des modifications faisant l'objet d'un large consensus, qui permettra le déclassement de cet important périmètre et le démarrage des premiers projets dans les meilleurs délais.


 

Commentaires

L'Etat ne doit absolument pas se départir de ses terrains ! C'est un aberration ! Il faut plutot qu'il les utilisent pour privilégier les coopérative immobilière qui ont l'énorme avantage de soustraire une partie des logement au marché, marché qui sait se montrer tellement efficace pour ... enrichir certains.

Écrit par : Djinius | mercredi, janvier 06, 2010

Décidement quoiqu'il arrive ce Grobet reste toujours dans les parrages!
Ce type n'a toujours pas compris que la grande majorité des gens n'en veulent pas de sa politique arrogante, mais il persiste et fait du n'importe quoi!

Les élus profitent de cet auto-sabottage pour sceller le projet, à leur manière (je doute fortement que les intérêts de l'ASLCOA aient prévalus dans le deal), car ils savent que le PAV reste un sujet aussi controversé que le CEVA (qui n'a pas passé haut la main, faut-il le rappeler).

Écrit par : The Observer | mercredi, janvier 06, 2010

Il faut vivre avec cette Genève qui a les 2 pieds dans le caviar et qui veut tout sans aucun effort.

Écrit par : REGINALD | jeudi, janvier 07, 2010

Si Grobet n'avait pas exister dans les années 80 on n'en serait pas aujourd'hui à demander UN LOGEMENT POUR UN EMPLOI.

Pour mettre les bâtons dans les roues il est éternel...

Écrit par : Subiaco | jeudi, janvier 07, 2010

Le problème de Mr Grobet, c'est son bilan de Neinsager, il n'existe que par le blocage. Pour exemple, le bilan de la LDTR qui n'a eu pour effet que le vieillisement du parc immobilier Genevois.
Offrons lui le poste d'architecte cantonal.

Écrit par : Gustave | jeudi, janvier 07, 2010

Cela fait 6 mois que mes neveux salariés cherchent un logement à Genève. 6 mois de recherche infructueuse. C'est la "désespérance" totale à ce niveau. Comment travailler et rechercher dans le même temps un logement. Il existe des services de "relocation" (qui recherche pour vous) mais cela a un coût supplémentaire. De qui se moque-t-on dans ce Canton ? Toujours plus de personnes arrivent dans le Canton et il y a toujours moins de logements disponibles. C'est l'implosion. Alors M. Grobet qui en son temps a amorcé le déclin de la construction immobilière et a engraissé l'ASLOCA, devrait vite retourner taper le carton avec sa nouvelle association qu'il a phagocyté.

Écrit par : demain | jeudi, janvier 07, 2010

Il faut comprendre que nous avons en face une idéologie. (Portée par Monsieur Grobet).
Il ne sert à rien d'hérisser des murs devant une idéologie, il faut comprendre et adapter.
J'ai pour référence un certain Gandhi qui mit l'empire Britannique à genoux sur une idéologie.
Que l’on soit d’accord ou pas d’accord n’a peu d’importance au regard de la solution.
Fermons les fenêtres du passé pour profiter du maintenant et ouvrons les fenêtres de l’avenir. …..Pour le construire.

Écrit par : reginald | jeudi, janvier 07, 2010

Grobet, qui représente l'ASLOCA, c'est la pression des minorité ? Vous arrivez à me rappeler le taux de locataire du canton juste qu'on rigole un petit coup ?

Vous venez nous expliquez que la spéculation, c'est Grobet ? Mais on croit rêver alors que c'est lui qui est à l'origine de la LDTR qui a enfin mis un frein au congé vente et autre pratique des spéculateurs !

Bref, idées minables, mémoire courte.

Écrit par : Djinius | jeudi, janvier 07, 2010

On a un vrai problème de logements à Genève, et il est temps de sortir de certains schémas de pensée. Au moins se donner une chance de voir plus large.
Pour certains, je voudrais rappeler que la crise du logement date de bien avant l'arrivée de M. Grobet au pouvoir. Dans les années 60 déjà, on a logé des gens dans des anciens baraquements d'ouvriers, dans des caves, on a transformé des combles en logements, tout en construisant à marche forcée.
Comme le rappelle Djinius, la LDTR a été une réponse donnée à un moment critique. Maintenant, il faut aller plus loin, amender peut-être la LDTR, mais surtout faire sauter les verrous qui empêchent de construire, tout en gardant un contrôle sur les milieux qui chercheraient à en tirer un profit trop important et pénalisant la construction.
En ce sens, je pense que l'irruption de M. Grobet, qui est en effet un homme du passé, n'est pas une bonne chose. Mais voilà, il est pugnace. A ceux qui ne sont pas d'accord avec lui de prendre leur bâton de pèlerin et à amener leur arguments.

Écrit par : Anne-Marie Brunner | jeudi, janvier 07, 2010

y en a marre de ce Grobet , et je reste polis

Écrit par : claude1000 | jeudi, janvier 07, 2010

Etant impliqué dans le projet du PAV.
Etant impliqué dans le projet de ma ville.
Etant impliqué dans le projet de ma région.
Etant impliqué dans le projet de ma vie et celle des autres, si chaque citoyen entreprend une action qui permettrait d’améliorer la condition de l'autre, les conséquences de cette action seront au bénéfice de la communauté et donc pour tous.
Sans vision à long terme, aucun objectif ne trouvera place.
L’effet démographique, même pour une région comme la notre brisera toutes les résistances.

Le manque de crèche. Le dérapage de l’enseignement, le manque de logement, les bouchons, les dérives communautaires sont le reflet criant de ce manque de vision.
Mark Muller, peu loquace je dois l’avouer est porteur de la réalisation de cette vision à long terme.
C’est l’alpiniste dont les objectifs correspondent à mes souhaits.

Écrit par : REGINALD | jeudi, janvier 07, 2010

@Réginald : ok, mais M. Muller est élu, donc pas nécessaire de lui faire de la pub.
En revanche, quel projet voulons-nous pour Genève, Carouge et Lancy ? Pour les habitants et pour les entrepreneurs ? Pour vivre, travailler et se reposer ?
M. Muller a lui tout seul n'a pas toutes les aspirations et toutes les réponses à ces aspirations.
Je souhaite de tout coeur que le projet PAV puisse se concrétiser, et j'espère qu'il pourra démarrer rapidement, tout en étant mené dans un esprit de concertation avec tous les partenaires. Et je dis bien tous. Y compris l'ASLOCA, par exemple.

Écrit par : Anne-Marie Brunner | jeudi, janvier 07, 2010

Ca me va! Du moment que on y va.

Écrit par : REGINALD | jeudi, janvier 07, 2010

Avec le réchauffement climatique arrive la fin du glaciaire et la renaissance des dinosaures, ce qui explique que Grobet refait surface. Il est l'inventeur de la politique du "lock nest" en français "le filet de blocage". C'est une sorte de nacelle qui est en permanence immergée et sur simple appel de son mauvais génie, elle émerge et prend de court tout gros projet qui tente de faire son chemin dans le chenal étroit de la législation auto-bloquante genevoise et l'enferme dans le piège ainsi tendu.

Le projet du PAV est la dernière opportunité de bâtir une réelle extension de la ville à l'intérieur du tissu urbain préexistant.

Ni la Genève d'aujourd'hui ni celle de demain ne peuvent se payer le luxe de rater ce train-là. Malheureusement, il risque fort de rester à quai à cause de la "racaille g'nevoise" qui paralyse la Cité depuis près de 30 ans!

OUI il faut des logements en quantité, NON il ne faut pas QUE des logements bon marché, OUI il faut que le PAV reçoive ce qui constitue la vraie vie économique genevoise, c'est à dire des artisans, des PME, et du tertiaire. NON il ne faut pas que des tours mais une ville à taille humaine. Pour ceux qui l'auraient oublié, le vieux Carouge est plus dense que les Tours du même nom. Où préféreriez vous habiter? La réponse à cette question donne le tempo de ce projet!

La question est désormais de savoir si à Genève il existe des politiciens qui réfléchissent au-delà de la Jonction!

Si référendum il doit y avoir, il doit être sur l'ensemble du territoire et non pas dans le réduit des groupuscules de la gauche réunie qu'est devenue la ville!


Pour ce qui est des terrains, ceux qui appartiennent à l'Etat ne doivent pas être vendus mais mis en droit de superficie de 99 ans. Les autres pour pouvoir être bâtis devront l'être sous la forme de coopératives d'habitation afin de ne pas mettre en route une spirale spéculative dont Genève n'a pas besoin.

Il ne devrait même pas y avoir de constructions autre qu'en PPE-coopératives.

Mais comme au pied du mur on ne reconnaît que les maçon et que dans ce gouvernement il n'y a que des intellos qui ne connaissent même pas la forme d'une truelle, il y a de fortes chances que l'on ne voit rien se bâtir avant longtemps!

Dommage Genève a besoin d'un projet mobilisateur et celui est génial!

Écrit par : Cardon & Plein palais | jeudi, janvier 07, 2010

La lecture de l'art de la guerre de SUN TZU est conseillée.

Comment gagner en utilisant les besoins des protagonistes. ?

L'approche stoïcienne de l'existence complétée par la préparation du demain attire mes faveurs.

Fermons la fenêtre du passé pour profiter du présent et ouvrir la fenêtre de l'avenir.

Le destin ne se subit pas il se fabrique.

Écrit par : REGINALD | jeudi, janvier 07, 2010

Aux commentateurs sans mémoire et autres "invectiveurs" anonymes, je suggère la lecture attentive des statistiques éditées par le Canton de Genève et relatives à la construction de logements. Vous y découvrirez que c'est durant "l'ére Grobet" (1981 - 1993) que le nombre effectif de logements construits dans le Canton a été le plus élevé...
Mais comme le dit le proverbe: "On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif."
http://www.ge.ch/statistique/ télécharger le document T_09_04_1_3_1_01.xls
Bonne année à tous, y compris aux râleurs.
Pierre Gauthier

Écrit par : Pierre Gauthier | jeudi, janvier 07, 2010

Je suis effarée par la grossièreté des adversaires de Christian Grobet, qui n'a d'égale que leur méconnaissance de tous les services qu'il a rendus au patrimoine genevois. C'est évidemment plus facile de favoriser les requins de l'immobilier, et tous ceux qui peuvent payer des loyers astronomiques pour des bureaux de super-luxe, plutôt que de favoriser les plus humbles et se battre pour que le sol demeure la propriété de la collectivité. Genève n'a pas vocation à se gonfler comme la grenouille de la fable du bon La Fontaine, mais à proposer à ses habitants des logements abordables.

Écrit par : ORSINI Magali | jeudi, janvier 07, 2010

Statistique
Science qui recueille et analyse mathématiquement des données pour une évaluation numérique [Mathématiques]. À un instant ou sur une période définie.

Statique, qui est sans mouvement.

Je ne réfute absolument pas les résultats des années Grobet. C’est les dérives de cette période qui ont permis de mettre en place un homme qui a fait de l’ordre. Il en fallait.

Toute obstination dans un courant d’idée ou de méthode coule vers le dogmatisme. Qui lui-même engendre le totalitarisme et ainsi de suite.

Les pensées de Karl Marx et celles de Hegel s’articulent autour de la dialectique.

Comprenons l’autre et qu’il nous comprenne.

Écrit par : REGINALD | jeudi, janvier 07, 2010

Statistique
Science qui recueille et analyse mathématiquement des données pour une évaluation numérique [Mathématiques]. À un instant ou sur une période définie.

Statique, qui est sans mouvement.

Je ne réfute absolument pas les résultats des années Grobet. C’est les dérives de cette période qui ont permis de mettre en place un homme qui a fait de l’ordre. Il en fallait.

Toute obstination dans un courant d’idée ou de méthode coule vers le dogmatisme. Qui lui-même engendre le totalitarisme et ainsi de suite.

Les pensées de Karl Marx et celles de Hegel s’articulent autour de la dialectique.

Comprenons l’autre et qu’il nous comprend.

Écrit par : REGINALD | jeudi, janvier 07, 2010

En tout cas, je commence à être rassuré de voire que la vente des parcelles publiques fait l'unanimité contre elle ... beaucoup se réveillent en retard, mais le principal c'est qu'ils se soient réveillé !

Maintenant se pose la question de garantir que les constructions qui vont arriver ne soient pas que des bureaux et habitations de luxes à destination des expat de multinationales et autres gestionnaires de hedge fund (*) ... je n'aimerais pas que les Acacias deviennent comme Val d'Isère où quand vous parlez français dans un restaurant pour vous commander votre plat du jour on vous regarde avec des yeux de dinde britanique.

(*) Oui, il fut un temps ou David Hiler était de gauche ... puis il se mit en tête d'attirer les hedge funds à Genève.

Écrit par : Djinius | jeudi, janvier 07, 2010

Arrêtons de faire venir des personnes sur le territoire sans construire des logements de manière rapide mais il est déjà trop tard car la classe moyenne genevoise s'éloigne de son habitat naturel et s'exile vers la France voisine ou dans le Canton de Vaud et est forcée de faire des trajets harassants quotidiennement dans des trains bondés pour se faire dépouiller une fois arrivés à Cornavin par les zizous impunis. Que reste-t-'il sur le terrain les nantis, les bobos, les riches étrangers russes, les expatriés des multinationales, les banquiers qui habitent des appartements hors de prix ou son contraire les NEMS, les illégaux, les défavorisés ceux qui ont droit à un logement social sans parler des fonctionnaires Ville/Canton qui ont la possibilité d'obtenir un logement par leur caisse de pension,.... les autres qui ne rentrent pas dans les listes précitées doivent se débrouiller et c'est la jungle dehors.

Écrit par : sirène | mardi, janvier 12, 2010

La situation actuelle est la conséquence de son histoire.
Le destin de se subit pas, il se fabrique.

Écrit par : REGINALD | mardi, janvier 12, 2010

Reginald montre bien une spécificité genevoise : geindre encore et toujours, mais les mains dans les poches.

Écrit par : Djinius | mardi, janvier 12, 2010

L' histoire du monde est aussi la somme de tout ce qui aurait pu être évité.

Konrad Adenauer

Écrit par : REGINALD | mardi, janvier 12, 2010

L'humanité serait depuis longtemps heureuse, si tout le génie que les hommes mettent à réparer leurs bêtises, ils l'employaient à ne pas les commettre.

George Bernard Shaw

Écrit par : REGINALD | mardi, janvier 12, 2010

En attendant, pourquoi ne pas profiter de découvrir l'incontournable :

http://www.cdegeneve.ch/cde/invitation_PDA2010.pdf

Écrit par : REGINALD | mardi, janvier 12, 2010

"Une grenouille vit un Boeuf.
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant : "Regardez bien, ma soeur ;
Est-ce assez ? Dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout. M'y voilà ?
- Vous n'en approchez point." La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.

Le monde est plein de gens qui ne sont plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages."

Écrit par : Johann | mardi, janvier 12, 2010

Les commentaires sont fermés.