jeudi, novembre 05, 2009

Un milliard de déplacements motorisés par an entre Nyon et Annemasse

objectifs européens.pngRobert Borrel, maire d'Annemasse pendant 35 ans, et toujours grand manitou (du point de vue suisse) de la région franco-genevoise en sa nouvelle qualité de président de l'Association régional des communes françaises du bassin genevois, parle d'abondance. Retenons ces trois chiffres: un milliard de déplacements motorisés par année. si l'on compte un million d'habitants, cela fait en moyenne trois déplacements par jour. Le politicien de gauche non affiliée ne dit pas quelle la part des transports publics. (voir sa présentation ici)

Est-il venu en transport public ce matin? Nous lui poserons la question tout à l'heure. Le président des TPG qui habite Russin et est un des rares maires genevois à disposer d'une gare sur la voie RER Bellegarde Nyon est venu en voiture. Tout comme le conseil administratif in corpore de Confignon. En revanche, Alain Rouiller, président de la Conférence lémanique de l'environnement, ancien député socialiste et secréataire de l'ATE Suisse est venu en tram et en train depuis Bernex.

Il est parti à 7h40 pour arriver à Saint-Cergues à 9h26. Les magistrats de Confignon sont partis une heure plus tard...


Giuseppe Pini, professeur aux universités de Genève et de Lausanne, parle également d'abondance. Il s'inscrit dit-il d'emblée dans le sillage de Robert Borrel. Les 150 personnes présentes à Saint-Cergue vont donc assister à une conférence ex-cathedra sans intérêt concret et mille fois entendue par les élus et les militants de la société civile réunie à une heure en tram/bus et train du coeur de Genève.

Il signale cependant ce qui pourrait devenir la prochaine guerre civile qui verra s'affonter (qui voit déjà s'affronter dans la campagne électorale) les citadins du coeur des villes qui peuvent se passer de voiture et qui ne perçoivent donc plus les problèmes auxquels sont confrontés les pendulaires qui n'habitent pas tous en France voisine ou dans le district de Nyon (et qui n'ont pas le droit de vote à Genève).

Le recul du transport privé - une évolution très réjouissante dit le professeur - ne dit rien des coûts financiers et environnementaux induits par l'attente dans les bouchons - et des coûts induits aussi pour les ménages qui doivent financer des abonnements des transports publics et de parkings, mais aussi conserver une voiture.

Le Monsieur loyal de la journée, Bernard Rivier de l'entreprise parisienne Sémaphore, abonde. Le développement que vous décrivez se voit dans toutes les villes.

NB: Tous les autres billets relatifs au séminaire du 5 novembre 2009 à Saint-Cergue sont lisibles en cliquant sur leur titre ci-dessous

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