mardi, août 18, 2009

Qui se souvient du VAL et du métro léger voté en 1993?

kad pascal carlier.jpgLe blog de Kad (alias Pascal Carlier) nous remet en mémnoire quelques épisodes qui ont précédé le vote du premier crédit pour le CEVA en juin 2002. Il y est question d'un métro automatique léger entre Annemasse, Rive, Cornavin, Meyrin et Saint-Genis. Un projet voté puis abandonné, car ne concordant pas avec la Convention de 1912 avec les CFF. Le temps passe et la mémoire flanche... A noter que les CFF ne devraient finalement pas engagé un franc dans le CEVA, car c'est la loi fédérale d'infrastructure qui a été sollicitée d'urgence à titre exceptionnel.

lundi, août 17, 2009

"Est-ce que CEVA est trop cher?"

ceva financement ancien.jpgDeux milliards comme le prétendent les opposants au CEVA, qui ont déposé cet après-midi plus de 12'000 signatures, contre 1,45 milliard selon la nouvelle évaluation des autorités? Le débat est ouvert. öe site officiel du CEVA comprend une section Foire aux questions, d'où nous tirons cette question: Est-ce que le CEVA est trop cher?". Malheureusement www.ceva.ch n'est pas encore à la page. Il en est resté au premier budget de 950 millions, dont 400 millions votés à Genève en juin 2002. Une mise à jour s'impose.

Le CEVA coûtera donc officiellement 1,45 milliard, dont 113 millions de dépenses nouvelles soumises à référendum. Le reste de l'augmentation par rapport à 2002 représente l'inflation (qui n'est pas soumise à référendum) et la part de la Confédération. Laquelle n'est pas non plus soumise à référendum, puisqu'il s'agit de puisé dans des fonds déjà votés, ce qui veut dire que Berne devra réduire la part allouée à d'autres projets pour boucler le financement genevois. Les futurs lignes de trams genevois risquent-elles de souffrir de l'envolée des coûts du CEVA?

En agendant la votation en mars 2010 et non en le 29 novembre, le Conseil d'Etat se donne facilement deux atouts. Eviter de cumuler les neinsagers du tunnel de Vésenaz et du PAV avec ceux du CEVA et accréditer l'idée que le CEVA est retardé à cause d'une minorités nantis.

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Le CEVA bâlois s'appelle Herzstück parce qu'il pénètre au coeur de la cité

rebourssement cointrin cornavin.jpgCe lundi marquera une victoire d'étape des citoyens qui estiment, à tort ou à raison, que le projet de liaison ferroviaire Cornavin Eaux-Vives Annemasse n'est pas la meilleure solution pour Genève. L'association pour une meilleure mobilité franco-genevoise devrait annoncer en début d'après-midi le succès de son référendum contre le crédit complémentaire de 113 millions de francs voté par le Grand Conseil, une toute petite partie du coût global de cette ligne de 17 kilomètres qui est devisé à 1,45 milliard de francs par le Conseil d'Etat et à 2 milliards par les opposants.

Il est peut-être temps d'ajouter que le prix du CEVA ne couvre pas le rebroussement souterrain que prévoit noir sur blanc le projet d'agglomération franco-valdo-genevois. Un rebroussement reliant la gare de Cointrin à celle de Cornavin qu'il est prévu de creuser à l'est du Palais des Nations unies. Un rebroussement indispensable au bon fonctionnement du CEVA.

En effet, la ligne actuelle Cornavin-Cointrin est déjà surchargée et ne peut guère supporter une desserte au quart d'heure comme promis, notamment aux heures de pointe. A moins évidemment de forcer les usagers qui viennent d'Annemasse et veulent se rendre aux gares RER des Charmilles, de Blandonnex de Cointrin, de Vernier ou de Satigny,  à changer de trains à Cornavin... [cliquer sur l'image ci-contre pour l'agrandir]

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dimanche, août 16, 2009

Satigny, un RER: 4000 habitants. Bernex, pas de RER: 20'000 habitants

satigny rer.jpgDans une série estivale consacrée à notre beau pays, la télévision publique TSR a diffusé le 4 août une série de reportage bucoliques et pas critiques pour un sous sur Satigny. A voir ici, et là.

Satigny un peu plus de 3200 habitants. La plus grande commune du canton de Genève de par son territoire, la première commune viticole suisse aussi, est à 10 minutes du centre-ville par le RER.

Bernex, troisième plus grande commune du canton de par son territoire,  frôle les dix mille habitants juchés sur un joli côteau juste en face de Satigny. Bernex n'a pas de RER, mais un tram devrait la relier au centre-ville d'ici 2013. Il faudra bien 30 à 40 minutes pour relier la mairie de Bernex à Cornavin.

Bernex est promise à un développement urbain massif. D'ici 2030, sa population devrait doubler au gré de l'urbanisation de la partie nord de la route de Chancy que prévoit le projet d'agglomération franco-valdo-genevois.

Satigny ne devrait pas dépasser 4000 habitants. En fait la plus grande commune du canton relié au RER est tout simplement ignorée par le projet d'agglomération.

ça n'est là qu'une des nombreuses "curiosités" du plan Cramer de développement du canton et de la région.

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vendredi, août 14, 2009

Le référendum contre le CEVA a abouti

ceva carte meilleure mobilité.jpgL'Association pour une meilleure mobilité franco-genevoise ne prendrait pas le risque, dans un communiqué diffusé ce matin à 8h30, de convoquer la presse lundi à 14h30, au Service des votations, si elle n'avait pas déjà engrangé les 7000 signatures requises pour valider le référendum contre le RER Cornavin Eaux-Vives Annemasse. Jean-Claude Delaude refuse de donner le nombre exact de paraphes sous prétexte qu'une dizaine de stands seront encore ouverts ce week-end à Genève. Nécessaires pour garantir le succès du référendum ou pour conforter encore un score déjà confortable? On le saura lundi.

Pour le Conseil d'Etat, et notamment pour Mark Muller, c'est une bataille de plus à mener. Il devrait déjà défendre, le 27 septembre, l'OMC contre un référendum de la gauche de la gauche qui a aboutit en ville de Genève, puis, le 29 novembre, le tunnel de Vésenaz contesté par un référendum cantonal des Verts et le référendum lancé par la gauche en ville de Genève contre l'urbanisation de la Praille Acacias Vernets.

C'est vraisemblablement également en novembre que le CEVA sera soumis au verdit des citoyens genevois. Lesquels seront sans doute épuisé par la série des quatre scrutins qui va émailler la vie politique genevoise cet automne:

  • 27 septembre: 2 sujets fédéraux (AI), 6 sujets cantonaux, dont la fumée et des baisses d'impôt, et 2 sujets Ville de Genève dont l'extension de l'OMS sur le Parc.
  • 11 octobre: élection des 100 députés au Grand Conseil pour la législature 2009-20013
  • 15 novembre: élection des sept conseillers d'Etat
  • 29 novembre: votations fédérales dont la question des minarets et l'exportation du matériel de guerre, cantonales et communales

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jeudi, août 13, 2009

Trains du XIXe pour mobilité du XXIe

train intercity.jpg"Le casse tête de la ligne Lausanne Genève". Le titre - soft pour un problème qui perturbe régulièrement des milliers de voyageurs - est de l'ATS. L'agence de presse des médias suisses fait le point ce matin dans une dépêche publiée sur le site de la Tribune.

Il n'y a pas que le pendolino qui donne des soucis aux CFF. L'horaire cadencé exige une ponctualité parfois milimétrique. Il suffit d'un grain de sable pour perturber toute une ligne. Les pendulaires pestent à raison. Les CFF sont parmi les plus chers du monde. A ce prix, on attend un service tip top. On en est loin. Et la perspective d'augmentation du trafic promet une belle pagaille. (photo Keystone)

La fameuse troisième voie que les politiciens promettent depuis des lustres est désormais un cul de sac irréalisable, sans perspective, comme l'est la petite traversée du lac qu'il aurait fallu construire en 1960 ou le CEVA qu'il aurait fallu construire en 1940 au moment où Genève a décidé d'implanter la gare de la Praille à la Praille, pour l'unique raison qu'il fallait, à l'époque, absolument offrir une plate-forme d'échange entre le rail et la navigation du Rhône ou Rhin très en vogue alors. (Voir ci-dessous le plan du site de la Praille montrant le port de la Queue d'Arve et les projets de canaux sousterrains passant sous la ville ou sous St Gervais]

La seule manière de donner aux CFF une infrastructure adaptée aux besoins de mobilité des habitants du bassin lémanique et du plateau suisse est de créer une dexuième ligne à grande vitesse (250 km/h au-delà le TGV est un gouffre énergétique) entre Cointrin GVA (Genève Voltaire Aéroport) et la ligne Lausanne Neuchâtel Bâles. Objectif: mettre Yverdon à 20 minutes de Cointrin et Payerne à 40 minutes. De quoi offrir à Genève une future deuxième piste à son aéroport. A cette échelle, le CEVA apparaît bien, lui aussi, un projet du XIXe siècle.

Seule une traversée du lac autoroutière et ferroviaire reliant Annemasse à GVA avec une gare à la Pallanterie et une autre sur la rive gauche offre une infrastructure d'avenir.

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lundi, août 10, 2009

Région: Robert Borrel monte en puissance

borrel robert.jpgarc.jpgRobert Borrel, maire d'Annemasse durant plus de 30 ans (socialiste, tendance dissidence et indépendance), a créé il y a sept ans l'Association régionale de coopération (ARC), qu'il préside cette année en sa qualité de président d'Annemasse Agglo. L'Association régionale de coopération du Genevois devrait devenir cet automne un Syndicat mixte, annonce l'hebdomadaire Le Messager dans son édition du 6 août.

De quoi conforter la stature de Robert Borrel comme interlocuteur incontournable sinon unique de Robert Cramer, ministre du Territoire genevois, lequel quittera ses fonctions à la fin de l'année, sans que l'on sache qui sera son successeur, ni même si le Département qu'il a taillé à la dimension de ses ambitions, il y a quatre ans, lui survivra dans sa géographie actuelle.

Ce serait faire un mauvais procès à un homme qui se bat pour l'intercommunalité et pour doter la région française d'une gouvernance unique face à Genève. D'ailleurs, il passera le bâton de président de l'ARC, devenue sans doute ARC-SM (pour Association régionale de coopération Syndicat mixte), le 1er janvier prochain à Etienne Blanc, député et maire de Divonne.

Pourquoi un Syndicat mixte? Question de légitimité, de responsabilité, de transparence et de poids politique. (photo Fortunati)

 

 

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vendredi, août 07, 2009

Comment piloter le PAV?

muller dubitatif.jpgEn deux ans à peine Mark Muller - 659 amis sur Facebook - aura usé ou dégoûté (?) deux pilotes: Benoît Genecand, ex banquier UBS, démissionnaire au bout de trois mois, devenu constituant et président du Stade de Genève et de la Chambre genevoise immobilière et Sylvie Bietenhader, haut fonctionnaire, qui démissionne, seize mois après son engagement, pour reprendre la Gérance immobilière de la Ville, domaine où son expérience professionnelle n'est pas plus grande que celle de son prédecesseur, devenue secrétaire générale de la constituante. Deux pilotages avortés en moins de deux ans, c'est beaucoup. Le conseiller d'Etat libéral trouvera-t-il un troisième larron avant les élections de cet automne? Comment peut-on piloter le PAV?

Sans doute Mark Muller proposera-t-il un architecte, un urbaniste, un promoteur immobilier, un ingénieur civil, un poète?

Ce dernier choix ne serait peut-être pas le moins bon. Une ville, ça se rêve avant de se construire. Il y a peu l'Eglise protestante s'est interrogée sur l'opportunité d'y construire un temple ou une église ou les deux à la fois. Et pourquoi pas une mosquée? Les Zurichois ont bien implanté au coeur de Sihlcity une église multimodale. Discrète tout de même, pas de quoi concurrencer le temple de la consommation. N'empêche que c'est bien un coeur et une âme qui manquent au PAV. La gauche de la Ville aura beau jeu de dénoncer les financiers à qui la loi de déclassement promet de juteuses affaires.

Un poète donc qui réconcilie les Genevois avec leur ville. La ville peuplée, ouvrière, chaudron social et culturel, telle qu'on la trouve dans les différents quartiers de Genève construits entre 1850 et 1920. Avant que l'on invente les quartiers villas, les cités satellites, les "un, deux ou trois étages sur rez avec jardins privatifs", qui font le bonheur de promoteur et le malheur de la cité.

Un poète qui trace les places et les parcs avant de faire valser les milliards. Qui écoutent les travailleurs, les entrepreneurs, les consommateurs, les instituteurs et chantent et jouent le bal des grues, la valse des rues, le jazz des mues.

La mutation, c'est dans la tête des Genevois qu'elle doit s'opérer et comme les Genevois sont ce qu'ils sont, ronchonneurs et donneurs de leçons, il faut aussi leur donner de quoi exprimer leur identité. Il faut innover en matière de gouvernance et inventer pour le PAV une Autorité citoyenne d'urbanisme à laquelle les communes de Carouge, de la Ville de Genève et de Lancy ainsi que le canton céderont le pouvoir d'aménagement et de police des constructions et donc les revenus fiscaux seront progressivement partagés entre tous, y compris le fonds de péréquation communal. (photo Bonzon)

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