jeudi, août 13, 2009

Trains du XIXe pour mobilité du XXIe

train intercity.jpg"Le casse tête de la ligne Lausanne Genève". Le titre - soft pour un problème qui perturbe régulièrement des milliers de voyageurs - est de l'ATS. L'agence de presse des médias suisses fait le point ce matin dans une dépêche publiée sur le site de la Tribune.

Il n'y a pas que le pendolino qui donne des soucis aux CFF. L'horaire cadencé exige une ponctualité parfois milimétrique. Il suffit d'un grain de sable pour perturber toute une ligne. Les pendulaires pestent à raison. Les CFF sont parmi les plus chers du monde. A ce prix, on attend un service tip top. On en est loin. Et la perspective d'augmentation du trafic promet une belle pagaille. (photo Keystone)

La fameuse troisième voie que les politiciens promettent depuis des lustres est désormais un cul de sac irréalisable, sans perspective, comme l'est la petite traversée du lac qu'il aurait fallu construire en 1960 ou le CEVA qu'il aurait fallu construire en 1940 au moment où Genève a décidé d'implanter la gare de la Praille à la Praille, pour l'unique raison qu'il fallait, à l'époque, absolument offrir une plate-forme d'échange entre le rail et la navigation du Rhône ou Rhin très en vogue alors. (Voir ci-dessous le plan du site de la Praille montrant le port de la Queue d'Arve et les projets de canaux sousterrains passant sous la ville ou sous St Gervais]

La seule manière de donner aux CFF une infrastructure adaptée aux besoins de mobilité des habitants du bassin lémanique et du plateau suisse est de créer une dexuième ligne à grande vitesse (250 km/h au-delà le TGV est un gouffre énergétique) entre Cointrin GVA (Genève Voltaire Aéroport) et la ligne Lausanne Neuchâtel Bâles. Objectif: mettre Yverdon à 20 minutes de Cointrin et Payerne à 40 minutes. De quoi offrir à Genève une future deuxième piste à son aéroport. A cette échelle, le CEVA apparaît bien, lui aussi, un projet du XIXe siècle.

Seule une traversée du lac autoroutière et ferroviaire reliant Annemasse à GVA avec une gare à la Pallanterie et une autre sur la rive gauche offre une infrastructure d'avenir.


Dans une seconde étape, déjà en partie imaginée par Marcellin Barthassat (et ici) dans le cadre de l'étude du PACA de Bernex, un RER ouest s'embranchant au Bachet de Pesay s'accrochant à la ligne française à Saint-Julien puis passant sous le colline de Bernex où une nouvelle ville est prévu  sautant le Rhône, passant sous la colline de Satigny puis rejoignant la ligne du Pay de Gex via Saint-Genis, avant de redescendre du côté de Ferney-Voltaire où sera installée alors la gare de marchandises GVA à Colovrex.

On trouvera sur ce blog de nombreux billets sur cette vision notamment en cliquant sur les liens RER, Transfert modal et urbanisme sous le chapitre Catégories de la colonne de droite.
JFM

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navigation fluviale Genève.jpg

Commentaires

Un peu répétitif tout cela...
Mais vous ne voyez pas les intérêts d'un RER (réseau express régional) du XXIe SIECLE qui traverse le milieu urbain, dense et actif, pour le relier à la périphérie. Vos projets ne proposent absolument pas d'irriguer les bassins de population les plus importants et les quartiers urbanisés de Genève (comme c'est le cas à Berlin, à Bâle, à Zürich, etc). Le RER franco-valdo-genevois propose cela et peut commencer à être construit dès que nous aurons voté au mois de novembre... vos idées n'ont ni financement, ni soutien. Réalisons ce RER tout en prévoyant l'avenir, l'idée de Barthassat n'est absolument pas en contradiction.

Écrit par : Dave | jeudi, août 13, 2009

Tout l'argent est parti à l'Est ..... de la Sarine. Le Valais avec une fréquentation touristique importante détient des trains et locomotives d'un autre âge. Tourisme Suisse devrait s'emparer du dossier et demander aux CFF de faire avancer les dossiers.

Écrit par : demain | jeudi, août 13, 2009

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