mercredi, mai 27, 2009

"La traversée lacustre est partie intégrante du projet d'agglo"

surchat vial à l'ing.jpgDeux minutes pour la traversée de la rade, devenue traversée lacustre, et deux minutes pour la mobilité douce. Un à un! Dans sa conférence de près d'une heure, qui ouvrait, hier soir, le Cycle que l'Institut national genevois consacre, tous les mardis jusqu'au 16 juin, à la région genevoise en 2030, Nicole Surchat Vial a délivré un propos linéaire tout en équilibre.

De la genèse du projet d'agglo, au financement du CEVA et des tram de Meyrin et de Bernex Est - pas un mot sur les routes - de la démocratie participative qui accompagne les études des huit PACA, les Périmètre d'aménagement concertés d'agglomération, aux autres dossiers (accès aux hôpitaux, reconnaissance des diplômes, logements) que les Français ont imposé à Genève, la cheffe du projet d'agglo a noyé l'assistance sous un powerpoint dont certaines images n'étaient pas toujours d'une grande clarté.

Un véritable rouleau compresseur de la pensée, d'où s'échappèrent tout de même pas mal de questions: toute pertinentes. Quant aux réponses...  elles ont oscillé entre la répétition de choses dites, le pas de côté, l'évitement et le mensonge comme celui-ci: "la traversée lacustre fait partie intégrante du projet d'agglo".

Le Cycle des conférences de l'ING se poursuit mardi prochain 2 mai, à 20h, avec une conférence de l'avocat Wolfgang Peter, président de l'association pour une meilleur mobilité (opoosé au CEVA). L'entrée est libre.


Si la traversée du lac a été remise à flot, c'est grâce à la droite du parlement qui tardivement, très tardivement a voté un crédit d'étude en 2008, six mois après la signature de la Charte d'engagement du projet franco-valdo-genevois le 5 décembre 2005.

Pendant pratiquement trois ans, les députés ont laissé faire le ministre du Territoire qui a pu avancé ses projets à vitesse forcée sans rencontrer la moindre opposition. Normal. Les Verts de jurent que par les trams, les socialistes vivent sur la rente de l'ASLOCA qui s'oppose à tout, et la droite, notamment les milieux de la construction et des bureaux d'étude, ne voit que les millions que le père Cramer a ramené de Berne: 550 millions pour le CEVA, 210 millions pour le tram de Meyrin et 50 millions pour le tram de Bernex Est. Et peut-être encore 193 millions grâce au projet d'agglo.

Quant aux Français, on entend que Robert Borrel. L'ancien maire d'Annemasse est gagnant sur toute la ligne. CEVA par Champel ou liaision ferroviaire sur Cointrin par une traversée autoroutière et ferroviaire du lac, Annemasse sera un jour la gare de l'est de Genève. En prime, il obtient la prolongation du tram 12. Saint-Julien rêve de retrouver le tram d'antan, tout comme Saint-Genis et Ferney. Que demande le peuple?

Mais revenons aux questions posées hier soir dans les locaux de l'Institut national genevois, 1, promenade du Pin. (cliquez sur le lien pour lire les questions et les réponses.)

Cliquez sur le mot commentaires ci-dessous pour participer au débat

 

Commentaires

La traversée de la rade décriée, contestée, enterrée, réssucitée depuis 20 ans reste la meilleure idée de désengorgement du centre de Genève et de voie de sortie reliant la France au reste de la Suisse pour soulager l'autoroute de contournement saturé, étranglé et encombré...

Écrit par : sirène | mercredi, mai 27, 2009

Un projet de route inscrite dans le projet d'agglo n'est absolument pas garanti de réalisation. Voyez la traversée de Vésenaz, inscrite dans ce projet et qui fait aujourd'hui l'objet d'une récolte de signature pour un référendum. Les promesses que les Verts pourront faire par la bouche de leur magistrat pour faire passer la pilule des PACA auprès des magistrats communaux sont de la poudre aux yeux !

Écrit par : Christiane Favre | jeudi, mai 28, 2009

Les commentaires sont fermés.