vendredi, mai 15, 2009

A 200 km/h entre Vienne et...

weibel vienne salzbourg.pngNon il ne s'agit pas de la capitale des Allobroges qui serait comme par un coup de baguette magique sortie de sa torpeur et reliée à notre cité. Mais de Vienne, capitale de l'Autriche, que l'ancien patron des CFF, Benedilkt Weibel, recyclé après 13 ans à la tête de la régie fédérale dans une petite jeune pousse Rail Holding, veut relier chaque heure en 2011 à Salzbourg avec une navette à deux étages roulant à 200km/h sur les 310 kilomètre du tracé. J'ai lu cette information dans la Baslerzeitung de lundi. Weibel rêve déjà de relier Bratislava et Munich avec son train - des rames suisses Stadler - dont la deuxième classe aura la qualité de la première.

Ce genre d'information me réjouit et me désole.


Elle me réjouit car elle montre que la libéralisation du rail en Europe qui entre en vigueur pour le transport international des voyageurs en 2010 donne des idées à des entrepreneurs et promet donc de nouveaux services. Elle me désole, car en Suisse, nous risquons d'attendre encore des lustres. Tout simplement parce que nos lignes et nos gares héritées du XIX siècle pour l'essentiel  n'ont pas su s'adapter à l'augmentation de la demande.

Dans s recension de son Forum des 100, L'Hebdo de cette semaine évoque l'idée de Marie-Hélène Miauton qui rêve entre Genève et Lausanne d'un Swiss-metro au rabais: une version à petite vitesse et sans vide d'air, la version complète pourrait être construite en Corée du Sud, selon l'hebdomadaire. Certes creuser un tunnel de 60 kilomètres est un jeu d'enfant et ne coûte rien. Le milliard et demi devisé pour le CEVA ou les 17 milliards engloutis dans le Gothard renvoie ce genre d'idée au rang des utopies.

C'est d'une deuxième ligne de Genève à Zurich dont la Suisse a besoin. L'Hebdo rappelle que la construction de la troisième voie n'augmentera que trop peu l'offre à l'horizon 2020 pour satisfaire une demande en forte croissance.

JFM

 

 

Commentaires

Les énergies naturelles et traditionelles de la capitale des Allobroges se sont insérées et s'insèrent sans doute encore dans les circuits économiques lyonnais, M. Mabut. On pourrait dire que l'âme de Vienne est aujourd'hui à Grenoble et à Lyon. Vienne en soi a surtout des souvenirs. La suprématie des prélats viennois en Gaule a été elle-même déplacée à Lyon. Quant aux Allobroges, vous n'ignorez pas que ce sont surtout les Savoyards, qui se sont réclamés d'eux. Vienne a aussi perdu quelque chose au profit de Chambéry, sans doute. Comme j'ai écrit dans mon livre que les Allobroges étaient aussi à Grenoble, des Parisiens se sont exclamés que je disais n'importe quoi en mettant Grenoble en Savoie. Vous voyez.

Écrit par : Rémi Mogenet | vendredi, mai 15, 2009

Si des milliards n'avait pas été mis dans des excuses socials sans aucun control, où l'on protége certains profiteurs, alors peut-être que Suisse-Metro aurait été contruit.
Ma foi, on ne peut pas sauver le monde en distribuant de l'argent à tort et à travers et se dire ensuite "n'ont pas su s'adapter à l'augmentation de la demande.". Justement si, on s'est adapté à l'augmentation de l'asile, des réfugiés (je précise que je ne suis asolument pas contre aider des réfugiers), des malades imaginaire, et de plein d'autre chose encore...
Ma foie, ces choix se pait aujourd'hui.

Écrit par : DdDnews | vendredi, mai 15, 2009

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