jeudi, mars 12, 2009

La gare de Colovrex soutenue à pas de Sioux

pour une zone industrielle à colovrex mars 09.jpgPrudente, prudente, la Chambre genevoise immobilière. Est-ce la présence des bisons à Colovrex qui fait avancer le syndicat des propriétaires à pas de Sioux? On pourrait le croire à la lecture de la dernière brochure du bureau Quincerot Weil, encartée dans l'édition de ce mois de mars de la revue Immoscope. La CGI cite certes à demi-mot l'idée de Charles Pictet de reconstruire la gare de la Praille à Colovrex, mais l'essentiel de son propos est de remplacer les 135 hectares de zone industrielle perdus à la Praille par une centaine d'hectares qu'offrent les terrains agricoles situés en bout de piste de l'aéroport, où paisent aujourd'hui de paisibles bisons.

La délocalisation de la gare marchandises, dont la Tribune s'est fait l'écho début janvier (et ici), est pourtant l'élément clé d'une véritable urbanisation du PAV et potentiellement d'une reconfiguration majeure du projet d'agglomération franco-valdo-genevois.

Mais le Sioux Aumeunier, par ailleurs secrétaire général de la CGI, est vraisemblablement pris en sandwich entre son souhait de défendre l'audacieuse idée Pictet et son souci de ne pas froisser le Conseil d'Etat et de ne pas mettre son poulain Mark Muller en porte-à-faux.

Soutenir le transfert de la gare de La Praille à Colovrex pourrait en effet sonner le glas du CEVA.


praille a colovrex.jpgLa création d'une nouvelle gare marchandises à Colovrex rend inéluctable le raccordement de la gare de Cointrin au réseau suisse au niveau du Vengeron. Un projet prévu de longue date mais jamais réalisé. C'est là que l'examen attentif d'une carte régionale fait apparaître presque naturellement l'intérêt d'une traversée ferroviaire du lac entre le Vengeron et Annemasse. Ajoutez-y une bretelle autoroutière qui relierait l'autoroute de la vallée de l'Arve et celle qui monte à Annecy derrière le Salève et vous réglez deux problèmes d'un coup, pour un coût certainement inférieur à la construction du CEVA d'une part et à la future traversée autoroutière promise par Cramer pour 2040 d'autre part.

Cette liaison à travers ou au-dessus du lac illustre combien le tracé du CEVA est anachronique. Le zig-zag urbain d'un milliard et demi de francs a en effet été conçu à la fin du XIXe siècle, au moment où l'aviation et à plus forte raison l'aéroport n'existaient pas et où les ingénieurs civils ne savaient pas comment construire des ponts aussi longs au travers d'une voie d'eau.

Conscient du danger d'affaiblir le CEVA, le Conseil d'Etat a d'ailleurs retoqué début janvier un projet de loi d'étude de la gare de Colovrex, présenté par le ministre de l'économie Unger. Pourtant il avait obtenu le feu vert du Conseil stratégique du développement du canton.

Quoi qu'il en soit, la lecture de la brochure de la CGI s'impose. Espérons que les députés ne joueront pas les autruches et commenceront enfin à poser les bonnes questions.

Les Verts sont particulièrement concernés. Ils savent que l'urbanisation du PAV est la chance du siècle d'y construire le plus grand eco-quartier d'Europe. Mais il faut pour cela déplacer la gare! Et couper définitivement les ponts avec le ministre du territoire.

JFM

Commentaires

Chers tous et toutes,

- Boeufs,Bisons,
- Sioux de la Tribu des Aumeunier,
- Charles Pictet (ET CONSORTS), plein d'idées comme son auguste cousin à la mode genevoise, Architectes de talent comme Quincerot et ses amis et associés,
- Représentants du CEVA,

Mrs les Conseiller d'Etat Muller, Cramer et Unger, avec leurs achevêques et évêques in partibus qui font le travail vertical,

etc., etc.

Je trouve cettte analyse très intéressante et je suis tout heureux d'avoir écrit pour la seconde fois que le Pont des Nations sera, même si on ne sait pas très bien quels transports publics l'emprunteront, construit de manière à supporter les charges dynamiques et statiques , capa des transports publics que l'on voudra bien y installer, avec les conséquencs des points- gares de passagers et de marchandises idoines.

Je suis intimement persuadé que tout cela est très flou, mais je vous suggérerais que celles et ceux d'entre nous et vous que cela intéressse, nous nous rencontrions rapidement pour faire un tour concerté des variantes qui existent actuellement sur la Région Franco-Valdo-Genevoise.

Je suis persuadé qu'il est urgentissime de faire une synthèse à l'échellede la Région, avec les accouplements aux régions voisines adéquats, telles que la Suisse Romande, la France, le Jura etc. entre les Monoblocs très isolé que sont le CEVA, La Plaine des BISONS, le tracé du Pont des Nations, les conséquences de l'Urbanisation de la Zone Praille Acacias, et de comparer 3 à 6 schémas d'actions envisagés simulatnément,-

Cela permettrait au moins de voir quelles sont les constellations les plus propices, gräce à des assemblages raffinés, qui peuvent nous permettre de proposer 2-3 possibilités urbanistiques transfrontalières pouvant apporter des solutions réaliste, payables et faisables
dans des délais raisonnables.

Cela ne nous dispenserait pas de dire avec honnêteté

- pourquoi les variantes ont des qualités et des défauts.

- ni de prendre le risque de dire où se placent les "No GO's urbanistiques, architecturaux, fonctionnels et , bien sûr financiers, qui jusitifient un tel classement

- et cela permettrait de proposer, parmi des puzzle certes grossiers,

- un assemblage crédible de 2-3 projets "plus facile" à réaliser que d'autres.

OUI, JE SAIS

- je sais qu'à Genève, non, seulement
,
RIEN N'EST FACILE,
BIEN PIRE
EN PLUS ON AIME RENDRE TOUTES CHOSES DIFFICIILES:


MAIS EN PLUS ON AIME RENDRE TOUTES CHOSES ENCORE PLUS DIFFICILES QU'ELLES NE SONT.

C'EST LE BOUQUET

jE REPRENDS DANS UN AUTRE COMMENTAIRE, CAR CELUI-CI DEVIENT LOURD.

Philippe Joye.

bABAR

Écrit par : philippe Joye | vendredi, mars 13, 2009

si le projet de traversée est aussi flou que votre commentaire on va au devant des pires ennuis...

Écrit par : bison fûté | mardi, mars 24, 2009

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