mercredi, février 18, 2009

Pic-Vert dénonce l'avenir "gris" de la Genève de 2030

GOTTSCHALL Christian pic-vert.jpgTandis que le projet d'agglomération poursuit sa route à vive allure - la deuxième table ronde du PACA de Bernex est annoncée, on peut s'inscrire ici jusqu'au 30 mars - Christian Gottschall, vice-président de Pic-Vert, fait entendre la voix des propriétaires de villas (si décriées par les aménagistes, car gaspilleuses d'espace). "Le projet d'agglo, c’est, estime Christian Gottschall, le retour à la vision des années 60 et de la Genève des 800'000 habitants et plus encore…" A noter toutefois que l'appel à plus de participation sonne étrangement, alors que l'équipe du projet multiplie les tables rondes ouvertes à la société civile. Pic-Vert n'y serait-il pas convié?

Il est vrai que consulter sectoriellement les gens n'est pas la même chose que consulter l'ensemble de la population du canton, comme le demande Pic-Vert. Quant à consulter l'ensemble de la population du Pays de Genève? La Constituante ou le prochain ministre du territoire diront, peut-être, comment le faire.

Le blog Métropole Genève est ouvert à toutes les contributions et publie ci-dessous cette opinion. Nous espérons que ce texte suscitera de nombreux commentaires. Pour mémoire, nous apprécions particulièrement ceux qui sont courtois, concis, pertinents et signés. (JFM)


Un vaste projet de développement prévoyant l’arrivée de plus de 200'000 habitants à Genève à l’horizon de 2030 pour un total de  1 million sur l’ensemble de sa région est actuellement finalisé et fera prochainement l’objet de discussions. Fruit de la vision de bureaux d’aménagements du territoire avec le soutien prééminent de notre conseiller d’Etat « vert » en charge du développement du territoire, ce projet démontre crûment l’avenir « gris »  qu’il  nous réserve.

C’est le retour à la vision des années 60 et de la Genève à 800'000 habitants et plus encore… C’est la valorisation du développement quantitatif de Genève, de la fuite en avant, du béton roi au détriment d’une réflexion de fond privilégiant les 3 axes du développement durable. C’est la poursuite du développement en cloisonnant les zones d’habitat, des zones d’emploi, en rejetant les zones de travail à la périphérie de la ville.

C’est une approche sans idée, sans réflexion, sans perspective et surtout sans tenir compte des habitants et de leurs aspirations réelles. Le dynamisme économique de Genève, sa richesse actuelle et son pouvoir attractif ont pour origine la qualité de vie, les dimensions humaines, l’ouverture au monde que le canton a réussi à préserver au cours du temps.

Ces atouts traditionnels profitent à l’ensemble de la population et doivent impérativement être défendus avec vigueur et réalisme. Il ne s’agit pas de dire non au développement mais de proposer des alternatives crédibles qui privilégient la qualité au sens large pour tous les habitants plutôt qu’une réponse strictement quantitative aux problèmes posés avec tous les risques et problèmes  que les nombreuses expériences menées dans le monde font ressortir.

Il est impératif que la population genevoise dans son ensemble soit consultée sur ce projet d’agglomération dans la mesure il aura une influence très directe et important sur la qualité de vie de tous. Cette participation fait défaut aujourd’hui alors que les périmètres d’urbanisation se précisent de plus en plus

Pic-Vert en tant qu’association qui regroupe une partie importante des propriétaires de villas du canton veut participer à un aménagement durable, qui privilégie la mixité sociale, favorise l’accès à la propriété pour tous ceux qui le désirent, maintienne des  zones de verdure et de moyenne densité en ville,  assure aux générations futures un cadre de vie aussi favorable que celui que nous avons hérité.

Nous devons agir avant qu’il ne soit trop tard ! Nous demandons d’être informé et consulté de manière transparente afin de pouvoir décider de notre avenir.


Christian Gottschall
Vice Président de Pic-Vert

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Commentaires

Messieurs,
Je vous remercie du soutien que vous m'avez accordé pour ma candidature au Grand-Conseil. Malheureusement, cela n'a pas été suffisant.
Cela dit, en tant que propriétaire de villa, je me sens particulièrement concerné par la situation du logement à Genève car la pénurie que l'on connaît a un effet directe non seulement pour les locataires mais aussi por les propriétaires: faire fonctionner les lois du marché de l'immobilier. En d'autres termes, l'impéritie de l'Etat gouverné par l'ASLOCA en la matière ne profite pas aux locataires de la classe moyenne qui doivent payer des loyers exorbitants et ne profite pas non plus aux propriétaires dont la valeur locative est calculée en fonction de prix du marché faussés par la pénurie. Même si je constate quelques efforts de la part de M. Mark Muller, la volonté d'agir de la part de nos élus ne me paraît pas suffisante, alors qu'il s'agit d'un problème qui, de toutes façons, mettra des années à être résolu. Pour le moment, Genève ne sait toujours pas où elle va. Elle tolère quelques zones villas tout en empêchant le maintien de celles qui existent, continue de sacraliser la zone agricole, nous endort avec son concept d'agglomération et laisse bâtir des immeubles dans lesquels peu d'architectes voudraient habiter. Tout cela à des prix surfaits. Qui est gagnant dans tout cela? l'Etat qui par le biais de l'impôt sur les gains immobiliers, la surévaluation de la valeur immobilière, l'immobilisme des procédures en autorisation de construire, lui permettent d'engranger indûment des recettes que nos fonctionnaires s'empresent de dépenser dans des aménagements futiles comme dans le quartier des banques, actuellement.

Écrit par : Laurent Nicole | lundi, octobre 26, 2009

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