dimanche, janvier 18, 2009

A Lucerne, les CFF passent sous le lac

Lucerne Ebikon.jpgLucerne comme Genève et la plupart des villes suisses rêvent de RER et de trains intercity plus rapides et plus nombreux. Mais Lucerne pense aussi au réseau européen des TGV.

Or toutes nos gares ont plus de cent ans. Elles ne sont tout simplement plus adaptées au XXIe siècle. Les CFF, maîtres et seigneurs d'un réseau déjà surchargés et qui devrait absorber un trafic 40% supérieur, n'ont plus les sous ni, semble-t-il, l'ambition de doter la Suisse en conséquence. La régie fédérale est en revanche championne des tunnels alpins qui coûtent une fortune - 25 et 30 milliards - entre le Lotschberg où l'on roule désormais à 250 km/h et le Gothard promis pour 2017.

A Lucerne, les autorités de la Ville et du canton ne sont pas coincées par une convention de 1912. Elles ont donc travaillé de concert avec les CFF sur la meilleure solution pour la ville, le pays et même l'Europe comme l'explique le blog City trip. Ils viennent d'opter pour la construction d'une nouvelle gare sous la gare actuelle, comme à Zurich, nouvelle gare reliée au réseau suisse via une ligne à deux voies construite sous la rade de Lucerne jusqu'à Ebikon. [cliquez sur la carte pour l'agrandir]


L'ATS, reprise par le Temps de samedi, en donne quelques éléments... Mais il faut lire la Neue Luzerner Zeitung pour en savoir plus.

Commentaires

Je sis ravi de constaer que d'autres reprennent l'idee de M. Dimier exprimee dans son blog "regio genevensis".
J'espere que la presse va s'emparer de cette idee qui est le complement parfait du concept de l'architecte Pictet.

Si pour une fois on pouvait s'abstenir de rejeter une idee au seul motf qu'elle vient de quelqu'un qui n'est pas d'un parti dominant ca serait genial.

Merci a l'auteur de ce blog tres instructif, merci a M. Pictet et merci a M.Dimier.

Écrit par : georges martin | dimanche, janvier 18, 2009

Je sis ravi de constaer que d'autres reprennent l'idee de M. Dimier exprimee dans son blog "regio genevensis".
J'espere que la presse va s'emparer de cette idee qui est le complement parfait du concept de l'architecte Pictet.

Si pour une fois on pouvait s'abstenir de rejeter une idee au seul motf qu'elle vient de quelqu'un qui n'est pas d'un parti dominant ca serait genial.

Merci a l'auteur de ce blog tres instructif, merci a M. Pictet et merci a M.Dimier.

Écrit par : georges martin | dimanche, janvier 18, 2009

Pour reussir ce pari il faudrait aussi que les verts aient autre chose dans la tete que de bloquer l'expension de Geneve.

Les verts regardent l'avenir dans un retroviseur ils sont contre tout ce qui va vers l'avenir.

Les verts sont les pires conservateurs.

Bravo a ceux qui defendent ce projet . Le CEVA date de la premiere guerre mondiale!!!

Écrit par : kevin garcia | dimanche, janvier 18, 2009

"Les verts regardent l'avenir dans un retroviseur ils sont contre tout ce qui va vers l'avenir.
Les verts sont les pires conservateurs.
Bravo a ceux qui defendent ce projet . Le CEVA date de la premiere guerre mondiale!!!"

C'est donner trop d'importance aux Verts que de dire que se sont eux qui ont mené le ceva! Le parlement entier l'a approuvé en 2002, et tous les partis le soutiennent acutellement: www.laveritesurceva.ch
Une liaison sous la rade ne résoudrait pas le problèmes des flux vers la ville, le ceva, lui, dessert la couronne périurbaine, les grandes villes de la région et le centre-ville. L'expansion de Genève passe aussi et surtout par son centre!

Écrit par : Juan | dimanche, janvier 18, 2009

Kevn a raison les Verts regradent l'avenir dans un retroviseur! Le fait que tous les partis soutiennent le CEVA ne veut rien dire. Le CEVA n'est qu'une excuse pour bloquer le transport individuel. Il ne passe pas du tout par le centre. IL fallait faire un metro pour cela. Dire que la traversee de la rade mixte voitures train ne resoudrait rien revient a ne pas voir l'importance de la liaison nord sud qui va bien au-dela de carouge et annemasse!

Bien entendu qu'il faut traverser la rade avec le train, c'est un maillon manquant esentiel a un RER. Le CEVA a une toute autre fonction.

Écrit par : lucie | lundi, janvier 19, 2009

« Le CEVA (…) ne passe pas du tout par le centre. IL fallait faire un metro pour cela. »
→ Sauf qu’un RER et un métro n’ont pas du tout la même utilisation. Le réseau RER est une continuité du réseau ferroviaire général et est connecté à celui-ci, le métro a une visée beaucoup plus locale et est un réseau complètement indépendant du réseau ferroviaire. Autrement dit, si Genève voulait d’un métro, l’intégralité du réseau serait à construire, à grand frais, pour une liaison au final moins rapide que le RER qui a moins d’arrêts. Pour le RER en revanche, l’essentiel du réseau est déjà là, et le CEVA n’est que la dernière partie qui le concrétiserait enfin.
Par ailleurs, dire que le CEVA ne passe pas par le centre me paraît exagéré. Certes il ne passe pas par les Rues-Basses, mais la gare Cornavin qu’il dessert n’est pas à des milliers de kilomètres de là. Mais surtout, et c’est là un point important d’un RER, il est suffisamment interconnecté au réseau tramway pour satisfaire aux besoins. Le RER n’est pas un réseau exclusif, il s’appuie sur le reste du réseau de transports publics.

« Les verts regardent l'avenir dans un retroviseur ils sont contre tout ce qui va vers l'avenir. (…) Bravo a ceux qui defendent ce projet . Le CEVA date de la premiere guerre mondiale!!! »
→ Qu’il date d’avant la première guerre ne l’empêche pas de répondre aux besoins actuels, loin de là. Qu’on soit en 1912 ou en 2009, Annemasse est restée la plus grande ville française à proximité de Genève ; ne pas disposer d’un transport rapide entre les deux villes est une aberration que fait cesser le CEVA, qu’il aurait fait cesser il y a un demi-siècle de cela si les deux guerres n’étaient pas passées par là. Et construire ce chaînon manquant relève bien d’une vision d’avenir.

Écrit par : Pyraloun | mardi, janvier 20, 2009

Traverser le Pont du Mont Blanc dans le Bus 8 à 15h00 un vendredi et y attendre 10 minutes bloqué dans les embouteillages cela prouve 1) que le pont ne peut accueillir une voie in situ pour les bus TPG 2) que le pont est saturé à n'importe quelle heure de la journée et de la soirée par des véhicules qui veulent juste rejoindre l'autre rive sans entrer dans le centre-ville.
Donc la nécessité chaque fois reportée de construire un pont ou tunnel sous la rade et traverser la colline de Cologny par une série de tunnels pour rejoindre l'Autoroute Blanche est une vision d'infrastructure pour Genève qui se trouve dans la région métropolitaine lémanique.

Écrit par : demain | dimanche, janvier 25, 2009

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