mercredi, décembre 17, 2008

Robert Borrel, nouveau président de l'ARC

arc.jpgRobert Borrel, l'ancien maire d'Annemasse, mais toujours président d'Annemasse Agglo, a retrouvé la semaine passée son bâton de maréchal de la région pour une année. Il a été élu président de l'ARC, l’Association régionale de coopération du genevois, le 12 décembre, indique un communiqué de presse. A cette même date le grand Genève, qui grimpait déjà jusqu'au pays du Reblochon, en ayant étendu sa géographie à la Communauté de communes Faverge-Glières, englobe désormais le Pays Rochois. L'Assemblée a décidé que la géographie de l'ARC ne changera pas avant 2012. La communauté de communes de Cruseilles qui hésite entre Genève et Annecy sait à quoi s'attendre.


Créée en juillet 2002, par Robert Borrel, l'ARC a vocation de représenter d'une seule voix la banlieue française dans le concert à trois qui gère le projet d'agglomération franco-valdo-genevois. Dans le cadre du Comité de pilotage du Projet d’agglomération, le Président de l’ARC assure la co-présidence au côté de M. Robert Cramer, Conseiller d’Etat de la République et canton de Genève et de M. Jean-Claude Mermoud Conseiller d’Etat du canton de Vaud.

L'ARC n'a pas de pouvoir directe sur le devenir de la région sinon celui très important d'harmoniser les points de vue de sorte à ce que les politiques régionales relatives aux transports puissent bénéficier des financements promis par Berne. Pour cela il importe que les autres autorités parviennent à réunir 60% des financements des projets. Pour le tram d'Annemasse, par exemple, que Robert Borrel espère voir sortir de terre en 2014, il conviendra que les communes d'Annemasse Agglo réunissent les financements nécessaires. 

Pour ce qui est du logement, c'est Madame le maire de Gaillard qui est la patronne du Programme local de l'habitat 2009-2010.

JFM

17:07 Publié dans Acteurs | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

1) merci d'éviter les termes "banlieue française" au profit de "Genevois français"... Les Genevois manquent de place alors ne dévalorisez pas l'image du Genevois français en le qualifiant de "banlieue". Malentendu sémantique? Peut-être, mais en France le terme "banlieue" sonne mal.

2) J'apprends que c'est Madame la mairesse de Gaillard qui est la patronne du programme local de l'habitat 2009-2010... ça promet... Madame la mairesse administre sa ville depuis 1979, et en 30 ans elle n'a pas réussi à faire abattre cette tour horrible de 45m de haut qui défigure l'axe Moëllesulaz/Moillesulaz-Annemasse. Je trouve cela inadmissible. En faisant du lobbying auprès de la région Rhône-Alpes et du ministère de l'aménagement et du territoire Madame la mairesse aurait très bien pu obtenir les fonds pour la démolition de cette tour infernale. Quant au quartier des Fossards, c'est juste la honte, ce quartier nous fait passer, nous Français, pour des gens de la loose, le pays des banlieusards... Manifestement il n'a pas fait de travail de lobbying pour obtenir des fonds nécessaires à la rénovation de la commune, qui, rappelons-le, est la ville française la plus proche du centre de Genève. Quel potentiel inexploité, quel gâchis...

3) Enfin, la Suisse est une fédération: qu'est-ce qui empêche la "République de Genève" de convoler davantage avec sa soeur la République française? Mais au fait, c'était quoi le problème à l'origine? que Genève était protestante, et pas la France? Mais combien de protestants reste-t-il sur Genève de nos jours? C'est juste surréaliste l'Histoire, parfois. Et dire qu'on parle la même langue...

Écrit par : Liam DUHAMEL | vendredi, janvier 09, 2009

l'architecture est une question de goût mais aussi de culture. nul doute que monsieur duhamel ne manquera pas de se renseigner sur le label "patrimoine du XXème siècle" dont bénéficie "la tour" depuis peu pour se faire une opinion éclairée.
quant à la démolition, je précise qu'il s'agit d'une copropriété privée dont on ne chasse pas les propriétaires comme cela. même propos pour le quartier de fossard.
ces quelques mises au point pour rebondir sur le projet d'agglo et les limites de l'action politique locale en matière d'habitat. Freiner le phénomène de l'investissement spéculatif en zone frontalière, qui est le ferment de l'apparition ultérieure des copropriétés privées dégradées, implique notamment l'arrêt des différents dispositifs de défiscalisation dans l'immobilier mis en place par l'Etat français.
Agir plus efficacement dans des copropriétés privées implique un changement des lois régissant ces ensembles.
la course à la promotion de l'accession à la propriété à crédit est elle raisonnable?
enfin que l'Etat français arrête via la réservation préfectorale de concentrer dans les mêmes ensembles de logements sociaux les personnes les plus démunies.
La charte transfrontalière de l'habitat ne peut évidemment offrir aucune réponse à ces problématiques de fond.

Écrit par : jaime élesdé | jeudi, janvier 15, 2009

Je suis totalement POUR les logements sociaux. Mais je suis CONTRE la laideur ambiante. Tout le monde a le droit de vivre dans des conditions non seulement confortables et salubres, mais aussi "visuellement" acceptables. Je serais content de payer des impôts pour ça. Le problème c'est que, pourquoi, parce qu'on a des revenus moins élevés que les autres, on devrait vivre parqués dans des immeubles pourris alors que les concitoyens paient (en partie) des impôts pour que les gens les moins bien lotis vivent correctement. En outre, il y a encore de la place dans la région! Cette tour a été construite dans les années 60, au milieu des champs; quel intérêt ?? Et pourquoi l'avoir classé "patrimoine du XXe s."? Certaines choses dépassent l'entendement! Rénover OK, mais "classer", wow... incroyable. Parquer les gens dans des HLM de 45m de haut c'est culturellement bien? Du patrimoine culturel de cette envergure on peut s'en passer, je crois... Et ce n'est même pas faire du social que de garder cette tour ; ce qui compte c'est le bien-être des gens. Les mairies françaises accordent les permis de construire, donc si elles veulent que tel ou tel promoteur leur réserve et leur vende un nombre X d'appartements à tel prix, elles obtiendraient ces appartements, et elles devraient être en mesure, sur le long terme, d'avoir un parc immobilier "social" constamment renouvelé et confortable. C'est une procédure que les mairies devraient faire tous les 20 ou 30 ans.
A Paris l'OPAC mélange les gens dans les immeubles, et ça se passe bien en général, d'autant que notre culture française fait qu'en général les Français ne sont pas contre la mixité sociale dans un même quartier, tant que le quartier reste visuellement "joli". Ca se passe comme ça sur Paris, donc j'imagine que ce schéma est exportable ailleurs. Bien sûr ça oblige les mairies à contacter des promoteurs, acheter des appartements neufs, reloger les gens etc. Mais ça s'est déjà fait en France, même si je ne sais pas dans quelle commune (surement en communauté urbaine de Lille, ou dans le grand Lyon).
Si on propose à une famille un logement meilleur pour un prix modique, pourquoi refuserait-elle de déménager? "Echange appartement sur Gaillard contre maison sur Cranves-Sales"... qui va dire non??
En outre, il faut arrêter de construire des immeubles de 6 étages, il y a assez de place dans la région pour étaler l'habitat dans des logements de 4 étages ou des maisons. On rallonge une ligne de tramway ou on augmente le nombre de bus, et basta. On n'est pas des porcs en usine... Le XXe siècle c'est la société de consommation et le rationalisme à outrance, et cette tour de 45m en est, effectivement, bien représentative.

Écrit par : Liam DUHAMEL | jeudi, janvier 15, 2009

Au delà de la question architecturale, qui mérite un corpus culturel minimum dans ce domaine pour délivrer une appréciation éclairée, je rappelle que cette tour ne comprend pas de logements sociaux, de HLM. il s'agit encore une fois d'une copropriété privée à 100%.
je reviens donc sur une question de fond: plus que le secteur du logement social, c'est le marché privé qui créée dans la partie française de notre agglomération des lieux ou s'agrègent les plus pauvres. il est par ailleurs désolant de préciser que les meilleurs taux de rentabilité d'investissement locatif sont constatés précisément dans ce type d'ensembles.
j'attends comme vous une forte réaction politique pour que cette situation s'arrête. les collectivités publiques ne peuvent pas légalement acheter des appartements dans des programmes privés neufs pour lesquels elles accordent des permis. elles ne sont pas non plus les mieux placées de part leur statut pour détenir un parc immobilier. il y a les bailleurs sociaux pour cela. par contre elles peuvent engager une politique foncière volontariste et ensuite céder les terrains à des constructeurs qui auront pour obligation de respecter les conditions émises par elles au travers de cahiers des charges. c'est une forme de municipalisation des sols que l'on rencontre de plus en plus fréquemment, notamment dans les agglomérations que vous citez. je regrette encore une fois que les travaux actuels autour du projet d'agglo transfrontalière ne semblent aborder cette thématique pourtant cruciale du logement que sur le thème du "que peut-on y faire".
sur la question de l'étalement urbain, c'est une réalité incontournable aujourd'hui dans notre agglo et qui ira en s'accentuant avec l'autoroute Annecy Genève et le CEVA. a nos élus d'en connaître et d'en assumer les effets déjà étudiés et théorisés en matière d'environnement, de vie sociale(pas facile la vie de famille avec des temps de transport de plus en plus long)et d'efficacité économique. sur ce point aussi, peu de réflexions transcendantes dans le projet d'agglo.

Écrit par : jaime elesdé | jeudi, janvier 15, 2009

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