jeudi, octobre 09, 2008

PAV: les questions qui fâchent

maquette pav.pngImpossible évidemment d'évoquer toutes les questions à propos de La Praille. Le débat organisé par la Tribune en a déjà soulevé de multiples hier soir à Uni Dufour. N'empêche que quelques questions clés devront trouver des réponses prochainement sir le PAV ne veut pas rester en panne. La principale, celle dont l'impact économique se chiffre en milliards de francs, concerne la plus-value foncière que ne pas manquer de générer le changement de zone. Une autre question délicate sera la gouvernance de ce projet.

Une troisième question à peine abordée hier soir est celle de l'avenir de la gare de La Praille. Quatrième question: l'autoroute des jeunes doit-elle être conservée jusqu'à la Jonction? Le Groupe d'urbaniste 500 mètres de ville en plus, qui devrait lancer dans le débat cet automne un nouveau plan directeur cantonal, rêve toujours de poursuivre cette route en tunnel sous Saint-Jean pour rejoindre la région de l'aéroport. Le débat ne fait que commencer.


plus_value_immobiliere.jpgDans quelle escarcelle tombera la plus-value foncière? Pour pouvoir construire des logements entre la route des Acacias et Rolex ou du côté du marché de gros à Carouge, il faut déclasser la zone industrielle en zone 2 permettant l'érection d'immeubles de 27 mètres de haut à la corniche. Mais c'est la perspective de créer des bureaux et des tours dans le quartier de l'Etoile, qui promet les plus grosses plus-values. Qui va empocher la mise? L'Etat propriétaire des terrains par le biais de la Fontation des terrains industriels ou les sociétés au bénéfice des droits de superficie? Mark Muller espère bien pouvoir désendetter l'Etat de Genève en privatisant les terrains de La Praille.

La démocratie participative, la consultation du ban et de l'arrière-ban de ce que le canton compte en associations et autres groupes de pression, de la population, des habitants, des entreprises, des usagers et des propritéaires, s'impose certes. Mais il y a un temps pour la discussion et un temps pour la décision. Et il serait sain que la décision prise elle ne soit pas remise en question trop longtemps sous peine de décourager les meilleures bonnes volontés et les investisseurs. N'y a-t-il pas lieu d'inventer pour la Praille mais aussi pour l'urbanisation de Bernex ou de la cité transfrontalière de Plan-les-Ouates-Saint-Julien de nouveaux instruments de gouvernance démocratique?

ceva histoire.pngQuel avenir pour le rail à La Praille? Les CFF qui possèdent les rails et la gare - c'est le second propriétaire foncier du secteur après l'Etat de Genève - étaient absents hier soir. Le débat s'est donc principalement focalisé sur l'espace compris entre l'autoroute des Jeunes, les tours de Carouge et l'Arve. Certes le CEVA aura une gare au Pont-Rouge et au Bachet de Pesay. Mais que faire de la gare aux marchandises? Les rails qui déservaient les Ports-Francs viennent d'être arrachées. Que va-t-on faire de cette espace? Le silo agricole restera-t-il à cet emplacement? Les quelques entreprises qui tiennent au raccordement ferré, dont la Migros, et qui se situent entre l'autoroute et les tours de Carouge seront-elles déplacées ailleurs? Où? Et aux frais de qui?

A noter que le Groupe 500 mètres de ville en plus imagine de reconstruire la gare principale de Genève sur la gare aux marchandises. Au moins elle serait accessible en voiture, ce qui n'est plus le cas de Cornavin. Le site du CEVA rappelle un historique oublié

autoroute côté jura depuis le parking de l'etoile.pngQuelle issue pour l'autoroute? L'espace couvert par le macadam est impressionnant. Va-t-on réduire la largeur de la voirie entre la route des Acacias et le Pont de Saint-Georges. Va-t-on renaturer la Drize et l'Aire qui sont canaliser sous le bitume? Couvrira-t-on cette artère  vitale pour Genève de parkings, de commerces, de terrains de football? Débouchera-t-on dans la région de l'aéroport grâce à un tunnel sous le quartier de Saint-Jean? Autant de questions qui méritent débat.

JFM

 

Commentaires

La Rte des Jeunes est tout de même essentielle pour que Carouge puisse accéder aux Charmilles/Servette sans devoir prendre l'autoroute. Ce serait difficile de la faire disparaître. Par contre, c'est une plaie visuelle antérieure.

1)on peut l'enterrer mais le coût est peut-être trop important.
2)On la réduit mais cela risque de poser de gros problèmes

Par contre, est-ce qu'une ligne CFF allant de la Praille à l'Aéroport et permettant aux usagers de faire des stops aux Charmilles, à Blandonnet permettant aux habitants du PAV de traverser sur l'autre rive sans emprunter leurs véhicules, est-elle prévue ?

Écrit par : demain | jeudi, octobre 09, 2008

Faisons plancher les jeunes des HES/Uni/associations... après tout ce sont eux qui auront la chance de vivre dans ce quartier

Écrit par : sirène | jeudi, octobre 09, 2008

Je rejoins les interrogations de j.-f. Mabut partagées par nombre de personnes présentes le 8 octobre à uni dufour.

Écrit par : Christina Meissner | samedi, octobre 11, 2008

Bon ben pendant ce temps-là, une idée a germé à propos de la caserne des Vernets...100% récupérable.... :-) "Glocal? Où l'héritage militaire sert l'écologie industrielle" sur dechosesetdautres.blog.tdg.ch Bien à vous!

Écrit par : David | samedi, octobre 25, 2008

"N'y a-t-il pas lieu d'inventer pour la Praille mais aussi pour l'urbanisation de Bernex ou de la cité transfrontalière de Plan-les-Ouates-Saint-Julien de nouveaux instruments de gouvernance démocratique?"
J'aprécie votre connaissance de la géographie cantonale...Quid de Perly Certoux?
Quid de Bardonnex? Le Grand-Lancy (entre la Praille et Plan-les-Ouates, rayé de la carte?

Écrit par : salegueule | samedi, novembre 08, 2008

Bonne question de "demain" : une ligne aeroport-la praille est elle prévue ?

Je me demande si quelqu'un y a pensé car il me semble que sous st-jean le tunnel tourne seulement en direction de cornavin !

Écrit par : pupuce | mercredi, décembre 31, 2008

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