vendredi, mai 02, 2008

Genève, la campagne et la banlieue

 
Genève est vraiment une agglomération particulière : il y a le centre-ville, la campagne et, enfin, la banlieue.
 
Dans les autres villes d'Europe, il y a le centre-ville, la banlieue, puis, enfin, la campagne.
 
Les travailleurs de la banlieue doivent donc aller travailler en traversant la campagne! A pied, à cheval ou en voiture.
 
Seuls de vrais transports publics transfrontaliers résoudront le problème. Mais la frontière est toujours dans la tête des élus français et suisses. Ce n'est pas à coup de pots de fleurs au milieu des rues des villages que nous ferons avancer le dossier!
 
Allez donc voir à Bâle! Il y a une ligne de tram qui traverse l'agglomération, dessert une commune française (Leymen) puis re-passe en territoire suisse! Il y a également une longue ligne de bus à horaire cadencé qui relie Huningue (France) à Lörrach (Allemagne) en passant par le centre-ville de Bâle (Suisse).
 
Ce n'est donc pas un bus alibi pour les élus (un bus le matin pour descendre en ville, l'autre en fin d'après-midi pour rentrer chez soi - bus pratiquement vides, donc coûteux et inutiles, vu la souplesse horaire proposée qui ne satisfait pas les usagers mais certainement l'égo des élus! - exemple Moellesullaz/Viuz-en-Sallaz).
 
Avec trois pays et deux, voire trois, langues la région bâloise résoud ses problèmes. Sommes-nous plus stupides qu'eux alors que nous parlons tous français?
 
Signé Menoge (identité connue de la rédaction) 

10:13 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Ôui, il n'y a que pour les entreprises que les frontières n'existent pas. Et je ne dis pas que c'est mal. Mais en ce cas, c'est aux entreprises de débloquer la situation, en s'adressant à leur gouvernement de tutelle. Est-ce que les patrons des entreprises ne s'intéressent pas à ce problème ?

Écrit par : R.M. | vendredi, mai 02, 2008

En tous les cas, quand on lit la TDG de ce jour et que l'on voit les problèmes que rencontrent les promoteurs pour constuire des logements sur le canton de Genève, c'est pas encore demain la veille que les Genevois cesseront d'aller habiter en France ! il y a bientôt plus de Suisses en France que chez nous ! J'en veux pour très grand nombre de votants inscrits de France voisine !

Écrit par : Café | samedi, mai 03, 2008

je ne comprendrais jamais cette envie debordante de vouloir tout betonner : est ce que Geneve doit ressembler a Tokyo ?... il y en a qui n'ont que l'argent comme moteur...

Écrit par : tyler durden | jeudi, mai 08, 2008

Les maisons pas construites à Genève par les salariés de Genève sont bien construites à la place d'espaces verts. Michel Butor a par exemple acheté une maison en Haute-Savoie parce que les maisons, à Genève, étaient trop chères. Or, il était professeur à l'université de Genève. Il a d'abord trouvé logique de s'installer à Genève. Et c'est vrai que c'est logique. Et je crois que les Genevois étaient contents de l'avoir. Mais s'il n'y avait pas eu la Haute-Savoie à côté, ils ne l'auraient pas gardé, sans doute. Je suppose que les Savoyards non plus, n'aiment pas le bétonnage.

Écrit par : R.M. | jeudi, mai 08, 2008

(Cela dit sans acrimonie, car les Savoyards aussi, somme toute, étaient contents d'avoir Butor, qui d'ailleurs sera présent à la journée du livre de Bonneville, le 18 mai prochain. Mais enfin, le béton n'est pas plus beau en Haute-Savoie qu'à Genève. Et autrefois, Annemasse n'était qu'un village champêtre.)

Écrit par : R.M. | jeudi, mai 08, 2008

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