jeudi, mars 13, 2008

La frontière Saint-Ju-Perly

 

J'ai reçu cette photo ce matin. Qui en dit long sur l'aménagement de l'agglomération.

 

Question: qu'y a-t-il entre le champ de blé et la muraille des immeubles?

 

Réponse: la frontière franco-genevoise.

 

Dans son courriel, Catherine Girod-Gaughran m'écrit: "Ce matin j'ai pris ces photos depuis Perly, qui illustrent bien le propos d'urbanisation débridée de nos communes frontalières.
Au 1er plan la zone verte et vierge suisse, un chemin qui mène vers un mur de batiments, vers un no man's land bizarre.

 

Ce mur marque la frontière où nous sommes acculé, tant les terrains nous manquent. A gauche, on voit le parking d'échange près de la douane. Les frontaliers doivent traverser Saint-Julien pour s'y rendre.

 

Catherine Girod-Gaughran est architecte. Elle est candidate à Saint-Julien sur la liste d'Antoine Vieillard.



Elle ajoute ce post-scriptum: Ce constat de zone verte a été repris par un géographe de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, M. Christian Schmidt qui a analysé et comparé les développements urbains de Bâle, Zurich et Genève.

Commentaires

Oui, et en tournant un peu la tête en direction de Lancy, ou de Lully, vous verriez que les soi-disant étendue "verte", sont en fait des champs de serre construite en semi-dur (surtout à Lully).

Écrit par : Dji | jeudi, mars 13, 2008

Oui, et en tournant un peu la tête en direction de Lancy, ou de Lully, vous verriez que les soi-disant étendue "verte", sont en fait des champs de serre construite en semi-dur (surtout à Lully).

Écrit par : Dji | jeudi, mars 13, 2008

Voilà l'incohérance de l'agglomération genevoise.... Mais, peut-être pourrions-nos transformer ces vastes champs en camping pour loger les genevois ? comme les camps de nomades ! Qu'attend-on pour rendre ces terrains constructibles, afin de ne pas obliger la population genevoise à déménager de l'autre côté !

Écrit par : Genevois | samedi, mars 15, 2008

dans une de ses conférences à Genève, C. Schmidt indiquait que le développement d'un trait continu d'urbanisation le long des frontières du canton traduisait la persistance au delà des époques d'une mentalité d'assiégés d'une certaine élite genevoise, les murailles d'hier étant remplacées par la zone agricole, ultime tampon permettant d'éviter l'invasion catholique française. au dela de l'image, la faiblesse politique des élus de la partie française de l'agglomération autorise aujourd'hui les décideurs genevois à rejeter côté français une partie des nuisances générées par le développement urbain.
par ailleurs, quels élus des communes de la partie agricole du canton ont intérêt à accepter un développement urbain de cette zone. c'est électoralement suicidaire.

Écrit par : jim toulteilh | mardi, mars 18, 2008

Alors, de grâce, que ces communes ne viennent pas se plaindre du trafic qu'occasionnent les véhicules des pendulaires, lorsqu'ils traversent ces villages !

Écrit par : genevois frontalier | mercredi, mars 19, 2008

faudrait peut etre un jour arreter de vouloir tout betonner et goudronner !... en France tous les 10 ans c'est l'equivalent de la surface d'un departement qui est perdu...
faudrait aussi peut etre un jour reflechir que la population genevoise ne pourra pas croitre indefiniment et que si les capitalistes ont interet a voir Geneve de la taille de Tokyo, ses habitants n'ont aucun interet a vivre dans un endroit surpeuple...

Écrit par : tyler durden | mardi, mars 25, 2008

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