vendredi, février 08, 2008

La métropole genevoise n'existe pas

Foi de statisticien cartographe, la métropole franco-valco-genevoise ne semble exister que dans la tête des politiques.



A peine plus grosse que Grenoble qui annonce un demi-million d'habitants, la région franco-valdo-genevoise reste avec ses 690'000 habitants une métropole croupionne par rapport à ses plus proches "rivales".

Comme toujours et encore plus en cette année chinoise, une image vaut mille mots (cliquez pour agrandir la carte).

 

On observera donc ci-dessus que la densité de la région genevoise est faible, dès que l'on quitte le coeur de la cité, et que l'arc lémanique n'est qu'un fil ténu sur la rive nord du Léman. Zurich (un million d'habitants) étend ses bras tentaculaires le long des deux rives de son lac, le long de l'Aar jusqu'à Olten et, à l'est, jusqu'à Winterthur.

 

Bâle (733'000 âmes) qui compte donc à peine plus d'habitants que Genève apparaît visuellement plus étendue. Et l'on ne parle pas de Lyon (1,5 million), Turin (1,6 million) ou Milan qui avec ses 3,5 millions d'habitants est la véritable capitale des Alpes. Genève est ainsi la ville la plus densément peuplée des métropoles étudiées par l'Office cantonal de la statistique et l'Insee Rhône Alpes.

 

De cette géographie humaine que l'Observatoire statistique transfrontalier de l'espace granco-valdo-genevois vient de mettre en carte, on peut tirer quelques enseignements. A discuter évidemment (cliquez sur le mot commentaire ci-dessous. Soyez concis, pertinent et signez votre message).

  1. Il faut construire le long des rives du Léman. Ce sont les lieux les plus agréables pour habiter et y adapter en conséquence le réseau routier (sutrout au sud du Léman).
  2. Il faut construire le long des axes de transports existant. (Ce qui implique de renoncer à construire les communaux d'Ambilly ou le plateau de Pinchat tant qu'on n'a pas trouver de solution pour canaliser le trafic automobile de ces nouveaux quartiers.).

 

Reste

  • à raccorder la voie rapide du Pays de Gex au réseau autoroutier suisse et français,
  • à réhabiliter le chemin de fer du Pays de Gex et à le raccorder au réseu suisse
  • à prévoir une bretelle du RER sur Douvaine et hermance
  • à désenclaver la rive gauche du lac en créant une autoroute sous-terraine du carrefour d'Etrembieres à la gare d'Annemasse (en attendant la traversée de la rade)
  • à terminer la ligne du Tonkin vers le Valais
  • etc.

 

A noter encore cette réfexion conclusive des auteurs de l'étude publiée hier: "L'espace métopolitain franco-valdo-genevois ne se définit - ni en France et encore moins en Suisse - comme alpin ou jurassien. Pourtant, il borde ces massifs. dans d'autres pays européens, une telle proximité des régions de montagne serait mise en avant comme un atout majeur." Un soutien qui ne dit pas son nom aux Jeux olympiques d'hiver Genève 2018...?

JFM
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16:56 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (10)

Commentaires

Votre carte ne veut rien dire, en fait. Au sud-est du lac, c'est tout clair : et pour cause ! Il y a là des montagnes abruptes, sur lesquelles il est impossible de construire. Ce qui compte, c'est le sentiment des gens qui vivent dans un espace établi à leur échelle, à une échelle humaine. Or, personne ne vit au sommet des montagnes : on vit dans les vallées. Et c'est bien là, dans les vallées, que vivent les gens en étant rassemblés dans des lieux somme toute assez exigus.

Ensuite, si la loi bloque le foncier dans le canton de Genève, c'est pareil : regarder à grande échelle ne signifie rien ; il faut regarder les endroits où les gens ont le droit de vivre. La loi est comme le terrain : on ne vit pas dans l'eau, ni au sommet d'une montagne, ni où les policiers interdisent de vivre !

Ensuite, on peut dire qu'une métropole visible depuis les cieux (un satellite) que la nature et la loi (qui plus est) ne veulent pas, sera difficile à obtenir. Ou à développer, du moins.

Écrit par : R.M. | lundi, février 11, 2008

(Soit dit en passant, votre idée de construire au sud du Léman ne tient aucun compte de la réalité physique : il y a là des montagnes, comme je viens de le dire ! Ce n'est pas aussi simple. On ne va pas se déplacer en téléphérique.)

Écrit par : R.M. | lundi, février 11, 2008

Quand il est dit "construire sur la rive sud", je pense que ça veut dire "jusqu'à Thonon". Jusqu'à Thonon, en effet, ce n'est que de la plaine. Et vers St Gingolph, outre que c'est inconstructible, c'est trop éloigné pour faire partie de l'agglomération genevoise. En revanche, jusqu'à Thonon, il y a largement la place ...

Écrit par : La Voie du Sud | lundi, février 11, 2008

Mais on y fait le précieux lait à reblochon ! En plus, les voitures traverseraient Hermance : les gens ne seraient pas contents. Un si joli village lacustre ! A Douvaine, je le rappelle, les embouteillages sont considérables : cela créerait une forme de monstruosité, à cet endroit. Or, cela vient de ce que la montagne ici fait une pointe vers le nord, empêchant la route d'aller directement à Annemasse depuis Thonon. Il faudrait forcément un tunnel, ou un train, ou une autoroute débouchant sur Hermance, je ne sais pas. Cela ne paraît pas très raisonnable. Le problème est aussi que les rives du Léman servent aux vacanciers, et que le Chablais est enclavé. Du reste, c'est bien pour cela qu'au Moyen Âge, il n'était pas sous influence genevoise, mais exclusivement savoyarde, contrairement au Genevois et au Faucigny. Cela ne paraît pas très raisonnable. Il y a d'immenses plaines aussi vers l'ouest, en direction de Bellegarde, longeant le TGV, jusqu'au Rhône et son étroit défilé. Or, les touristes n'y vont pas du tout.

Écrit par : R.M. | mardi, février 12, 2008

Bon vous me faites bien rire avec vos articles.. Mais vous pensez a Geneve ou a la france. Tous vos projet ne sont pas la pour embellir notre ville mais plutot pour la pourir. Marre

Écrit par : L.M | jeudi, février 21, 2008

Pour L.M.
Tant que les villages genevois ne déclasseront pas les terrains, pour pouvoir nous loger, nous "suisses" vous emmerderons à traverser vos villages avec nos nouvelles plaques françaises !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

QUE CELA SOIT CLAIR !

Écrit par : Genevois frontalier | jeudi, février 21, 2008

Pour genevois frontalier:
Que d'agressivité!
Ce n'est la faute de personne si vous n'avez pas les moyens de vivre à Genève !!
Ne déchargez pas votre amertume sur les genevois qui peuvent se payer un cadre de vie agréable dans ces villages que vous ne faites que traverser à défaut de pouvoir y vivre.

Écrit par : Démocrate | jeudi, février 21, 2008

Alors le Démocrate,
Vous préférez des bons suisses comme Hani Ramadan qui peuvent profiter des logements sociaux et de nos impôts ? Je ne vois pas pourquoi un Genevois gagnant bien sa vie devrait vivre dans des piaules minables (Avanchets, Lignon etc.. ) soient-elles en Suisse !

Écrit par : genevois frontalier | jeudi, février 21, 2008

Je suis outrée par les propos de Démocrate, ma fille a cherché vainement un appartement et n'a rien trouvé. Cette personne traiterait-elle les genevois de menteurs ? Comment peut-il dire que c'est la faute de "personne" ? Si à Genève nous avons des autorités dormantes et des politiciens anesthésiés c'est bien la faute de quelques uns, ne croyez-vous pas ? Si la construction est au point mort et les terrains ne sont pas déclassés comme ils devraient l'être il y a bien des gens là derrière !

Écrit par : Edith | jeudi, février 21, 2008

Le fait métropolitain ne se mesure pas qu'au seul poids démographique. l'importance commerciale, financière, diplomatique de la place de Genève hisse son poids au dessus d'agglomérations plus peuplées comme Lyon par exemple.
pour ce qui concerne l'aménagement du territoire, il est temps d'innover et de passer des discours aux actes, du concept au projet. En commençant par exemple par une agence d'urbanisme transfrontalière.

Écrit par : helias | mardi, février 26, 2008

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