lundi, décembre 10, 2007

Ce qu'en pense Le Frontalier

 

Le numéro de décembre de la revue des travailleurs frontaliers consacre deux pages au projet d'agglomération. L'article non signé en rappelle le cadre politique: côté suisse, la loi fédérale d'infrastructure qui promet 3,5 milliards de francs aux quelque 35 agglomérations du pays dès 2011.

 

Côté français, le projet d'agglomération franco-valdo-genevois fait partie des 15 grandes entités retenues par la Délégation ministérielle à l'aménagement et à la compétitivité du territoire (ex Datar). Selon la loi de finance française pour 2008, 4,154 milliards d'euros au total, sont demandés au titre de 34 programmes relevant de 14 missions.

 

Le mariage de raison de Genève et de sa région devrait permettre, écrit le Frontalier, d'obtenir le label "Grands projets Rhône-Alpes" et une enveloppe de 70 millions d'euros sur sept ans pour six projets. Enfin les fonds européens devraient augmenter l'enveloppe de quelque 55 millions d'euros dans le cadre d'Interreg IV (voir aussi ici).

 

Le CEVA que le Frontalier voit déjà rejoindre Thonon et Annecy et Saint-Cergues La Cure est l'épine dorsale de la mobilité régionale. Les trams iront à Saint-Genis (c'est prévu) et à la gare d'Annemasse (c'est envisagé). Des P+R sont prévus à Machilly, Reigner et Ferney-Voltaire. Aucun mention pour Saint-Julien, ni de l'initative des "anti-Ceva" qui veulent le voir aboutir à Saint-Julien précisément.

 

Second axe stratégique, le plan directeur de l'habitat transfrontalier prévoit de construire 50'000 logements dans les dix ans. Mais Frédéric Bessat, chef côté français du projet d'agglo, ne précise pas où.

 

Rien non plus sur le volet économique sinon un guide touristique commun, pas grand chose en matière d'environnement sinon un inventaire (un de plus), rien sur la santé, quelques dilpômes de plus reconnus de part et d'autre de la frontière. Enfin la culture verra la création d'un atlas et la préparation d'un "événement fédérateur d'agglomération".

 

Le projet d'agglomération lance des pistes. Les élus ont deux ans pour les préciser et présenter des projets réalisables aux organes financeurs.

Une question clôt l'article du Frontalier: "Pourquoi le projet d'agglo s'arrête-et-il aux portes de Thonon?" En effet!

 

J.-F. Mabut

 

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Commentaires

a voir commment vous avez bloqué ce blog montre votre mépris pour la volonté populaire qui s oppose à ces arnaques de franco-valdo-genevois.

Il faut simplement forcer les frontaliers a parquer leurs véhicules en périphéris sous peine d'une lourde taxe d'accès sur le canton. Mais en lieu et place vous voulez brader nos institutions au profit des français profiteurs. Nous pouvons vivre sans eux, in contrario à eux qui profitent de notre économie.

bande d'escrocs que vous êtes avec vos projets...

Écrit par : Commerçant - Vernier | lundi, décembre 10, 2007

Les élus régionaux Rhône-Alpes ont approuvé le 29 et 30 novembre 2007 à l’unanimité la Charte du Projet d’agglomération franco-valdo-genevois ainsi que la candidature de ce Projet à la labellisation « Grand Projet Régional », en y consacrant
6 Meuros dans le cadre de ce label .

Écrit par : Georges Braoudakis | lundi, décembre 10, 2007

Cher M. Mabut, tout cela est beau, mais sur le plan culturel, comme vous le laissez entendre, peu de perspectives. Je trouve cela profondément dommage. Or, je ne crois pas que ce soit du côté savoyard qu'on ne s'intéresse pas aux Genevois. Au contraire, les journaux savoyards pullulent de références aux Genevois qui ont eu un rôle à jouer en Savoie, notamment en l'explorant : J.-J. Rousseau, Horace-Bénédict de Saussure, R. Töpffer, Amiel, G. de Pourtalès, etc. Mais l'inverse n'est pas aussi vrai, je crois. Par exemple, je suis directeur de collection aux éditions Le Tour, sises à Samoëns (74), et nous avons réédité une nouvelle de Xavier de Maistre, dont tout le monde sait que c'est lui qui a présenté Töpffer à Sainte-Beuve et lui a permis d'être publié à Paris ; et la raison en est que Xavier de Maistre, étant passé à Genève avant d'aller en Russie, était resté attaché à la vie culturelle de la cité de Calvin. Mais notre réédition de Xavier de Maistre n'a intéressé personne, à Genève. Je veux dire, journalistiquement parlant. L'impression qu'on a, deouis la Haute-Savoie, est que, dans les échanges culturels régionaux, les Genevois préfèrent s'adresser directement aux instances lyonnaises. La pan culturel reste donc à construire. Car la tradition savoyarde ne semble pas réellement prise au sérieux à Genève. En tout cas, c'est mon avis.

Écrit par : Rémi Mogenet | mardi, décembre 11, 2007

LE pan (erratum).

Écrit par : Rémi Mogenet | mardi, décembre 11, 2007

le contenu du projet d'agglomération est pour le moment assez creux. Il a fallu en effet travailler très rapidement, sans concertation réelle, pour rendre une copie dans les temps à la confédération. Il ne faut pas en effet oublier que derrière ces projets d'agglomération se trament des politiques métropolitaines promues à la fois par la confédération et l'Etat Français et que des délais incompressibles de dépôt de dossiers sont prévus pour rester dans la démarche pour espérer toucher ce qui est un des objectifs de ces démarches: des financements..

Écrit par : jim toulteilh | mardi, mars 18, 2008

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