vendredi, décembre 07, 2007

200'000 habitants et 100'000 emplois

Le point de départ du projet d'agglomération franco-valdo-genevois est 2010. Son point d'arrivée est 2030. Vingt ans, c'est le laps de temps qui nous sépare de 1987, année phare du boom économique des années 80 et sommet de la bulle immobilière où se forgèrent les casseroles de notre banque cantonale...

 

Quelques repères donc pour apprécier l'objectif fixé par le projet d'agglomération lequel prévoit deux cent mille habitants de plus entre Salève et Jura, dont la moitié dans le canton, et cent mille emplois en plus, dont 40% dans le canton, histoire de rééquilibrer le différentiel économique existant entre le centre et sa couronne.

 

  • En 1987, le canton hébergeait 377'000 habitants. En 2007, il en héberge 447'000, soit une augmentation de 70'000 âmes de plus en 20 ans.
  • En 1985, le canton offrait, selon l'Office cantonal de statistique 239'385 places de travail, 244'049 en 1995 et 269'274 en 2005, soit une augmentation de 30'000 emplois en 20 ans.
  • En 1987,l'économie cantonale employait 28'000 travailleurs frontaliers. Vingt ans plus tard, elle en emploie quelque 60'000.

Ces quelques chiffres laissent songeurs et montrent que les chiffres annoncés par le projet d'agglomération prévoient une accélération de la croissance démographiques et économiques du canton.

Commentaires

Une accélération de la croissance? C'est à cause du réchaufement climatique certainement, on lui impute aussi l'accélération de la fonte des glaces.

Écrit par : DdDNews | vendredi, décembre 07, 2007

70'000 habitants de plus, 30'000 emplois créés en 20 ans, 32'000 travailleurs frontaliers supplémentaires.
Sans en vouloir à ceux-ci, qui ont tous les droits de chercher à améliorer leurs revenus et leur existence, il est quand même permis de se demander ce que font, dans ces conditions, les 70'000 habitants supplémentaires du canton. Tous rentiers??
Sans parler de tous les "Genevois" qui se sont déplacés dans le canton de Vaud...
On peut aussi s'étonner qu'il n'y ait qu'environ 20'000 chômeurs !

Tout cela ne tient pas debout !!!

Écrit par : azrael | vendredi, décembre 21, 2007

La plupart des genevois et des permis c sont partis en France ! et souvent ils ont gardés une adresse ou une case postale à Genève ! placez-vous aux frontières et vous verrez le nombre de plaques suisses !

Écrit par : Genevois frontalier | dimanche, décembre 23, 2007

J'habite une quartier des Acacias. Sur la boîte-aux-lettres de l'appartement voisin, il y a 7 noms inscrits et c'est un 2 pièces ! cherchez l'erreur !

Écrit par : Anne Favre | dimanche, décembre 23, 2007

Moi, j''avais un permis "C" et je fais partie des nouveaux frontaliers. En effet, comme beaucoup d'espagnols, de portuguais ou italiens que je connais, avant la signature des bilatérales nous avions tous peur de perdre notre permis C en devenant frontalier. Mais, depuis la libre circulation, nous savons que nous pouvons revenir en Suisse quand nous voulons, donc, plus peur de perdre nos droits en Suisse. Beaucoup d'anciens permis C sont de ce fait, devenus de nouveaux frontaliers. En fait, nous ne pouvons concevoir une vie sans devenir propriétaire de nos logements et c'est la raison pour laquelle beaucoup sont venus s'installer en France. J'habite, Ville-la-Grand, et nous, nous y sentons très très bien, tout en restant très attachés à Genève.

Écrit par : Espagnol frontalier | jeudi, décembre 27, 2007

En tout cas, on ne peut pas dire que la campagne genevoise soit surchargée en logements, et qu'elle ait été transformée comme la campagne parisienne.

Écrit par : Rémi Mogenet | mercredi, janvier 02, 2008

Les commentaires sont fermés.