dimanche, novembre 25, 2007

Leuenberger au secours des anti-CEVA?

Lu dans la Tribune de cette fin de semaine cette remarque du directeur de l'Office fédéral du développement territorial à propos du tracé de la ligne de tram de Meyrin contesté par 650 Meyrinois:

«Ce que dit M. Leuenberger est clair, expli­que Pierre-Alain Rumley. La Confé­dération verse de l’argent pour un projet de tram. Pas pour un tracé précis. C’est le maître d’oeuvre, en l’occurrence le can­ton, qui décide et fait, ensuite, valider les plans par l’ Office fédéral des transports.»

De quoi redonner de l'espoir aux initiants anti-Ceva qui ont été rudement mouchés mercredi dernier lors du débat de la Tribune de Genève.

 

Le tracé mutin qui veut relier La Praille à Bardonnex reprend peu ou prou le barreau sud imaginé en son temps par le conseiller d'Etat Gérald Ramseyer lorsque le sillon alpin était en vogue. Coïncidence, la Commission européenne a annoncé le 21 novembre dernier les grands projets prioritaires de transport sur le continent. Lire ici.

 

L'axe ferroviaire franco-italien Lyon-Turin, qui doit se prolonger vers la Slovénie et la Hongrie (Trieste-Divaca-Ljubljana-Budapest), puis jusqu'à la frontière ukrainienne recevra 754,5 millions d'euros. C'est avant tout le tunnel alpin du Mont Cenis entre le France et l'Italie, de 51,5 km (premiers travaux prévus en 2011).

 

De quoi enterrer le CEVA pour quelque temps. Genève, dont l'autoroute de contournement est au bord de l'asphysie, n'a-t-il pas plus besoin d'une grande traversée de la rade que d'un tortillard sans issue? C'est bien d'annoncer que le futur RER permettra de se rendre en 30 minutes d'Annemasse à Coppet. Mais combien sont les usagers que cela intéresse?

J.-F. M.

17:48 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (10)

Commentaires

Les 80 000 habitants de l'agglomération Annémassienne seront parmi les nombreux usagers du CEVA au quotidien. Nous croyons fermement que le CEVA est aujourd'hui, par rapport à la voiture particulière, un moyen efficace et écologique pour nos déplacaments vers et de Genève.

Écrit par : Frontalier Annemassien | dimanche, novembre 25, 2007

D'accord pour un habitant d'Annemasse, mais pas pour les centaines ne milliers de personnes, pendulaires ou frontalières, qui viennent de la Vallée de l'Arve, d'Annecy ou Cruseilles, et même du Chablais, car c'est d' immenses parkings à Annemasse et à Bardonnex ( vous verrez en 2009 avec l'arrivée de l'autoroute A 41) que vous aurez besoin. Dites-moi, Annemassien, croyez-vous que les habitants de Gaillard et d'Ambilly iront prendre le train à Annemasse ? Moi je n'y crois pas.
Et pour MetropoleGenève Blog, nous ne sommes pas anti, nous sommes pour une meilleure mobilité. Quant à Monsieur Rumley, il se trompe ( d'ailleurs il l'a avoué à la sortie), car le subvention fédérale pour le CEVA ne peut pas être abolie, pour la simple raison que les travaux ont déjà débuté. L'Office des Transports de la Confédération - Division réseau ferré- le confirme.Nous avons cette réponse par écrit, d'où notre sérénité. Qui mouchera qui, devant le Tribunal fédéral ? A suivre...

Écrit par : Delaude -candide 07 | lundi, novembre 26, 2007

Voila bien le paradoxe. A croire que le CEVA a été conçu par Messsieurs Cramer et Borel pour la seule Annemasse, dont la gare est un cul-de sac notoire. Vous n'arriverez pas à nous faire croire que les pendulaires de Gaillard et d'Ambilly "remonteront" à la gare d'Annemasse pour prendre ce train grandes lignes. Je doute que tous les frontaliers de Thonon et d'Evian renonceront à descendre jusqu'au parking de La Nautique. Je ne pense pas que les pendulauires venant de la Vallée de l'Arve, de Cruseilles et d'Annecy accepteront de traverser toute l'agglomération annemassienne popur prendre ce train. La priorité, en France voisine, devrait consister à construire de parkings d'échange aux ponts d'entrée. Sur l'exemple du succès du Parking de Sous-Moulin, nous proposons avec notre tracé alternatif ou complémentaire, une gare-relais à Bardonnex, sur la frontière- là où arrivera la future Autoroute A41 dès 2009 dotée de 4'000 'places de parking.
Ainsi la liaison ferroviaire Suisse-France pourrait désenclaver toute la Haute-Savoie. A bon entendeur !!!

Écrit par : Delaude -candide 07 | mardi, novembre 27, 2007

L'Annemassien que je suis, je suis suis choqué du ton méprisant et de l'argiumentation à l'emporte-pièces de certains anti-CEVA :
Genève veut-t-elle enfin faire bloc et défendre en concertation avec sa couronne française des grands projets d'agglomération nécessaires au défis du 21 siècle ?
Concernant l'usage du train via Annemasse, il faut déjà saluer le succès grandissant auprès de la population du Chablais et le changement constaté au tout voiture.
Certains anti-CEVA semblent aussi ignorer systématiquement des projets prévus sur Annemasse en complément du CEVA, comme l'Etoile-Gare et le développement intermodal concerté avec la région Rhône-Alpes et Genève (par ex de nouveaux parkings relais en périphérie de la Ville d'Annemasse, servis par des navettes gratuites déjà expérimentées sur le terain).
Une chose est sûre : tous nos élus locaux et les 80 000 habitants de l'agglomération d'Annemassse plébicitent le CEVA, une infrastructure transfrontalière d'avenir que nous considérons performante, structurante et écologique pour le bien de tous, autour et dans Genève.

Écrit par : Frontalier Annemassien | mardi, novembre 27, 2007

Côté France, Rhône-Alpes dit oui au financement du CEVA

Le Conseil Régional de Rhône-Alpes (majorité de gauche) vient de voter les 29-30 novembre 2007 sa participation financière à la partie française du projet ferroviaire Cornavin- Eaux Vives- Annemasse (CEVA), soit 28,7 M€.

Rappel :

La région Rhône-Alpes avait déjà prévu dans le Contrat de Projets 2007-2013 la mise en oeuvre de cette nouvelle liaison ferroviaire.

Une convention d’application a été élaborée afin de préciser les engagements financiers des partenaires français du projet (1) , à la fois pour le CEVA ( liaison ferroviaire française entre Annemasse et la frontière franco-suisse) et les aménagements ferroviaires complémentaires (en gare d’Annemasse, de Thonon et d’Evian)

(1) les partenaires sont l’Etat Françaist, le Conseil régional Rhône-Alpes, le Conseil général de la Haute-Savoie, la Communauté de Communes de l’Agglomération annemassienne, le Syndicat Intercommunal du Chablais et Réseau Ferré de France.

Source : http://www.rhonealpes.fr/content_files/decisionsAP.pdf

Écrit par : Frontalier Annemassien | lundi, décembre 03, 2007

Le CEVA n’est pas un bon transport public pour le canton du Genevois suisse et le département frontalier de la Hte Savoie, il ne solutionnera en rien à faire diminuer le nombre de véhicules vers Genève.
Pour une métropole transfrontalière, le CEVA n’offrira à peine une fréquentation de 1000 voyageurs jour. L’estimation aurait été de 10 0000 voyageurs jour et un taux de 15 000 de véhicules en moins sur le canton de Genève par l’option de la ligne du pied du Salève englobant les trafics venants d’Annecy, St Gervais, Evian, Valleiry, St Julien et restait en concurrence avec l’A40 et A41. Le CEVA n’apporte de loin aucune solution en qualité prix puisqu’il se termine en « cul » sac à Annemasse.

Écrit par : hervé | dimanche, mars 16, 2008

Je pense que vous vous méprennez.
Le seul cul-de-sac serait justement au pied du Salève, car une ligne ferroviaire entre Bachet et Bardonnex arriverait sur une voie unique à 10km d'Annemasse (angle à 90° à gauche, détour de 20km) et 30 de Bellegarde (angle à 90° à droite détour de 10km)! Et les gens venant d'Evian ou St-Gervais n'iraient jamais jusque là pour prendre le train!
Le CEVA ne sert pas uniquement à drainer des frontaliers de la zone annemassienne. Il connecte directement Evian, St-Gervais, Annecy, La Roche, Bons, Thonon, avec Genève Eaux-Vives, Hoptial, Pont-Rouge, Aéroport, Sécheron, Cornavin ou Nyon.
Il ne faut pas le voir comme un tp classique mais comme un réseau régional connectant 800'000 habitants.
Une fréquentation de 1000 voyageurs/jour est complétement fausse, il y déjà entre 800 et 1000 personnes/jour dans les trains entre Eaux-Vives et Annemasse/Evian! La SNCF augmente même ses fréquences vers St-Gervais et Evian!
Il faut voir le CEVA comme la ligne actuelle de Genève vers Nyon, Rolle ou Bellegarde avec des fréquences nombreuses, et qui permet à de nombreux voyageurs de laisser leur voiture au garage, ou de la prendre pour la gare la plus proche.
Une bonne liaison vers Bardonnex et l'autoroute est aussi nécessaire mais pas en train, ou alors comme complément du CEVA. Cette ligne pourrait très bien être desservie par un tram en site propre (comme s'est prévu à terme).
Il faut construire aujourd'hui le CEVA, tout en développant l'infrastructure des tp en France comme en Suisse, connecter les gares aux centres d'habitation pas bus, c'est comme cela que marchent les RER en Suisse allemande! Au fait Annemasse n'est pas un cul-de-sac mais une centre d'où partent cinq voies de chemin de fer!

Écrit par : Ecomobilité! | dimanche, mars 16, 2008

Ptit correctif : la SNCF supprime ses fréquences vers Evian. D'ailleurs, ça a gueulé dans le Chablais ...

Écrit par : La Voie du Sud | lundi, mars 17, 2008

Il me semble que c'est le train Evian-Grenoble qui était menacé, selon l'horaire de la SNCF il y 6 trains par jour Genève Eaux-Vives/Evian jusqu'au 5 juillet, fin de l'horaire semestriel (à voir ensuite).
Mais avec les travaux du CEVA, dès décembre 2008 et le début des travaux, tous les trains s'arrêteront à Annemasse... pour repartir de plus belle dans quatre ans!

Écrit par : train | lundi, mars 17, 2008

comme l'écrit ecomobilité, le CEVA sert à capter des frontaliers venant du Chablais, d'Annecy, de la vallée de l'Arve. Dans ces conditions Annemasse n'est pas un cul de sac mais le passage obligé pour rallier ces contrées.
Pour les frontaliers de la partie annemassienne de l'agglo, le CEVA intéressera la clientèle annemassienne comme le RER attire à paris des parisiens intra muros. Mais c'est surtout la combinaison tram et bus qui concerne ces habitants.
mais le CEVA ne fera pas de miracle. En rendant plus proche de Genève des zones aujourd'hui rurales, cette infrastructure augmentera l'intérêt des frontaliers et des investisseurs immobiliers pour ces zones qui s'urbaniseront rapidement, contribuant ainsi au renforcement de la péri urbanisation. A moins que les élus des communes concernées approuvent des plans d'urbanisme très contraignants, mais je n'y crois que peu car il faut pour cela une forte culture urbanistique qui n'est que trop peu répandue chez nos édiles.

Écrit par : jim toulteilh | mardi, mars 18, 2008

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