jeudi, novembre 22, 2007

Traversée du lac: l'ouverture?

A la question de savoir s'il était personnellement pour ou contre une traversée de la rade? Robert Cramer s'est réfugié derrière la politique officielle du Conseil d'Etat qui a opté pour une grande traversée autoroutière du lac entre le Vengeron et Vésenaz à l'horizon 2040!

 

Contrairement à la question des parkings privés en ville, le magistrat vert n'est pas trop en déphasage avec les Genevois qui ne sont que 53% à souhaiter beaucoup ou un peu une traversée du lac autoroutière avec péage, selon le sondage Erasm commandé par la Tribune.

 

Les milieux économiques eux sont tout pour, mais restent divisés. Michel Balestra, président de la Chambre de commerce et d'industrie, veut que cet ouvrage soit inscrit dans le projet d'agglomération, dont l'horizon est 2030. Mais Guy Zwahlen, président du TCS Genève, réclame deux traversées la moyenne et la grande, ce qui risque de faire capoter les deux projets.

 

Le bouillant président de la CCIG, particulièrement en verve mercredi soir, n'a d'ailleurs pas manqué de reprocher à Robert Cramer d'être le "Delaude de la rade". En effet, le rusé patron de l'aménagement du territoire a bien compris qu'en relançant le projet de la grande traversée, il allait saborder la traversée urbaine cher au lobby commerçant et diviser la droite. Objectif réussi. Pour paraphraser Jean de Toledo cité par Robert Cramer, il n'y a pas que les détenteurs de permis de conduire qui ont un cerveau derrière le volant... Quant à l'ancien conseiller d'Etat Philippe Joye qui rêve d'inaugurer son pont du bicentenaire le 1er juin 2015, il a informé le public nombreux d'Uni Dufour qu'en 2040 il aura 99 ans.

 

Le français Bernard Gaud, président de l'ARC, n'a pas caché son agacement face au nombrilisme un brin dédaigneux des débatteurs genevois, a pertinemment rappelé que la grande traversée autoroutière de saurait être envisagée sans qu'un accord de raccrochement à l'A41 soit préalablement négocié et conclu.

 

L'ouverture est venue d'Elisabeth Chatelain. La vice-présidente de l'ATE en tournant mille fois sa langue dans sa bouche s'est dit prête à envisager une grande traversée entre le Vengeron et Vésenaz à deux conditions: que ce projet s'intègre dans un plan de développement de la rive gauche et qu'une batterie de compensations écologistes soient offertes. J.-F. M.

 

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10:39 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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