mercredi, novembre 07, 2007

Morte à 22 ans!

Hier soir sur le coup de 18h30, le très élégant président Milleret a constaté la mort clinique de l'AGEDRI. Dix-sept membres venaient de voter à l'unanimité la dissolution d'une association qui aura porté durant 22 ans haut et fort les couleurs de la région franco-valdo-genevoise.

 

La fortune de l'association sera versée à des mouvements qui poursuivent les mêmes buts. Le nom et le site internet seront conservés et protégés. Quant au capital intellectuel, il pourrait se redéployer notamment sur ce blog.

 

Scintillantes mais muettes derrière les baie vitrées de l'immeuble des syndicats patronaux, Genève et sa banlieue n'ont pas entendu l'éloge funèbre prononcée par les vieux combattants des relations régionales: l'ancien syndic de Nyon, Denis Linglin du Pays de Gex, Robert Borrel maire d'Annemasse et par Robert Cramer, ministre de l'aménagement du territoire et porteur du projet d'agglomération Genève 2025.

 

"L'Association franco-valdo-genevoise pour le développement des relations interrégionale disparaît faute de combattants, mais peut-être davantage faute d'une cause à défendre", a déclaré Robert Cramer, qui, après les propos visionnaires et chaleureux d'un Robert Borrel toujours en verve, a laissé son discours officiel de côté.

 

De fait, la plupart des commissions d'étude, des chartes et des conseils lancés depuis 1985 par l'AGEDRI sont désormais en main des autorités élues. Au sein du Comité régional franco-genevois dont la composition s'est démocratisée et qui a vu ses attributions s'élargir. Dans le cadre du comité de pilotage du projet d'agglomération, véritable gouvernement fantôme de la région. Au travers des GLCT, ces accords transfrontaliers qui ont permis notamment de donner corps à l'accord tarifaire des transports publics Unireso.

 

C'est faire preuve de courage que de cesser son activité a remarqué pour sa part le toujours fringuant Claude Haegi qui fut un membre fondateur avant de créer, devenu conseiller d'Etat, le premier service des Affaires régionales.

 

Néanmoins d'aucuns s'interrogeaient: l'AGEDRI qui fut fondée par Paul Gilliand, ancien Délégué aux affaires régionales, pour disposer d'un relais dans la société civile n'aurait-elle pas toujours sa raison d'être aujourd'hui? Robert Cramer en est convaincu qui a appelé les vieux militants à rester des sentinelles vigilantes à l'heure où le plus dur reste à faire: réaliser concrètement une métropole régionale de rang européen.

 

Jean-François Mabut

23:07 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Oui, ce fut une soirée un peu "tristounette" en pensant à ceux qui se sont tant donné de peine pour faire vivre l'AGEDRI. Je comprends ceux qui se sont abstenus lors du vote sur la liquidation car au-delà des travaux effectués et des actions menées, de véritables amitiés se sont nouées autour de cet idéal transfrontalier.

On pourrait donner une suite à l'AGEDRI lors de rencontres informelles desquelles pourrait jaillir plus de créativité (c'est évident: on est plus créatif lorsque rien n'est préparé !). Ensuite, grâce à l'espace offert par le blog metropolegeneve, on lancera les idées ainsi suggérées, des plus saugrenues aux plus ambitieuses, sans égard à leur faisabilité. C'est comme ça que l'on fabrique un "think-tank" !

Écrit par : Jean-Bernard Busset | jeudi, novembre 08, 2007

L'avenir de geneve se trouve, inéluctablement, dans l'agglomération franco-valdo-genevoise.Soit geneve se conforme à cette realité et s'organise avec soit, elle subit ses effets negatifs en pejorant sa qualité de vie.Mais évidemment , geneve ne peut pas decider seul dans cette affaire. D'ou la difficulté politique enorme au dela de celles liées au management et à l'animation d'un tel projet.comment surmonter une pareille difficulté? une démarche de coproduction avec les acteurs francais et vaudois, une intense politique de communication à l'egard des populations et une grande patience sont indispensables à la mise en œuvre de cette ambition. Mais entre temps les problèmes territoriaux ( logement, emplois, trafic..) n'attendent pas.Alors que faire?

Écrit par : Jupiter | mardi, novembre 13, 2007

Les vraies statistiques " frontalières"
En fait, les officiels genevois de la mobilité nous parlent toujours d'Annemasse. Il faut savoir que l'agglomération annemassienne compte au mieux 80'000 habitants, y compris ceux d'Ambilly et de Gaillard qui rentrent à Genève par Moillesulaz et prfennent le tram 12. Quant à la Vallée de l'Arve, elle compte 270'000 habirtants. Et la région d'Annecy-Cruseilles, 135'000 autres. Ainsi, avec une gare CEVA à Annemasse, on rrend service à 1 personne sur 5, car jamais les pendulaires des autres pôles que celui d'Annemasse iront prendre un train en traversant toute l'agglomération annemassienne... avec de plus aucune assurance de parking d'échange d'envergure ! En marketing bien compris, il faut aller à la rencontre de la demande, en l'occurrence celle des pôles Vallard et Bardonnex-St-Julien. Voila , pour une bel exercice de mobilité !

Écrit par : Delaude -candide 07 | mercredi, décembre 05, 2007

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